Ô Dieu travail!
2 septembre 2013  //  By:   //  Actualité, Pensée de la semaine  //  No Comment   //   902 Views

Quelle est la valeur que l’on accorde à notre travail?

Certains le fuient comme la gastro!  Le travail est quelque chose de pénible.  Une mauvaise expérience obligée de la vie que l’on  oublie à coups de weekend et de vacances annuelles.  Les vendredis sont libérateurs.  Les lundis, c’est le retour du joug.

D’autres y retrouvent un trésor… Un « précieux » comme dirait Gollum du Seigneur des anneaux.  Le précieux du travail peut alors résider en une fuite, celle d’une réalité pénible que l’on tente d’occulter dans une concentration effrénée sur la tâche.  Il peut cacher encore une quête.  Celle du pouvoir, de la gloire et des sommets, des richesses.  Ou encore, il peut signifier un effort de perfection, de dépassement.  Certains y voient même LA façon de plaire à Dieu.  On multiplie alors les méthodes et les règles afin de jouir de ce précieux.  Mon précieux!  Le précieux…

Et c’est là le danger : trouver sa valorisation au travers le travail.

La valeur d’une personne ne dépend pas de ce qu’il fait, peu importe le travail.  Ce qui donne de la valeur à un individu, c’est le rapport avec le véritable « précieux ». Un dollar a la valeur que lui accorde la banque du Canada.  L’or que contient mon alliance a la valeur relative à l’étalon qu’est l’once d’or lui-même.  La valeur d’un être humain est relative à celle que lui donne celui qui l’a créé.  Dieu le créateur a créé l’homme à son image, et la valeur qu’il lui donne est bien résumée dans ce verset classique de la Bible :

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » Jean 3:16Jean 3:16
French: Louis Segond (1910) - SEG

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu`il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu`il ait la vie éternelle.  

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Le travail d’une personne n’est que l’accomplissement de ce qu’il est.  Le reflet de son trésor, l’expression de son « précieux ».  Si je tire ma valorisation de moi-même, mon travail sera dirigé inévitablement vers moi-même.  Il s’exprimera alors en perfectionnisme, en individualisme, en matérialisme, qui tôt ou tard aboutira sur la prise de conscience de ma réalité propre, de mes capacités limitées, qui alors se transformeront en déni ou en burnout.  Sinon, en découragement,   en accablement, en lassitude jusqu’au naufrage dans l’île déserte de la paresse.

Si par contre, mon « précieux » est celui qui me donne ma véritable valeur : Dieu.  Je réalise la valeur que j’ai à ses yeux, jusqu’où il est allé par amour pour moi.  Le sacrifice de Jésus-Christ me transporte à l’aimer à mon tour et lui faire prendre la place du « précieux ».  Mon travail devient alors un canal de son expression.  Je ne cherche plus la valeur au travers ce que je fais ou ce que les autres m’attribuent.  Je cherche plutôt à devenir une plus-value autour de moi.  Le quoi de mon travail devient presque accessoire au comment et au pourquoi.  Tout ce que je fais, alors, je le fais « comme pour le Seigneur ».  Le travail devient une occasion, une opportunité.  Un moment unique de briller et saler mon monde.

La joie, même dans les difficultés, est inévitablement au rendez-vous.  La fête du Travail est de tous les jours.  Le congé? Un moment de reconnaissance envers celui qui me donne ma véritable valeur.

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Pasteur Blogueur, c'est Michel Vincent, pasteur à Mascouche, près de Montréal, "Des questions et une réponse. Je suis convaincu que la vérité est une personne!"

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