Souffrir pour être beau

Dehors, c’est la jungle!  Les prédateurs sont nombreux, et nous, faibles proies vulnérables, sommes à la merci du moindre assaut.  Personne ne veut souffrir.  Une chanson populaire clamait : « Tout le monde veut aller au ciel, mais personne ne veut mourir! ».  Nous sommes instinctivement réfractaires à la souffrance, elle nous fait peur, nous angoisse.  La seule anticipation que l’on va souffrir nous fait souvent perdre nos moyens…. Et pourtant, elle fait bien partie de la vie!

Nous naissons dans les pleurs.  Notre sentier est jonché de chutes, de blessures et de meurtrissures du corps et de l’âme et nous mourrons souvent en expirant ce qui ressemble plus à un râle qu’à un dernier souffle de délivrance.  Même celui qui tente d’y échapper finit par angoisser de souffrance tellement ses tentatives de contrôle sont vaines.  Quitter la piste, c’est s’aventurer dans la brousse obscure.  Les pauvres souffrent de la faim, les riches de solitude, les marginaux et les despotes souffrent tous chacun leur tour.  La souffrance est universelle et personne n’y échappe.

Un plan parfait

Pourtant, le plan d’origine du créateur n’incluait aucune souffrance.  Même que, lorsque l’homme fut créé, plutôt que de qualifier ce moment de « bon »,  il l’éleva au rang du « très bon » (Gen 1:31).  Mais cette félicité était conditionnelle : celle de maintenir l’équilibre entre Dieu et nous.  Un équilibre relationnel fondé sur la confiance et l’amour, et nous avions la liberté d’y adhérer ou non.  Nous avons préféré l’autogestion du bonheur, nous avons semé la graine de la souffrance, et le jardin est devenu une jungle.

Nous avons décidé de nous improviser guides de la justice, défricher ce qui serait désormais le bien et le mal.  La rébellion de l’homme a bouleversé le monde!  Même la nature souffre d’une souffrance indescriptible (Ro 8:22). Depuis, chacun de nous percevons que quelque chose ne va pas.  Souffrir n’est pas normal, nous le savons, nous le ressentons… et nous le vivons intensément. Même la souffrance d’un coup de marteau sur le pouce nous surprend.  L’obscurité que nous avons provoquée nous empêche de voir la réalité : nous sommes les auteurs de notre propre souffrance.

Une fuite inutile

Dans ce monde hostile, nous fuyons sans arrêt.  La tête bien ensablée, nous tentons de contrôler notre environnement afin de faire disparaître cette souffrance.  Nous contrôlons nos relations, nos finances, notre alimentation… jusqu’à nous rendre malades.  Nous nous réfugions dans une douillette retraite, climatisée, chauffée, confortable avec écran géant pour nous lobotomiser de la réalité.  Elle est toujours là.  Elle nous guette, nous traque comme un prédateur prêt à bondir.  Nous savons bien, en notre for intérieur, que même si nous construisions une tour qui nous élèverait jusqu’au ciel, elle y serait déjà.  Elle fait partie de nous, elle nous colle à la peau.  Nous en sommes la source et la conséquence, notre esprit tordu arrive même à enfanter cette souffrance là où elle n’était pas.  Dieu ne nous a pas créés pour la souffrance, et pourtant nous souffrons.  C’est la rançon d’une vie sans Dieu.

Que ce soit par une toute petite bactérie qui t’envahit, par un gros gaillard qui t’assaille, par une parole tranchant ton amour propre ou simplement par la peur de souffrir, elle est tapie, et bondie sur nous au moment le moins opportun… Mais y a-t-il un moment opportun pour souffrir?  Toute fuite est inutile.  Comme cette chèvre attachée au pieu et qui sert d’appât au tigre, nous sommes attachés à la vie, et cette vie est composée essentiellement de souffrance.  Fuir la souffrance, c’est fuir la vie!

Fuir la souffrance, c’est fuir la vie!

La souffrance, mon amie?

Comment se sortir du sentier battu sans s’enfoncer dans l’obscurité de la jungle?

La première chose est de se réconcilier avec Dieu.  Cela n’enlèvera pas la souffrance, mais la rendra tolérable, digestible, même si elle n’est pas comestible.  Puis, à la lumière de sa Parole, cesser de fixer les regards sur la forêt et voir qu’il y a un ciel radieux, là-haut.  La conversion apporte à l’homme LE guide par excellence pour apprendre à vivre sur terre avec cette souffrance. (Jn 16:13).

Avec Jésus comme guide de brousse, la souffrance devient une occasion.  L’intensité reste toujours là, nécessaire, compte tenu de ma nature profonde.  Mais la perception et l’espérance que nous transmet le Seigneur transforment la souffrance en résilience.

Comme ma tendance est de faire randonnée seul, la souffrance devient une occasion de me rapprocher de Lui.  Combien la solitude devient lourde lorsque nous souffrons.  Savoir que nous avons un consolateur à nos côtés, en nous, qui nous guide, nous encourage et éclaire notre sentier est réconfortant et tellement rassurant.

 « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » – Matthieu 28.20

La souffrance agit comme un creuset qui permet de séparer les impuretés de l’or véritable.  Chauffée à la source d’elle-même, l’âme humaine se révèle et expose sa véritable nature. L’âme régénérée exulte dans la souffrance; comme un catalyseur qui excite la réaction désirée. C’est dans la souffrance que l’on sépare le blé de l’ivraie. (Luc 8:13)

Souffrir avec toute la dignité dont Christ a ouvert le chemin ne peut que glorifier Dieu.  Dans ce monde où tout tend à éviter une telle souffrance, le courage et l’abnégation d’un chrétien souffrant trouvent une seule source : Dieu lui-même agissant à travers lui, donnant force et courage de passer à travers. (Es 53:10).

Une vie dans un monde de souffrance peut paraître interminable, à moins d’avoir l’espoir de l’éternité.  Avec Jésus, à la fois comme modèle, comme guide et comme compagnon, notre parcours ici-bas n’en devient pas plus facile, mais le sens que Dieu nous en donne et les exemples si nombreux que nous avons nous stimulent à persévérer et à courir dans cette jungle difficile et obscure et à inviter le plus grand nombre à rejoindre le véritable guide, celui qui nous attend au-delà de la brousse dans la clairière de l’éternité.

« Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. » – Apocalypse 21.4

Naître et mourir au Québec

Si tu projettes faire partie des âmes aventureuses qui tenteront cette année de voir le jour au Québec, j’aimerais t’exposer ce qui t’attend : ton séjour ne sera probablement pas de tout repos.

Avant même d’arriver à bon port, les risques d’accident sont énormes.  Chez nous, pour plusieurs, concevoir est un loisir éphémère riche en émotions fortes d’un soir.  Peu importe le partenaire, l’important est l’attirance et la connexion sexuelles.  Rencontre fortuite avec une saveur d’amour, refusant l’engagement à la fois par ignorance, par manque d’expérience et d’exemples probants.   Un refus global enfanté de parents narcissiques qui croyaient que tout donner sauf du temps pouvait combler le cœur.  Ils ont légué un héritage boiteux à toute une génération dysfonctionnelle et au relationnel douteux. La dernière chose désirée dans le présent est un enfant.  Ils y penseront plus tard.

Si par chance tu réussis à t’implanter et à survivre au premier test, c’est pour la plupart du temps en raison de la volonté. Rendu à un certain âge, la nostalgie gagne le terrain de la solitude et la perspective devient insoutenable.  D’ailleurs, à l’aurore de la quarantaine, plusieurs désirent un enfant.  Si par malheur un défaut de conception, une maladie génétique ou peu importe le désagrément ressenti, une fois sur quatre, la décision sera implacable : le verdict abortif et définitif mettra fin à tes jours.  Console-toi, tu ne seras pas seul du voyage, puisque 30 000 âmes québécoises t’accompagneront cette année.    Toute une génération jetable qui n’aura jamais vu le jour.  Depuis sa légalisation, c’est presque 500 000 enfants qui ont pris le chemin du dépotoir humain.

Neuf mois d’attente et te voici au poste hospitalier, rien à déclarer, nu comme un ver. Rapidement, papa et maman devront travailler et te reléguer au centre de la petite enfance.  Tu t’y feras de bons amis.  Peut-être que tu auras un peu de nostalgie lorsque tu entreverras tes parents, tu t’habitueras.  Généralement, tu ne les verras que deux heures par jour; travail oblige. Chaque année, à ton anniversaire et à Noël, attends-toi à devenir la vedette.  Des tonnes de présents subtilement emballés, puis le retrait aussi violent qu’à l’arrivée.  C’est leur façon de se déculpabiliser.  Puis la routine quotidienne exposera un chemin pavé de bonnes intentions.

Ici, au moins, on n’a pas de guerre ni de tremblements de terre!

Ton parcours se poursuivra à l’école primaire, secondaire, puis chez les grands, au collège.  Peut-être iras-tu à l’université?  Le but est de t’instruire et de t’éduquer.  Notre État te prendra en charge dès tes premiers jours, t’enseignera les chiffres, les lettres, l’éthique, la culture et la religion.  J’oubliais le sexe également.  Tes parents?  Pas le temps, pas l’énergie et pas la volonté.  On préférera reléguer ton éducation aux professionnels.

J’espère que tu aimes les voyages.  Car pour la grande majorité des enfants, c’est pendant ton secondaire qu’une rupture majeure se produira.  Tes parents vont se laisser.  L’incompatibilité diront-ils.  Comme tu ne les connaîtras pas beaucoup, le choc sera limité, mais le désagrément énorme.  Tu seras pris dans un étau entre eux deux.  Une semaine chez lui, une autre chez elle.  Ça t’amènera à devenir cynique et détaché.  La désillusion des relations sera subtile et tu te réfugieras probablement derrière un écran à espérer l’inconnu.  Pour plusieurs de ta génération, les antidépresseurs étoufferont tes pleurs, si ce n’est les compulsions et les dépendances à outrance qui te guideront dans un sentier sans lueurs d’espoir.

La vie est une grande roue qui tourne où il est difficile d’innover lorsque les outils fournis sont inadéquats.  Maintenant que tu as l’âge et la liberté, tu vas rencontrer le sexe opposé, t’y sentir attiré.  Ton vide intérieur sera béant.  Tu auras tenté tant bien que mal de le combler, mais la nausée existentielle sera toujours présente.  « Peut-être que l’autre me comblera? ».  Les hormones et la nature feront le reste.  Au final c’est l’attirance qui compte, c’est l’exemple que l’on te léguera.  Et si un accident arrivait, il y a la clinique gratuite pour tous où tu pourras alors engrosser les statistiques de la génération invisible et sacrifiée.  T’inquiète, dès tes 14 ans, tes parents n’en sauront rien. Ou peut-être t’aura-t-on convaincu que le genre n’a aucune importance.  Les bis-gais ont la cote ces temps-ci.  Liberté, fraternité et égalité, disait la révolution.

Dans ton parcours adulte, tu te découvriras des passions, y travailleras et apporteras à notre société le meilleur de toi-même.  Plus des deux tiers de tes gains retourneront à l’État pour des services où les principaux bénéficiaires seront des fonctionnaires.  Tu te diras alors, sarcastiquement, mais quand même avec déception : « Au moins on n’a pas de guerres, ni de tremblements de terre ».   A ce rythme la retraite sonnera sans que tu n’aies eu le temps de crier gare!  Le temps passe vite sur terre, lorsque la destination est inconnue.

La dernière étape de ton voyage risque fort de t’étonner : on t’offrira de mourir dans la dignité.  Façon rectifiée de libérer l’état d’un fardeau financier.  En fin de vie, on t’offrira de quitter le pays, de retourner d’où tu viens… du moins c’est ce que l’on tentera de te faire croire afin de rendre digeste le rejet.  Si tu souffres, tu pourras être assisté, et si tu es inapte ou impotent, on le fera pour toi.  Billet retour gratuit et sans obligation, l’eugénisme aseptisé : un nouveau genre de sélection naturelle.  La roue tourne, c’est probablement ce que l’on appelle le cycle de la vie!

Oui je sais, je suis cynique et à la limite du sarcasme, c’est parce que mon Québec est malade. Depuis qu’il a rejeté ses valeurs et les a remplacées par des chartes et des principes, il nage dans le marasme intellectuel du fonctionnariat.  Je te recommande de chercher plus haut, plus grand et plus profond que la poussière que l’on te lancera aux yeux.  Dès la conscience, recherche un livre : La Bible.  Puis une personne : Jésus.  A eux deux, ils pourront t’apporter l’espoir, le sens et le réconfort dont tu auras besoin tout le long de ton voyage.

Oui!  Le Québec est un lieu où il fait bon vivre… Ici, au moins, on n’a pas de guerre ni de tremblements de terre!

Être ou ne pas être aimé

Cupidon et la St-Valentin sont dans l’air en février.  Chocolats en forme de cœurs, restos, bonbons roses, la pub nous le met en rouge et en doré : l’amour est là!  C’est du moins ce que l’on nous fait croire.  On nous le provoque et tente de nous le faire avaler avec un grand A.

Loin de l’image du bébé ailé que nous inocule la publicité, le phénomène amoureux se construit et se détruit à la fois.  Nous sommes engagés dans un cycle de mort qui nous fait croire à l’amour.  On ne peut s’en passer, mais l’avoir, nous fait souvent tant souffrir.  Il est la source de guerres, de meurtres, mais également d’exploits et de manifestations de courage légendaire.

L’amour a été tellement galvaudé de son sens que désormais, elle ne compte plus que sur elle-même pour exister.  L’amour centré sur soi!  Un amour bien chétif, dont les attentes, fondées sur sa propre réputation, ne cessent de décevoir.  En fait, on cherche à le subir alors que la réalité est tout autre.

La Bible nous affirme que « Dieu est amour » —1 Jean 4.8.   Allons donc à la source et voyons ce que nous dit Sa parole à ce propos?

L’expérience amoureuse

Aimer n’est pas une force intérieure qui nous saisit et nous transporte telle la vision romantique inoculée au siècle dernier.  Ce n’est pas non plus une flèche au cœur, une inclinaison hors de nous-mêmes, dont nous sommes les victimes et qui nous contraint furieusement à l’attirance et à la folie.

L’amour ne se définit pas par ses effets.  Ce que nous appelons amour est souvent associé aux impressions physiologiques que nous avons devant un phénomène.  Cœur qui bat, chaleur, papillons dans la poitrine, un peu gaga, un peu confus.  Un phénomène qui s’estompe généralement assez rapidement, et tout est alors à recommencer.  On devient accroc à l’émotion, on recherche l’expérience à répétition.  Dans cette confusion, plusieurs iront d’expérience en expérience, d’une conquête à l’autre, en alternant jusqu’à épuisement puis jusqu’au désespoir.  Aimer n’est pas une émotion, sujette aux aléas des stimulations.  Passion, désir et amour ne font pas bon ménage.  Nous ne pouvons pas être atteints par l’amour pas plus qu’être frappés par Cupidon.

Une volonté de la pensée

Selon Dieu, aimer, c’est vouloir aimer.  Loin d’être passif, aimer est une action.  Un élan du cœur qui se traduit en gestes, en paroles. L’amour est toujours un impératif dans la Parole de Dieu.  Aime Dieu, aime ton prochain, aimez-vous les uns les autres.

« Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. » — Deutéronome 6.5

Nous n’avons pas à attendre d’y être enclin ou d’y avoir le goût et l’envie.  L’amour selon Dieu est un acte décisionnel et non émotionnel.  Une pleine bouchée que je croque dans l’action.  Loin d’un sentiment qui se teinte par osmose au contact d’un autre, la responsabilité d’aimer me revient.  Je n’ai pas à attendre que l’on m’aime pour passer à l’action.

Il n’y a pas de moments favorables ni de conjonctures convenables pour aimer.  Tout commence dans ma solitude, avec la volonté d’aimer Dieu. Puis,  par extension, voire par révélation, je décide d’aimer mon prochain.

Aimer est un fantasme, un rêve éveillé.

Le rêve éveillé 

Aimer est un fantasme, un rêve éveillé.  À la source de notre nature profonde, nous espérons tous être aimés, de notre rupture de la chute, chacun désire viscéralement l’amour.  Aussi profond que le trou béant qu’a laissé la séparation d’avec Dieu, le bonheur est devenu une quête permanente et l’autre – celui ou celle qui se trouve à côté de moi, devient la source la plus accessible pour y puiser.  Cette soif devient dépendance de l’autre, de son amour, et l’on s’y accroche avec l’espoir de combler le vide.  Les conséquences sont funestes : nous devenons peu à peu de véritables vampires recherchant la vie au travers ce qui est déjà mort.

La recette d’amour de Dieu commence par nous-mêmes.  Puiser à même cette soif que nous avons d’être aimé, et inverser la flèche!  Lorsque nous aimons, nous appliquons autour de nous ce que l’on aimerait subir.  Plutôt que de ramener à moi, je vise l’autre.  Chacun aime être victime de l’amour.  Nous avons tous rêvé et soupiré à être aimé.  Aimer, c’est transformer le narcisse en parfum de bonne odeur.  Aimer comme j’aimerais être aimé, aimer comme moi-même, et faire subir aux autres ce que j’aimerais obtenir.  Paroles encourageantes, service opportun, présence chaleureuse.  Le vrai visage de l’amour va au-delà des chocolats!

« Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes. »  — Matthieu 7.12

Un acte divin

D’un angle purement humain, la chair est incapable d’aimer.  Morte et desséchée, elle ne peut donner la vie.  Les stigmates de la chute nous handicapent au point qu’il est totalement impossible pour un humain d’aimer jusqu’à y être comblé par le bonheur.  Nous sommes condamnés à errer d’une flaque corrompue à une autre pour tenter d’y puiser l’espoir.  Nous sommes tous des citernes crevassées qui cherchent à se combler au travers d’autres citernes aussi mal en point que nous.

Seule la source même de l’amour (Dieu EST amour), peut m’amener à aimer.  Pour ce faire, nous devons tous revivre et naître de nouveau.  Ce n’est pas l’obligation ni la nécessité qui m’amènera alors à aimer, mais Dieu lui-même.  La métanoïa intérieure. Lorsque je sais qu’il m’aime, et réalise que Son amour est suffisant pour étancher ma propre soif, je n’ai plus alors à aspirer celle de l’autre.  Je n’ai plus à puiser horizontalement ma soif d’amour, mais, connecté à la source d’eau vive, je deviens l’arroseur arrosé, la citerne percée qui se transforme en pomme d’arrosoir pour rafraîchir le monde.

« Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres ; car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. »
—1 Jean 4.7

Les 10 commandements de Facebook

Facebook fêtera son dixième anniversaire début février.  Digne d’une réelle communauté, elle englobe maintenant presque 500 millions d’usagers,  dont la moitié y flâneront au moins une heure aujourd’hui!   Une multitude de chrétiens y sont inscrits et, au cours des années, j’y ai remarqué plusieurs hauts faits glorifiant Dieu, comme des dérapages légendaires.  Comment se comporter sur un réseau social?

Voici donc les dix commandements afin de vivre un Facebook chrétien sans heurt ni douleur.

1- Un seul Dieu tu auras

L’homme a été créé pour adorer.  Si ce n’est pas Dieu, ce sera autre chose.  Certains se laissent prendre au jeu et s’emmêlent dans les dépendances.  La ligne qui définit la source de notre joie et de notre paix est très mince.  Si je recherche sur le réseau l’approbation, la reconnaissance et être aimé, c’est un indice que Dieu est sur la voie de service dans ma recherche du bonheur.  Certains attendent plus l’approbation des pairs et des like de Facebook que celles de Dieu.  Celui-ci se fait alors remplacer par les amis virtuels.  Que se passerait-il si je déconnectais de Facebook durant un jour, une semaine… un mois?

2-  Tu ne te feras point d’image taillée

L’idolâtrie peut souvent commencer par soi-même.  Désirer avoir raison à tout prix est une forme d’adoration désagréable qui brise les relations même virtuelles.  Facebook n’est pas une salle de débat où l’on se gonfle l’ego, mais un réseau social.  Tenter d’avoir raison à tout prix et envenimer certaines discussions est synonyme de se tailler soi-même dans la pierre pour dominer la discussion.  Lorsqu’un ami n’aime pas une remarque, une publication ou une photo, tournons-nous vers le privé et invitons le face à face.  Les batailles de coq n’ont pas leur place sur l’espace public, pas plus que les apitoiements, les recherches d’approbation où les survaloir de l’ego.

3-  Tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain

Le langage et les habitudes sont vus et entendus par tous sur Facebook.  Tout ce que l’on dit est l’équivalent de prendre un mégaphone et le crier dans un centre commercial.  De légendaires dérapages ont terni les témoignages de chrétiens sur le réseau.  Et si tout ce que j’écris, publie ou exprime était regardé le dimanche devant mes frères et sœurs… ou encore, devant mon patron, mes enfants… et c’est souvent ce qui arrive.  On oublie que Facebook est un réseau public, même si je suis seul derrière mon ordinateur.

4-  Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier

Une heure de Facebook par jour c’est trop! Faut avoir une vie en dehors de l’ordi!  Sortez, prenez une marche, lisez un bon livre.  Personnellement, si le temps que je passe sur Facebook dépasse celui que j’ai avec le Seigneur (prière et lecture), j’ai un symptôme. Et c’est vrai pour tout cyberflânage.  Et pourquoi ne pas prendre une journée de congé internet par semaine?

5- Honore ton père et ta mère

Attention à la famille!  600 amis c’est bien beau, mais combien sont de réelles connaissances?  Plusieurs personnes se font régulièrement harponner et pirater leurs comptes Facebook, restons donc sobres dans notre soif d’élargir notre patrimoine Facebook.  La prudence est de mise, et si je ne connais pas, je n’ajoute pas.   De même, vérifier vos critères de sécurité afin que ce qui doit être privé ne se retrouve pas sur la place publique.  Gardons la famille dans l’intimité.

6-  Tu ne tueras point

Avoir des copains c’est bien, mais de grâce, ayons la gentillesse et le respect de les aviser lorsque nous avons l’intention de les retirer de notre liste d’amis.  Si c’est en raison d’un conflit, il y a d’autres façons de régler le différend que de faire disparaître la personne en question. Dans pratiquement tous les cas, cette pratique envenime la situation, et lorsqu’il s’agit de frères ou de sœurs, elle ne glorifie certainement pas Dieu.  Et pourquoi ne pas passer de l’écran au café et rencontrer la personne face à face pour en discuter?

7-  Tu ne commettras point d’adultère

Aller flâner dans les photos de personnes connues ou non peut être une forme de convoitise.  D’ailleurs, le phénomène des divorces Facebook n’est plus une nouveauté.  Lorsque je convoite une personne dans un but fantasmatique, c’est déjà un adultère aux yeux de notre Seigneur.  La question que je dois alors me poser, honnêtement, c’est : pourquoi je regarde ces photos?  Franchement, qu’est-ce que j’y recherche? Y aurait-il un motif, une soif souterraine qui risque de m’amener sur le terrain glissant de l’adultère, même virtuelle?

8-  Tu ne déroberas point

Voler peut avoir bien des visages.  On peut voler du temps même sur Facebook.  Rappelez-vous que Facebook est un réseau social, pas un journal intime.  Se plaindre constamment, étaler ses états d’âme, faire subir son intimité sans l’approbation de nos lecteurs équivaut à voler de leurs temps.  La même norme que nos paroles s’applique ici : « Qu’il ne sorte de votre clavier aucune parole mauvaise, mais, s’il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l’édification et communique une grâce à ceux qui le lis. »  — Éphésiens 4:29 

Ah! J’oubliais : SVP lorsque vous jouez à des jeux via Facebook, évitez de publier la multitude de vos progressions.  Ça peut devenir très irritant pour les autres qui n’ont rien demandé de la sorte.

9-  Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain

Ah! Les sources.  Ne devenons pas les auteurs de rumeurs et de canulars sur Internet.  Assurons-nous que ce que nous disons est la vérité.  Et si cela concerne une tierce personne, soyons certains que celle-ci approuve AVANT que ce soit publié.  Facebook n’est pas une machine à laver son linge sale.  Mêmes choses lorsque nous publions des photos.  Nous devrions aviser les personnes concernées avant la publication.  C’est une question de respect.  Tournons nos pouces sept fois avant de taper.

10-  Tu ne convoiteras point

Une récente étude révélait que Facebook était une source de dépression pour certains.  Devant les succès, les voyages, les belles maisons et les nombreux amis, nous sommes remis en question et tentés de comparer notre situation avec celles de nos amis.  Apprenons plutôt le contentement et pourquoi ne pas se réjouir pour les succès des autres.  Évitons d’embellir notre situation en réaction à notre convoitise.

Facebook est une mine d’information utile pour se garder connecté avec nos amis proches ou éloignés. Tout est dans le discernement, car comme toute société, Facebook est constitué d’humains, et les mêmes règles prévalent : Respect, douceur et courtoisie.  Pourquoi ne pas utiliser le réseau comme prétexte pour encourager les autres, donner de bonnes nouvelles, de bons mots.  Des mots qui édifient et communiquent une grâce à ceux qui les liront.

Bon Facebook!