La hauteur des défis
27 août 2013  //  By:   //  Pensée de la semaine, Style de vie  //  No Comment   //   1132 Views

Matthieu 17:20 C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait ; rien ne vous serait impossible.

Ça fait rêver, non?  Rien ne nous serait impossible; rien de rien!

Rêvons l’impossible… Quelles sont les montagnes qui se dressent au travers notre chemin?  La maladie, la perte d’un être cher, un congédiement? Rêvons donc que notre église devienne la plus nombreuse de la région.  Ou encore, la paix dans le monde.  Pourquoi pas?  Mieux!  Le salut de tous les êtres humains.  Je le désire fort, je le veux ardemment, alors ça devrait arriver!

Les fervents du nouvel évangile tentent de nous convaincre que la clé pour relever tous les défis qui se présente devant nous est simplement d’y croire.  Le vouloir assez fort pour le voir, le visualiser et agir comme si c’était déjà exhaussé.

Seulement voilà.   Il y a une pierre entre moi et cette montagne. Une condition. Une simple restriction qui met une clé à cette promesse.  Un codage puissant qui en restreint tout usage : La foi.

Il ne s’agit pas seulement de croire que la montagne puisse être transportée.   Même en y pensant intensément ou en y concentrant tous nos désirs, rien ne bougera.   Aussi bien apporter une pelle tout de suite et la transporter bouchée par bouchée.

Il ne s’agit pas non plus de croire que Dieu peut la transporter pour qu’il la catapulte directement dans le Pacifique.  Aussi bien prendre Dieu pour notre valet!

La foi n’est pas comme la potion magique des Gaulois ou il suffit d’en prendre une petite dose pour jeter la montagne à bout de bras.  La foi n’est pas un ajout que l’on se saupoudre dans l’être, car, en fait, croire, c’est être.

La foi véritable ne fait pas seulement influencer notre raisonnement; elle en devient l’essence.

La foi dont Jésus parle ici, celle qui peut transporter les montagnes, en est une intégrale. Une confiance intense qui ne s’exprime que par l’amour.  Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, signifie inévitablement la foi.   L’abandon global du moi pour me laisser emplir par Lui, de tout mon cœur, de toute mon âme, de toute ma force, et de toute ma pensée.  Cette foi n’est pas une foi rationnelle, mais relationnelle.  Ce n’est pas une simple confiance dans les capacités de Dieu, comme lorsque l’on croit que l’ascenseur me portera jusqu’au sommet.  Il s’agit d’une foi de symbiose à l’image de Jésus et du Père, ou tout ce qu’il désire, c’est ce que Dieu désire, tout ce qu’il fait, c’est Dieu qui le fait, et tout ce qu’il pense, c’est Dieu qui le pense.

Pause.

Si je suis honnête avec moi-même, et avec Dieu, le constat ici est simple : cette foi nécessaire à la téléportation des rocheuses, est grosse comme un atome dans ma vie personnelle.  Bien loin du grain de sénevé!

Et c’est exactement ce que Jésus tente de nous dire ici.  Avant de transporter des montagnes, je dois savoir en qui je crois, et comment je crois.  Je peux bien croire en, mais l’objet de ma foi et la façon dont elle s’exprime est bien plus important que le simple fait de croire.

Pourquoi les montagnes semblent si difficiles à transporter?  Pourquoi les défis de ma vie semblent souvent si élevés?  Parce que je les mesure à mon cœur, mon âme, ma force et ma pensée.  La conséquence devant mon impuissance est inévitablement l’anxiété et les inquiétudes, le constat d’incapacité qui m’écrase, l’incompétence, voire même l’imposture.

J’oublie que la foi en Dieu est relationnelle.

Peut-être que je dois la contourner, passer par-dessus, la pelleter lentement. Ce que nous appelons des montagnes, des obstacles ou des épreuves, dans l’œil de Dieu ne sont que des moments favorables pour moi afin de m’appuyer sur Lui, me rapprocher de Lui et apprendre à l’aimer encore plus.

Plus j’entretiens ma relation avec Dieu, plus ma foi grandit, moins les montagnes prennent de l’ampleur, car j’ai alors l’assurance qu’Il est avec moi…

Pourquoi alors la jeter à la mer?  On réalise que la marche en montagne, c’est fantastique avec Dieu à nos côtés!

About the Author :

Pasteur Blogueur, c'est Michel Vincent, pasteur à Mascouche, près de Montréal, "Des questions et une réponse. Je suis convaincu que la vérité est une personne!"

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