Les soldes de la foi

L’évangile est trop souvent malmené comme de la camelote en réduction, sans importance ni conséquences individuelles.  Dans notre désir de rendre accessible la bonne nouvelle, nous avons tendance à la présenter au rabais, la diluer et faire croire que le prix à payer est plus bas que celui demandé.

« Puis il dit à tous : si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. » Luc 9:23

Achetez-en deux, obtenez-en deux gratuitement.

Il y a tout d’abord cette tendance à croire que si je crois en l’Évangile, je serai sauvé, moi et ma famille. Jamais la Parole de Dieu ne donne un quelconque indice de salut transmissible comme un bon rabais transférable. Ce n’est pas parce que tes parents sont chrétiens que tu le deviens automatiquement, ni tes enfants.  Le salut ne vient pas en caisse de douze ou en paquet de six… Il est individuel.  Chacun est individuellement responsable devant Dieu de croire, de changer sa vie et de marcher dans sa nouvelle vie.

Moitié prix pour tout ce qui est en magasin.

Ensuite, l’illusion dangereuse que l’on voit si fréquemment : Jésus est mon Sauveur, mais pas encore mon Seigneur.  Croire que Dieu m’attend les bras ouverts ainsi est une dévaluation incroyable de la grâce. Vouloir le beurre et l’argent du beurre.  Si Jésus n’est pas ton Seigneur, il ne sera jamais ton sauveur.  La vérité est que tu restes séparé de Lui et par conséquent toujours perdu.  La conversion, c’est justement de remettre Dieu à la place du Roi dans ton cœur puisque le problème du péché est de tasser la seigneurie de Dieu à notre égard.  Pas de Seigneur… pas de sauveur.

Rien à payer durant un an.

Puis cette conception du salut qui dit qu’un coup sauvé, je n’ai plus rien à faire.  Seule la foi est importante.  Je m’arrangerai avec lui quand je le verrai, puisqu’il a payé pour tout.  Aussi bien voler le marchand au lieu de passer à la caisse!  À ceci, Jacques (le frère de Jésus) vous répondrait : «  Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile ? »  Jacques 2:20.  « Nous pourrions dire qu’il ne nous coûte rien de devenir chrétiens, mais tout pour vivre comme tels » (J. MacArthur).   Ne pas en démontrer la preuve par mes œuvres, c’est démontrer que je n’ai pas vraiment donné ma vie à Jésus-Christ.

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Finalement, il y a la séduction qui nous fais croire que nous pouvons faire quoi que ce soit pour obtenir le salut de notre âme.  Apporter quelques factures de bonnes actions passées n’est pas suffisant.  Elles ne régleront pas le problème profond du péché. Nous sommes tous séparés de Dieu parce que nous sommes pécheurs dans notre nature.  Régler le problème de quelques péchés ne réglera pas le problème DU péché qui réside dans notre essence, notre nature profonde.

Le juste prix.

Le coût de revient du péché n’est rien de moins que le prix du sang de Jésus-Christ.  Certes, on peut le saisir gratuitement, mais il y a un prix à payer pour en profiter!  Ce n’est pas une transaction ou une négociation.  C’est un troc spirituel.  Il prend ma place sur la croix, je lui donne ma vie en retour.

Le bénéfice? Mon péché est pardonné.  La relation avec Dieu est rétablie, Il vient habiter en moi, avec une assurance et une espérance éternelle.   Certes, il y a un coût individuel, concret et quotidien, mais ce que nous gagnons en retour est de loin du plus grand intérêt.

1. Croire, sérieusement?

Croire en Dieu, partie 1:  Divin ou pas?

Sur la terre des dieux, tous sont souverains pour eux-mêmes.  De nos jours, il y a presque autant de dieux qu’il y a de personnes.  Chacun conçoit la divinité comme une extension de lui-même.  Avec les mythes populaires et le village global, l’internet et les communications ont rendu Mahomet ou Bouddha aussi présents que Pierre Bruneau au bulletin de nouvelles.  Le monde des religions est devenu un buffet ou chacun y pige ce qu’il lui semble le meilleur pour ses envies, pour ses projections propres.

Dans cette série nous verrons premièrement le problème entre la divinité et son existence. Puis, celle de la forme qu’elle pourrait prendre. Finalement le choix de l’homme et pourquoi devrais-t-on y aboutir.  Certes c’est une démarche philosophique plutôt que théologique, mais l’enjeu en vaut la chandelle dans cette époque obscure de relativisme.  Est-ce que la vérité peut avoir un absolu connecté sur le divin?  À moins que la divinité soit une énergie fondamentale ou le tout est universel, tel que le philosophe Spinoza le concevait.  Peut-être que Nietzsche et Freud avaient raison en disant que la divinité est la projection du surhomme, du surmoi?  Et que dire de Marx disant que « La religion est l’opium du peuple »?

Qu’est-ce que la religion?

Étymologiquement, la religion signifie « ce qui relie ».  Elle relie l’homme, l’attache à son monde.  Le relie entre lui et ses semblables.   Mais surtout, donne un sens.  Un fil horizontal qui joint les hommes, la nature, le cosmos.  Puis vertical, vers le transcendant, jusqu’à l’invisible.

La religion puise des pourquoi et des comment au travers une histoire propre qui donne un sens. Ce sens devient vérité, puis s’élabore en dogmes. Les dogmes invariablement dictent des règles de conduite (horizontales) et relient tous ceux qui partagent la même religion.

Les Hindous, les Juifs, les musulmans, les bouddhistes, les chrétiens voir toutes les religions, ont tous un lien vertical qui les relient horizontalement: cet élément fondamental de la religion qui est la divinité.  Le point d’ancrage fondamental du lien religieux.  De Vishnou à Yahvé, en passant par Jésus et Allah, la divinité devient pour le croyant, LA vérité incarnée.  Celle qui dévoile les véritables couleurs du cosmos, le véritable sens de l’univers, le chemin à suivre pour atteindre la plénitude ultime.  La symbiose avec la divinité devient alors l’espoir.

Universel

Les hommes, peu importe leur origine, du nord au sud et de l’occident à l’orient se rassemblent autour du religieux.  C’est ironiquement ce qui nous unit et nous divise.  L’anthropologie vous le dira : Trouvez un homme, vous trouverez une religion!  Mère de tant de massacre et de guerres, c’est pourtant ce qui plaide le plus fortement en faveur de la divinité.  Tous les êtres humains ont cette pensée de l’éternité, ce désir de transcender la vue et se relier, se rallier autour de valeurs connectées au surnaturel, au divin.

Même les athées invétérés finissent par déifier la science ou un gourou particulier en lui attribuant un sens ultime de porteur de LA vérité.  Certes, la divinité ne prend pas visage humain, mais, ils exposent la tendance naturelle de l’homme d’une façon évidente.  L’humain a besoin d’un dieu.  Il est en constante quête d’une transcendance qui le dépasse et explique le monde qui l’entoure.  Certains athées iront même jusqu’à devenir aussi dogmatiques et intégristes que les religieux qu’ils dénoncent tant.

Descartes disait : « Je pense donc je suis ».  J’ajouterais : je suis donc je crois.  Comme nous ne pouvons dissocier la pensée de l’existence, nous ne pouvons dissocier la religion de l’homme.  Nous avons tous ce besoin viscéral de nous connecter, nous relier les uns les autres autour d’un ancrage commun.

Je suis donc je crois!

Bien que certains pensent que ce désire ne soit que le refus d’accepter nos propres limites, et nous projeter, tel un fantasme, vers le super-héros-dieu qui nous délivre et nous guide.  Il est pourtant évident, lorsque l’on lit les leçons de l’histoire, que nous nous sommes résignés à ce que nous sommes:   mortels, faibles et limités.  Tous les philosophes le constatent, les médecins l’auscultent, les anthropologues le perçoivent.  Croire que la divinité ne soit qu’une projection inassumée est un dédain décevant.

Ce point de vue même engage une question qui nous ramène, pour ne pas dire nous relie au point de départ.  Si l’homme a une telle soif de transcendance, ne serait-ce pas qu’il recherche ce qu’il sait instinctivement exister?  Cette dernière prémice vaut bien la première, d’autant qu’elle rétabli la dignité humain et ne méprise pas un phénomène universel et de toutes les époques.

Est-ce que dieu existe?

Oui!  Six milliards de personnes ne peuvent se tromper!  Sans compter les milliards qui nous ont précédés. La phénoménologie nous le dicte, l’expérience vécue nous y amène sinon nous y obligent.  Même la science qui, de nos jours, occulte le divin et qui veux des chiffres, des mesures, ne peut résister à cette statistique: Le monde humain est 100% religieux.  Il se distingue de l’animal par sa relation amour-haine qu’il attribue à ses dieux.  Même les bouddhistes ont fini par déifier le bouddha!  L’athée le plus endurci finit par déifier l’humanité.  C’est un fait mondial et universel.   La religion est un fait, et ce religieux conduit inévitablement vers la divinité.  Un chemin tracé droit dans le cœur de l’homme.  Un magnétisme spirituel, universel.  L’être humain déifie toujours ce qu’il considère la vérité. Il l’élève et lui donne le repère ultime de ses valeurs.

La divinité n’est pas un mythe.

La question qui se pose en fait est : est-ce que le ou les vrais dieux veulent bien se lever?…

C’est ce que nous verrons dans un prochain article.

Église locale ou bocal?

Plusieurs voient en l’église un groupe contraignant qui tente le contrôle des âmes et la conquête du monde. Une clique hermétique qui asservit plutôt que de servir.  Un bocal renfrogné, tourné vers lui-même et avec une seule ouverture sur le dessus!

Pour être comme un poisson dans l’eau avec l’église, et bien y respirer, il y  a trois bulles à saisir!

Bulle 1
L’église est l’initiative de Dieu.  Comme pour le mariage, ou la raison d’être est « qu’il n’est pas bon que l’homme soit seul », l’église tire son origine de cette phrase toute simple prononcée par Jésus : « Je bâtirai mon Église ».  Penser vivre la vie chrétienne hors de l’église est comparable à un poisson qui voudrait vivre hors de l’eau.  Être chrétien et être l’église sont, dans la pensée de Dieu, la même et unique chose.  Il promet d’y être présent, et a créé l’église pour que ses enfants en fassent partie.  Tenter de vivre la vie chrétienne hors de l’église est une erreur fatale.  On arrive à survivre un temps, mais à la longue, on se dessèche, puis on brûle.

Bulle 2
L’église répond à une réalité toute simple : nous n’avons pas été créés pour être seuls.  Ce n’est pas bon!  Même Karl Marx, qui était athée, constate que l’homme est un animal social.  L’origine du mot « Église » ecclésia, nous ramène en fait, à une assemblée, un groupe de personnes.  Comme pour un banc de poissons, son efficacité vient de la proximité de ses membres.   Si une personne réellement née de nouveau sort du banc, il devient rapidement une proie facile.  Les requins, les pêcheurs, les courants subtils sont autant de danger qui guette le chrétien solitaire.  Les déplacements et l’effet d’entraînement sont de loin plus stimulants ensemble.  L’encouragement, l’entraide, la protection et la direction sont l’adage qui permet à tous les poissons de nager avec liberté.

Bulle 3
Le bocal est local.  Changer constamment de groupe, chaque semaine où selon mes préférences va contre le courant du banc.  Pour nager dans les profondeurs de relations concrètes, on doit avoir des frottements constants.  Certes, il y a les arêtes qui quelques fois piquent et nous sortent de notre récif confortable; mais n’oublions pas que le but au final, est d’exposer ensemble Christ au reste de l’océan.  Et la seule manière efficace de se laisser transformer volontairement, c’est de construire des rapports qui nous confronterons à nous-mêmes et provoquerons les transformations intérieures que le Seigneur veut faire.

L’église est loin d’un bocal contraignant!  Malgré ce que certains ont tenté d’en faire, c’est un banc dynamique qui favorise la transformation vers Jésus-Christ.  C’est un bocal aux dimensions locales, qui navigue là où Dieu l’a ensemencée. C’est la puissance même de la profondeur des relations horizontales, entre nous et verticales, avec Dieu.

Reste plus qu’à y plonger sans réserve!

Au cœur du fruit

C’est le temps des pommes!  Lorsque je cueille le fruit convoité, et qu’il est bien mûr, je ne réalise pas la transformation qui l’a amené là, dans l’arbre.  La croissance du pommier, l’eau, la terre, l’engrais, le soleil.  Un dosage unique à chaque arbre et qui amène son fruit vers la maturité.  Puis la fleur, la pollinisation, la fécondation, le bourgeon timide qui se transforme lentement en un magnifique fruit.  Délicieux, prêt à être croqué.

Vous remarquerez que les pommiers ne se nourrissent pas de pommes…  C’est le privilège du cueilleur.  Lorsque pris en main, on peut le transformer à notre guise.  Croqué, en jus ou en compote, ce n’est que des dérivés du même fruit.  L’important, c’est que ça goûte la pomme.  On peut rehausser avec de la cannelle, par exemple.  Rien ne vaut le goût sucré-surette d’une Granny Smith!

Pour nous chrétien, notre fruit c’est l’amour.  Du moins celui de l’Esprit de Dieu qui nous habite. Ce fruit s’accompagnera inévitablement de paix et de joie.  Accompagné d’une saveur complexe de patience, de bonté, de bienveillance, de foi, de douceur, de maîtrise de soi.  On reconnaît un arbre à son fruit!  Le nôtre, c’est l’amour.  D’ailleurs, Dieu est amour, et n’habite-t-il pas en nous?  C’est son essence.  Comme la pomme que produira inévitablement un pommier.  En fait, un pommier qui ne porte pas de pommes n’est même pas digne d’être appelé pommier!

Un chrétien qui porte du fruit, c’est un chrétien qui aime.

Aimer est un résultat.  Ce n’est pas spontané.  C’est le résultat d’une croissance, de la puissance d’une semence.   On ne peut donner que ce que l’on a reçu.  Au début, nos fruits sont verts, petits, fragiles et chétifs.  Mais à force de soleil, de temps et d’eau, ils prennent toute leur vigueur.  La peur s’estompe et on réalise que ce qui produit le fruit, c’est la sève qui nous habite.

Mais pour le réaliser, je dois me laisser cueillir.

L’amour a ceci de particulier : Il est fait pour donner de la saveur et non en recevoir.  C’est un fruit à sens unique.  Vous remarquerez que lorsque quelqu’un nous présente un de ses fruits dans l’espoir d’en recevoir ne serait-ce qu’une croquée, on le reconnait rapidement.  Immédiatement les pépins se pointent.  Un goût amer se révèle.  Ce n’est pas une véritable pomme… Juste un trompe-goût décevant.

La pomme véritable est celle qui se tend bien au bout de la branche, prête à être cueillie généreusement.

Le drame est quand le pommier refuse la moisson.  Le fruit reste là, bien en place, sur l’arbre.  Il pourrit, faute de personne à qui donner.  Il finit par tomber au sol et transforme le terreau fertile en terre acide.  Jusqu’à faire mourir l’arbre qui le soutien.

Aimer est à sens unique.  Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir, disait Jésus.  Lorsque je suis chrétien, j’ai été planté et arrosé avec un but : Porter du fruit.  Sans la crainte de perdre quoi que ce soit, puisque la source de l’amour est inépuisable.

Aimons donc!  Portons du fruit. Tendons-le généreusement autour de nous et voyons comment Dieu multipliera en nous son fruit.

Ô Dieu travail!

Quelle est la valeur que l’on accorde à notre travail?

Certains le fuient comme la gastro!  Le travail est quelque chose de pénible.  Une mauvaise expérience obligée de la vie que l’on  oublie à coups de weekend et de vacances annuelles.  Les vendredis sont libérateurs.  Les lundis, c’est le retour du joug.

D’autres y retrouvent un trésor… Un « précieux » comme dirait Gollum du Seigneur des anneaux.  Le précieux du travail peut alors résider en une fuite, celle d’une réalité pénible que l’on tente d’occulter dans une concentration effrénée sur la tâche.  Il peut cacher encore une quête.  Celle du pouvoir, de la gloire et des sommets, des richesses.  Ou encore, il peut signifier un effort de perfection, de dépassement.  Certains y voient même LA façon de plaire à Dieu.  On multiplie alors les méthodes et les règles afin de jouir de ce précieux.  Mon précieux!  Le précieux…

Et c’est là le danger : trouver sa valorisation au travers le travail.

La valeur d’une personne ne dépend pas de ce qu’il fait, peu importe le travail.  Ce qui donne de la valeur à un individu, c’est le rapport avec le véritable « précieux ». Un dollar a la valeur que lui accorde la banque du Canada.  L’or que contient mon alliance a la valeur relative à l’étalon qu’est l’once d’or lui-même.  La valeur d’un être humain est relative à celle que lui donne celui qui l’a créé.  Dieu le créateur a créé l’homme à son image, et la valeur qu’il lui donne est bien résumée dans ce verset classique de la Bible :

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » Jean 3:16

Le travail d’une personne n’est que l’accomplissement de ce qu’il est.  Le reflet de son trésor, l’expression de son « précieux ».  Si je tire ma valorisation de moi-même, mon travail sera dirigé inévitablement vers moi-même.  Il s’exprimera alors en perfectionnisme, en individualisme, en matérialisme, qui tôt ou tard aboutira sur la prise de conscience de ma réalité propre, de mes capacités limitées, qui alors se transformeront en déni ou en burnout.  Sinon, en découragement,   en accablement, en lassitude jusqu’au naufrage dans l’île déserte de la paresse.

Si par contre, mon « précieux » est celui qui me donne ma véritable valeur : Dieu.  Je réalise la valeur que j’ai à ses yeux, jusqu’où il est allé par amour pour moi.  Le sacrifice de Jésus-Christ me transporte à l’aimer à mon tour et lui faire prendre la place du « précieux ».  Mon travail devient alors un canal de son expression.  Je ne cherche plus la valeur au travers ce que je fais ou ce que les autres m’attribuent.  Je cherche plutôt à devenir une plus-value autour de moi.  Le quoi de mon travail devient presque accessoire au comment et au pourquoi.  Tout ce que je fais, alors, je le fais « comme pour le Seigneur ».  Le travail devient une occasion, une opportunité.  Un moment unique de briller et saler mon monde.

La joie, même dans les difficultés, est inévitablement au rendez-vous.  La fête du Travail est de tous les jours.  Le congé? Un moment de reconnaissance envers celui qui me donne ma véritable valeur.