Un seul Dieu, mais lequel?
30 janvier 2014  //  By:   //  Réflexions, Théologie  //  No Comment   //   1091 Views

La divinité existe, il y a bel et bien un dieu et il est unique!  C’est que nous avons démontré dans les précédents articles.  Mais lequel donc est le bon?  Notre planète est le théâtre d’une compétition féroce pour le monopole de la religion.  Dans cette série sur l’existence de Dieu, je vous amène dans une enquête sur la vérité.  Pourquoi je crois que le christianisme est la seule religion valable?  C’est ce que je développe au cours de cette suite d’articles.

Sortons donc loupes et calepins et enquêtons!

Pour découvrir la véritable religion, les indices sont nombreux et subtils.  Traces et empreintes foisonnent, mais doivent être prises une à une, puis analysés avec un recul suffisant pour ne pas nuire aux conclusions.  Sur quelles bases évaluer la divinité?  Comment la dénicher et la confirmer?  Dans cette recherche, nous sommes comme des explorateurs qui tentent de prouver que la terre existe.  Nous la voyons a quelques centimètres de nous, ce qui nous l’occulte et nous la révèle à la fois.

Il y a  d’abord la documentation.  Les écrits qui rassemblent l’être et le savoir du dieu en question.  Puis, à même ses propres propos, comparer ce qu’il est avec ce qu’il dit être.  Sur la base de ce que nous avons vu dans nos précédents articles, si nous ignorons les grandes philosophies, qui ne sont pas de témoignages divins en soi, il nous reste à comparer l’hindouisme, l’islam, le judaïsme et le christianisme.   Sur ce lot, trois se réclament du même Dieu monothéiste!  C’est en soi une piste à prendre en considération et comme le livre de base qu’est l’Ancien Testament reste le même pour les trois, cela simplifie les recherches.

Mono ou Poly?

Pour l’Hindouisme, le monde est un amalgame de divinités.  Près de 330 millions pour être exact.  Nous savons déjà que le divin s’exprime d’une manière unique.

Malgré sa complexité et son histoire, force est d’admettre que l’Hindouisme n’est qu’un animisme organisé et structuré. Lorsque nous lisons les textes sacrés (Les Upanishad), nous y voyons une cosmogonie et une organisation du monde, mais rien qui pourrait appuyer et prouver hors de tout doute que Brahma, Vishnou, Shiva, Krishna ou les autres ne soient réels, sinon dans la foi de ses pratiquants. Il ne nous reste que le Judaïsme, Le christianisme et l’islam.  Nous progressons par élimination.  Les suspects ne sont plus qu’au nombre de trois.

Mais qui dit vrai!

Le commun de ces trois grandes religions est qu’elles sont justement monothéistes et révélées à même une source commune : les écrits que l’on retrouve dans l’Ancien Testament de la Bible. Chacune proclame la paternité exclusive, ou plutôt se réclament toutes du même Dieu révélé à Abraham il y a près de 4000 ans.  Puis, les témoins se contredisent.

Le christianisme se proclame l’accomplissement du judaïsme.  Jésus, juif, annoncé par Dieu au travers des intermédiaires choisis (les prophètes) serait ce Dieu qui, se faisant homme, vient délivrer l’humanité de la condamnation qui pèse sur elle.  Le livre sacré des chrétiens sont les écrits retrouvés dans ce que l’on appelle le Nouveau Testament, qui sont à leurs yeux, complémentaires à ceux des Juifs.

Ces derniers nient ce fait, et les musulmans en rejettent les fondements.  L’Islam, au travers son livre sacré qu’est le Coran, 600 ans plus tard, réclame une rectification majeure de l’histoire des deux autres, en donnant à Mahomet le statut de révélation finale et absolue.  Selon eux, des erreurs volontaires auraient été insérées dans les livres sacrés des deux autres afin de mettre le peuple arabe (les musulmans) sur la voie des prévenus.  Les juifs et les chrétiens de leurs côtés rejettent évidemment cette version des faits.  L’impasse dure et semble hermétique.  Le polygraphe sera nécessaire, j’en ai bien peur!

Ainsi, le monothéisme est exclusivement Juif jusqu’à Jésus, complété par celui-ci, puis corrigé par Mahomet.   Qui a raison entre les trois?  Comme chacune diverge majoritairement dans leurs témoignages, l’interrogatoire sera serré.

Un enjeu éternel

L’enjeu est important, et fondamental : la vérité et le salut.  Nous avons vu que Dieu existe, qu’il n’y en a qu’un seul.  C’est la vérité.

Toutes trois se réclament de ce Dieu individuel.  Dont la personnalité propre est réelle et accessible.  Toutes les trois se disent être la révélation exclusive de Dieu pour les hommes.  Toutes les trois disposent ce Dieu de créateur comme celui qui jugera tous les êtres humains et s’attribuent une révélation unique.  Les trois concordent donc vers ce point : L’humanité est perdue et séparée de Dieu.  Il y aura un jugement, une fin des temps et une condamnation éternelle.  Et chacune dispose d’un moyen exclusif d’éviter cette condamnation.  C’est le Salut.

Pour y parvenir, le judaïsme propose une série d’actions ciblées en conformité avec les règles que Dieu donna à Moïse.  Par nos actions et notre obéissance, chacun tente de contrebalancer le mal qu’il fait et annuler ainsi le jugement divin.  L’Islam, par l’obéissance stricte au Coran et une soumission totale à Dieu (Allah) propose une initiative potentielle de salut.  Au jugement, les œuvres des musulmans seront mises dans une balance et ceux qui auront fait plus de bien que de mal iront au paradis.  Ni l’une ni l’autre n’a d’assurance absolue quant au sort éternel de l’humanité.  Autant pour le judaïsme que pour l’Islam, le jugement à venir est un inconnu qui dépend presque du hasard et des bonnes grâces de Dieu.  Le christianisme est, pour sa part, différent des deux autres.  Il se démarque en proposant une solution unique, permanente et définitive au problème de la justice divine.  Il introduit une notion personnelle de Dieu, et une assurance devant ce jugement.  Il engage chaque individu à une liberté personnelle face à ce fait.

Qui dit vrai entre ces trois religions?  Est-il possible d’y voir clair?

Nous verrons dans un prochain article que le christianisme affirme et confirme le monothéisme par des preuves historiques et archéologiques.

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Pasteur Blogueur, c'est Michel Vincent, pasteur à Mascouche, près de Montréal, "Des questions et une réponse. Je suis convaincu que la vérité est une personne!"

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