Au cœur du fruit
9 septembre 2013  //  By:   //  Pensée de la semaine  //  No Comment   //   865 Views

C’est le temps des pommes!  Lorsque je cueille le fruit convoité, et qu’il est bien mûr, je ne réalise pas la transformation qui l’a amené là, dans l’arbre.  La croissance du pommier, l’eau, la terre, l’engrais, le soleil.  Un dosage unique à chaque arbre et qui amène son fruit vers la maturité.  Puis la fleur, la pollinisation, la fécondation, le bourgeon timide qui se transforme lentement en un magnifique fruit.  Délicieux, prêt à être croqué.

Vous remarquerez que les pommiers ne se nourrissent pas de pommes…  C’est le privilège du cueilleur.  Lorsque pris en main, on peut le transformer à notre guise.  Croqué, en jus ou en compote, ce n’est que des dérivés du même fruit.  L’important, c’est que ça goûte la pomme.  On peut rehausser avec de la cannelle, par exemple.  Rien ne vaut le goût sucré-surette d’une Granny Smith!

Pour nous chrétien, notre fruit c’est l’amour.  Du moins celui de l’Esprit de Dieu qui nous habite. Ce fruit s’accompagnera inévitablement de paix et de joie.  Accompagné d’une saveur complexe de patience, de bonté, de bienveillance, de foi, de douceur, de maîtrise de soi.  On reconnaît un arbre à son fruit!  Le nôtre, c’est l’amour.  D’ailleurs, Dieu est amour, et n’habite-t-il pas en nous?  C’est son essence.  Comme la pomme que produira inévitablement un pommier.  En fait, un pommier qui ne porte pas de pommes n’est même pas digne d’être appelé pommier!

Un chrétien qui porte du fruit, c’est un chrétien qui aime.

Aimer est un résultat.  Ce n’est pas spontané.  C’est le résultat d’une croissance, de la puissance d’une semence.   On ne peut donner que ce que l’on a reçu.  Au début, nos fruits sont verts, petits, fragiles et chétifs.  Mais à force de soleil, de temps et d’eau, ils prennent toute leur vigueur.  La peur s’estompe et on réalise que ce qui produit le fruit, c’est la sève qui nous habite.

Mais pour le réaliser, je dois me laisser cueillir.

L’amour a ceci de particulier : Il est fait pour donner de la saveur et non en recevoir.  C’est un fruit à sens unique.  Vous remarquerez que lorsque quelqu’un nous présente un de ses fruits dans l’espoir d’en recevoir ne serait-ce qu’une croquée, on le reconnait rapidement.  Immédiatement les pépins se pointent.  Un goût amer se révèle.  Ce n’est pas une véritable pomme… Juste un trompe-goût décevant.

La pomme véritable est celle qui se tend bien au bout de la branche, prête à être cueillie généreusement.

Le drame est quand le pommier refuse la moisson.  Le fruit reste là, bien en place, sur l’arbre.  Il pourrit, faute de personne à qui donner.  Il finit par tomber au sol et transforme le terreau fertile en terre acide.  Jusqu’à faire mourir l’arbre qui le soutien.

Aimer est à sens unique.  Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir, disait Jésus.  Lorsque je suis chrétien, j’ai été planté et arrosé avec un but : Porter du fruit.  Sans la crainte de perdre quoi que ce soit, puisque la source de l’amour est inépuisable.

Aimons donc!  Portons du fruit. Tendons-le généreusement autour de nous et voyons comment Dieu multipliera en nous son fruit.

About the Author :

Pasteur Blogueur, c'est Michel Vincent, pasteur à Mascouche, près de Montréal, "Des questions et une réponse. Je suis convaincu que la vérité est une personne!"

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