Les petits commencements
14 janvier 2014  //  By:   //  Pensée de la semaine, Réflexions, Style de vie  //  No Comment   //   921 Views

Bienvenue en 2014!  Cette année va peut-être vous surprendre!  Elle sera composée de 365 jours de défis inattendus, le tout consommé en bouchées de 24 heures… pas une minute de moins ni de plus.  Certains diront que l’année a passé vite, d’autres que le temps semblait élastique et visqueux.  Tout est une question de perception, personne ne peut avaler plus d’une seconde à la fois.

Nous sommes à une époque de restauration rapide, de services éclair, où nous avons tout ce que nous désirons à l’instant même.  Les télé-réalités nous exposent des vedettes instantanées, telles des étoiles filantes qui nous éblouissent le temps d’une première page.  Même l’amour ne dure plus que le temps d’un coup de foudre.  Nous ne voulons plus attendre.  Nous voulons des résultats rapides, nous voulons le top, et nous le voulons tout de suite.  Une insatisfaction permanente est ce qui caractérise notre génération.  Un chrétien demandait même à Dieu de forger sa patience… et tout de suite!  Comment s’assurer d’avancer efficacement avec Dieu?

Le top du top

Il y a un fossé entre le top de Dieu et le nôtre.  Nous désirons la notoriété, la reconnaissance, même la célébrité sans oser se l’avouer.  Pour d’autres, ce sera le rang social, le salaire élevé, la réalisation approuvée par les pairs.  Pour atteindre les sommets de la réalisation humaine, nous escaladerons la montagne jusqu’à en manquer d’oxygène.  Notre monde est caractérisé par une ambition centrée sur le faire… alors que Dieu, lui, vise l’humilité et l’être. Le sommet pour Dieu est d’arriver à la stature de Jésus-Christ.  Rien à voir avec la première page du Times.  L’homme de l’année, voté par Dieu, c’est l’inconnu invisible qui s’est donné à tous sans rien recevoir. Celui qui ne cherche qu’à faire briller Jésus-Christ.

« Et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit l’esclave de tous. »  -Marc 10.44

Un monde sépare nos aspirations charnelles à celles de Dieu.  LE monde.  Ce monde est ennemi de l’Évangile de Christ et il est la source même des aspirations de notre chair, une montagne plus haute que l’Everest que seule la foi peut déplacer.  Nous devons être vigilants et cibler encore plus haut, ne pas nous contenter des succès illusoires qui ne dureront qu’un souffle sur terre.  Nous nous rassasions avec peu, alors que nous sommes destinés à la gloire, une gloire accessible ici et aujourd’hui.  À force de viser aussi bas, nous devenons comme des nobles qui se nourriraient au dépotoir, on s’y habitue, on finit même par se délecter de l’infect.

Pour avancer efficacement, réalisons que nous sommes destinés à beaucoup plus, beaucoup mieux, bien plus haut.  Viser l’Évangile de la grâce, c’est viser le ciel par l’humilité, viser la perfection par la stature de Jésus-Christ et laisser Dieu nous élever au temps convenable.

De la surface au cœur

Dans un monde centré sur la performance, ce qui compte, ce sont les apparences.  La surface peut facilement prendre les couleurs de la piété, alors que le cœur renie ce qui en fait la force.

« Car j’aime la miséricorde et non les sacrifices, et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes ». – Osée 6.6

L’illusion du faussaire est de faire croire que son tableau est le véritable.  Après avoir examiné la Joconde en profondeur, les experts nous ont dévoilé une succession de couches, de retouches et de coups de pinceau invisibles au premier cou d’oeil.  Un réseau complexe de corrections quelques fois majeures, mais également subtiles.  À l’image de la croissance chrétienne.  Il ne s’agit pas simplement de reproduire l’image de Christ, mais sa stature.  Cette stature qui s’applique sur cette toile rebelle qu’est notre chair.  Il désire la conquérir, l’enrober, la revêtir.

Pour atteindre les sommets et avancer efficacement, creusons dans les profondeurs tortueuses de notre cœur. Un apprêt est nécessaire : la conversion, puis c’est le travail de l’artiste divin qui prend le temps pour colorer, former, effacer, corriger : La profondeur prend du temps, le temps de l’abandon et de la foi.  Il n’y a pas de raccourcis.

Donne-moi

« Prudence est mère de sûreté » dit le proverbe.  Nous mettons de côté, accumulons pour les mauvais jours, tentons de prévoir et souscrivons à toute sorte de plans protecteurs.  Assurances, régimes de retraite, garanties prolongées.  Mais franchement, que peut-on véritablement contrôler?

« Mais Dieu lui dit : Insensé ! Cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, pour qui sera-ce ? » – Luc 12.20

Par prudence, nous refusons de donner.  Nous croyons être de bons économes, nous calculons et tentons tant bien que mal de cerner les prévisions, de les exécuter et même de les forcer.  Mais, en fait, pour que le Seigneur fasse le travail, il exige que nous lui donnions tout, absolument tout, y compris nos cinq pains et deux poissons. Par notre entêtement à retenir, contrôler et manœuvrer, nous devenons notre propre frein.  La ligne est ténue entre la prudence et la confiance.  Par excès de prudence nous risquons de ne plus faire confiance, et alors c’est nous qui en payons le prix de la croissance.

La vie chrétienne n’est pas un sprint effréné, mais un marathon.

La vie chrétienne n’est pas un sprint effréné, mais un marathon.  Une course de fond qui dure toute la vie et se termine dans l’éternité.  Plusieurs font de faux départs, d’autres abandonnent en plein parcours, certains encore terminent sur les genoux.  Pour avancer efficacement, offrons-lui tout ce que nous avons, et même nos espadrilles, car c’est Lui qui marche au travers nous.

En ce début d’année, courons sur le chemin étroit : vers la stature de Christ.  Viser haut avec Dieu, c’est chercher la profondeur qui résulte du temps passé avec le potier et sa parole. Tout lui donner pour que LUI  fasse fructifier nos efforts.  Moins spectaculaire peut-être, mais chaque pas est alors assuré par le Seigneur, et Dieu ne méprise pas ces petits commencements, lorsqu’ils sont amorcés en Lui.

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Pasteur Blogueur, c'est Michel Vincent, pasteur à Mascouche, près de Montréal, "Des questions et une réponse. Je suis convaincu que la vérité est une personne!"

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