La lettre écarlate
21 novembre 2014  //  By:   //  Pensée de la semaine  //  No Comment   //   826 Views

Dans ce que l’on nomme « le premier grand classique américain », écrit par Nathaniel Hawthorne, la lettre écarlate expose l’histoire d’une femme adultère, tombée enceinte par le pasteur d’une petite communauté de la Nouvelle-Angleterre. Elle est alors exclue à vie du village et condamnée à arborer au cou une lettre A écarlate partout où elle ira en signe de son adultère. L’auteur expose ainsi ce qu’il appellera la sanction hypocrite d’un adultère dans une société au puritanisme obsessionnel de l’époque coloniale.

Presque trois cents ans plus tard, l’adultère est le lot de presque la moitié des ménages. En fait, la survie même du couple n’est plus que d’une quinzaine d’années en moyenne. Sans qu’il y ait adultère à proprement parler, la résilience n’est plus au rendez-vous. Au-delà de la fidélité, c’est la notion même de complicité qui est remise en question.  Plusieurs se lancent même à corps perdu dans l’adultère virtuel, seul derrière l’écran de fumée, se cachant à soi-même une vérité bien désolante.

En voie d’extinction

Le couple marié pour la vie et jusqu’à ce que la mort nous sépare est maintenant bien révolu et les conséquences en sont désastreuses. Nous en ressentons les contrecoups dans l’église.   La cellule familiale éclatée, l’instabilité et l’insécurité qui en découle ne sont que quelques indices d’un profond malaise qui tire sa source aux montagnes des épreuves qu’une foi chétive n’a su déplacer.

Sous la bannière du droit au bonheur, de la liberté de choisir et d’une grâce divine plus grasse que grâce, nombreux creuses eux-mêmes le piège qui les engouffrent vers la séparation et arrivent jusqu’à se convaincre que Dieu en personne, dans tout son amour, les approuve. Ne veut-il pas, après tout, que nous soyons heureux?

D’autres, plus volontaires, en viennent à déduire que Dieu a fait une erreur; ou pour le moins, dirons que ce mariage n’était finalement pas la volonté du Seigneur. Un divorce légitime et compréhensible devient alors envisageable, si l’adultère n’est pas présent déjà, devant les frustrations et les attentes désillusionnées.

Mais qu’en dit le principal intéressé, l’instigateur du mariage et le créateur du genre humain?

 

Sous la bannière du droit au bonheur, de la liberté de choisir et d’une grâce divine plus grasse que grâce, nombreux creuses eux-mêmes le piège qui les engouffrent…

 

Au commencement

Déjà, de la bouche et du doigt même de Dieu, directement sur les Tables de la loi, il y est inscrit : tu ne commettras point d’adultère. (Ex 20:14Ex 20:14
French: Louis Segond (1910) - SEG

14 Tu ne commettras point d`adultère.  

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) Puis, plus subtile, mais non moins éloquent : Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain. (Ex 20:17Ex 20:17
French: Louis Segond (1910) - SEG

17 Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain.  

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)

Dieu a cru bon et nécessaire de nous rappeler directement aux commandements de base que l’adultère et la convoitise ne sont pas une option qu’il approuve dans nos relations de couples. Le caractère définitif et permanent de ces commandements ont été affirmé lorsque Jésus leur donna un sens encore plus dramatique. Il nous ramène alors au tout premier couple de l’humanité et à ce que Dieu planifiait pour chacun de nous en disant a ceux qui tentaient de trouver un passe-droit au divorce que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. (Marc 10:9Marc 10:9
French: Louis Segond (1910) - SEG

9 Que l`homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint.  

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) Plus éloquent encore, il dit à propos de la loi, qu’il est plus facile que le ciel et la terre passent, qu’il ne l’est qu’un seul trait de lettre de la loi vienne à tomber. (Luc 16:17Luc 16:17
French: Louis Segond (1910) - SEG

17 Il est plus facile que le ciel et la terre passent, qu`il ne l`est qu`un seul trait de lettre de la loi vienne à tomber.  

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)

Croire que Dieu approuve ou même tolère ce qu’il a statué comme contraire à sa volonté est une illusion et une ignorance à la fois de Sa volonté et de son amour. Au même titre que le vol, le mensonge, l’idolâtrie et le meurtre, l’adultère et la convoitise sont à la base de l’ordre que Dieu a établi pour les hommes. S’y soustraire, c’est pécher. Et même si Dieu a permis dans certaines situations précises le divorce (Deut 24:1Deut 24:1
French: Louis Segond (1910) - SEG

24 1 Lorsqu`un homme aura pris et épousé une femme qui viendrait à ne pas trouver grâce à ses yeux, parce qu`il a découvert en elle quelque chose de honteux, il écrira pour elle une lettre de divorce, et, après la lui avoir remise en main, il la renverra de sa maison.  

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); Jésus remet les pendules à l’heure en rappelant que la dureté du cœur en est la cause. À l’origine il n’en était pas ainsi! (Matt 19:8Matt 19:8
French: Louis Segond (1910) - SEG

8 Il leur répondit: C`est à cause de la dureté de votre coeur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes; au commencement, il n`en était pas ainsi.  

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)

Croire que Dieu approuve ou même tolère l’adultère et la convoitise est une ignorance de son amour. Dieu est le créateur qui sait que notre bonheur véritable, notre croissance profonde et notre maturité dépendent des relations; et le couple est au cœur de ces relations. Quitter et abandonner le bateau au moindre soubresaut ou même lorsque l’épreuve est difficile, c’est oublier que Dieu est le Dieu qui sait et qui peut. Celui qui veille sur ceux qui le craignent.

Le même hier et pour toujours

À notre époque de relativisme narcissique où les droits et les privilèges passent bien au-dessus des obligations et de l’engagement, de nombreux croyants espèrent rallier une pratique chrétienne et une piété de surface à une vie qui entre carrément en contradiction avec la volonté de Dieu. Comme on dit, ils désirent le beurre et l’argent du beurre. Ils croient pouvoir négocier sur la base de la pitié et de certains droits et liberté afin de faire fléchir les exigences divines. Être disciple de Christ, ce n’est pas seulement dire et paraitre, mais également obéir et être.

« Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui. »  — Jean 14.21

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Pasteur Blogueur, c'est Michel Vincent, pasteur à Mascouche, près de Montréal, "Des questions et une réponse. Je suis convaincu que la vérité est une personne!"

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