Un Noël Joyeux!
17 décembre 2013  //  By:   //  Réflexions  //  No Comment   //   751 Views

Chaque année, c’est la même chose.  Sitôt l’Halloween terminée, le lendemain même, les décorations de Noël s’installent sur les tablettes des magasins.  Lumières, boules éclatantes, sapins et toute sorte d’extravagances.  Puis, le temps des fêtes nous rappelle que l’affection s’emballe, se décore et se coiffe d’un gros chou.  On le place sous le sapin puis le jeu est ouvert.  Dissimulé. Sous le papier multicolore, on espère la joie et l’appréciation.  Par souci de culpabilité, on remet la faute au gros bonhomme rouge.

Pendant presque deux mois, chaque fois que nous nous risquons dans un commerce, c’est l’appel de l’amour.  Avec la complicité de la publicité omniprésente, elle s’offre à nos yeux, cherche notre culpabilité et veut surtout se frayer un chemin vers notre portefeuille.  Rien à l’intérieur? Peu importe, des préposés bien postés dans les grands magasins nous offrent une solution facile, à crédit.  Chaque foyer québécois dépensera cette année près de 700$ dans l’espoir de combler bien des boites vides d’amour.  La moitié à crédit.

Le père Noël, tel que nous le connaissons, est en fait une simple projection de ce temps de consommation qui nous égare si loin de la source même de la fête.  Rouge de fausse joie, avec un rire forcé, obèse et ne faisant que passer.  Une malheureuse usurpation, un déguisement qui s’additionne à ceux de l’Halloween.  Cette année, les crèches sont en pénurie.  Non pas en rupture de stock, mais sur commande seulement.  Plus personne ne s’en procure.  Pour dire à quel point nous sommes perdus.

J’oubliais l’esprit festif. Les « partys » de bureau où chacun se doit d’être à son meilleur :  Robes à paillettes, escarpins escarpés, et la nouvelle mode, le nœud papillon porté à-la-barbillon .  Au menu : nourriture à faire pâlir le tiers monde et excès d’alcool qui a fait de l’organisme nez-rouge un succès national.

On nous chante que Noël c’est la famille avant tout.  Du moins à la télé, dans les innombrables films-familles aux scénarios clonés.  Avec les foyers éclatés, le temps des fêtes est plutôt un exercice complexe d’ajustement d’agendas entre trois, quatre et jusqu’à six familles différentes, additionné à la tentative de faire plaisir à tous.  Nombreux sont ceux qui appréhendent cette période de l’année.  Une nausée les envahit dès novembre et soulagée janvier venu.

Je déteste CE Noël.

En fait, Noël est ce que nous en ferons.  Personne ne nous oblige à suivre le courant populaire.

Retour aux sources

J’aime le Noël rempli de mystère, où les couleurs, les sapins et les guirlandes me rappellent que ce moment de l’année est unique.  La crèche les lumières scintillantes me signalent qu’il y a 2000 ans, Jésus est né.  C’est son anniversaire, le moment unique dans l’histoire ou Dieu se fit homme. Une période feutrée qui inspire le respect.  La neige aidant, le blanc omniprésent, les pas qui craquent dehors, tout cela m’amènent à l’intérieur de moi-même : Dieu m’aime tellement qu’il s’est fait homme pour me sauver. Il y a de quoi méditer!

Retour à la simplicité

J’aime le Noël sans le brouhaha et la cohue des magasins, cette aliénation incompréhensible qui emplit l’atmosphère du temps des fêtes.  C’est bien de suivre la tradition et s’échanger des cadeaux, mais c’est mieux si on lui donne un sens! Je m’oblige à demeurer sobre, je n’achète pas l’affection et ne tente pas de soutirer des émerveillements devant ce que j’offrirai.  Fini les innombrables présents, plutôt une parcimonie qui oriente.   Je n’achète pas l’amour, je la donne, je l’emballe et je constate qu’en effet, il y a plus de plaisir à donner qu’à recevoir.  Chez nous, à Noël, nous faisons un gâteau pour souligner l’événement, nous chantons même « Joyeux anniversaire » pour Jésus.  Puis nous discutons sur ce que nous donnerons à Jésus cette année.  Transformer la consommation en sanctification.  Après tout, c’est sa fête, ne pas lui donner la première place ou pire, ne pas l’inviter est une insulte aux bonnes manières!

Retour à la joie

J’aime le Noël sans tristesse et sans déception.  Sans complication, ni gueule de bois.  Un Noël de trêve devant tout ce qui fait la guerre à l’âme, un drapeau blanc en main, une reddition au rythme actuel.  Noël a perdu son ange au sommet du sapin. Les cadeaux ont envahi la crèche, puis l’ont fait disparaître.  Derrière une consommation compulsive  et des excès irrationnels se cache pourtant un vide profond.  Chacun fuit ce qui pourrait le combler, alors qu’en réalité, la véritable fête est celle de l’humanité qui s’évite une condamnation assurée grâce à l’immense amour d’un Dieu qui s’est fait homme. Lorsque l’on dirige nos regards vers le Seigneur, tout reprend son véritable sens, et pour Noël, rien n’empêche de remettre la joie au menu.

Pour Noël, je reçois en cadeau tout l’amour de Dieu, et en retour, je lui dis :

Bonne fête Seigneur, reçois mon cœur, il est à toi.

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Pasteur Blogueur, c'est Michel Vincent, pasteur à Mascouche, près de Montréal, "Des questions et une réponse. Je suis convaincu que la vérité est une personne!"

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