Les trois lettres de la confiance
13 décembre 2014  //  By:   //  Pensée de la semaine  //  No Comment   //   1762 Views

« Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ. » —2 Corinthiens 10.5

Je me souviens d’un samedi après-midi alors que mon garçon était âgé de cinq ans. Il avait grimpé dans un arbre du jardin et se retrouva prisonnier à 3 mètres du sol… il était en bien fâcheuse posture. Arrivé sur les lieux, je voyais bien que la hauteur lui semblait un précipice insurmontable. De ma hauteur, je lui dis simplement « Saute dans mes bras, je vais t’attraper ». Je lu dans ses yeux l’hésitation. « Et s’il m’échappe, si je tombe et que je souffre »… la confiance a finalement eu raison de la peur. Il a sauté, je l’ai attrapé, et nous nous sommes fait un câlin dont je me souviens encore.

Il a démontré ce jour-là qu’il me faisait confiance. Même si ma suggestion de sauter lui semblait extrêmement risquée, il a malgré tout obéi. C’est ici les trois lettres de la confiance : O-B-I. La confiance, pour qu’elle soit véritable et transcende les mots se doit de se transformer en obéissance. Sans obéissance, on peut dire qu’il n’y a pas de confiance tangible. En effet, c’est facile de dire que l’on a confiance en Dieu, tant que nous n’avons pas mis à l’épreuve ces belles résolutions et ces belles paroles, si souvent priées et chantées.

À partir de ces trois lettres, voyons comment transformer notre confiance en obéissance.

 

Sans obéissance, on peut dire qu’il n’y a pas de confiance tangible.

 

O comme Observer

Nous avons tous notre lot d’expérience qui décide la plupart du temps de la façon dont nous interpréterons les événements qui nous entourent. Ces raisonnements sont la plupart du temps des forteresses qui nous empêchent de nous lancer dans les bras du Père.

Pour obéir à Dieu, nous devons souvent oublier ce que nous savions de Lui, et le redécouvrir. Refaire notre lecture de ce qu’il est. La chair et le péché font de nous de bien mauvais analystes célestes. En effet, dans le jardin, la première conséquence de la chute fut une perte de conscience de la grandeur de Dieu (je me suis caché); puis de ma propre condition (car je suis nu). (Gen 3:10Gen 3:10
French: Louis Segond (1910) - SEG

10 Il répondit: J`ai entendu ta voix dans le jardin, et j`ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché.  

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Dieu est celui qui est digne de confiance, celui dont rien n’est laissé au hasard, celui qui nous aime et nous affectionne plus que tout… nous pouvons lui faire confiance.

La première étape de transformation pour avoir une foi dynamique en Dieu et lui prouver notre confiance est de le connaître. Lire et apprendre qui il est, prier et être attentif a son action. Plus nous le verrons tel qu’il est, moins nous aurons peur de sauter, et même dans la vallée de l’ombre de la mort, nous aurons la certitude qu’Il est avec nous.

B comme Bouger

La foi sans les œuvres est morte, de même, la connaissance sans la pratique n’est qu’un ballon vide. Le pas de la foi met le pied en avant et vois le fleuve se séparer. Il s’agit de faire petits pas au départ, puis de plus grands par la suite. Notre guide est Dieu lui-même qui nous assure qu’aucun précipice ne sera trop profond pour nos capacités (1 Cor 10:131 Cor 10:13
French: Louis Segond (1910) - SEG

13 Aucune tentation ne vous est survenue qui n`ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d`en sortir, afin que vous puissiez la supporter.  

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Il s’occupe Lui-même de notre perfectionnement et de notre transformation afin que nous grandissions de gloire en gloire, vers la stature parfaite de Jésus-Christ. Le rythme idéal est de bouger sans m’arrêter au fur et à mesure que j’apprends sur Dieu. Être à l’écoute du St-Esprit qui me dirige et m’indique la voie à suivre. Aimer, pardonner, exercer l’hospitalité, témoigner notre foi, s’entraider, tendre l’autre joue… Les œuvres sont là, sur mon chemin quotidien, prêtes à être saisies pour rendre le monde qui m’entoure meilleur.

I comme Insister

La confiance en Dieu, vient petit à petit au fur à mesure où il croît et que je diminue. Notre foi est un peu comme un muscle qui prend du tonus avec l’exercice et l’usage. Arrêter l’entraînement, c’est l’atrophie. Lorsque nous sommes pris sur la branche de nos épreuves, il se peut que nous nous fassions quelques échardes, que quelques égratignures nous surprennent, et même… une blessure!

C’est alors que je dois revenir à la première lettre et m’en remettre à Dieu. Même la blessure a un but d’apprentissage afin de faire croître ma foi. Je dois alors éviter d’interpréter les motifs de Dieu comme étant de la malveillance et voir le tout comme une course dont l’enjeu me dépasse.

« Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme. » — Hébreux 10.39

Avoir la foi en Dieu est synonyme de lui faire confiance, et cette confiance s’exprime dans l’obéissance. Une obéissance en trois lettres simples : O-B-I, en sa parole qui seule peut nous rendre véritablement heureux et bannir la crainte.

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Pasteur Blogueur, c'est Michel Vincent, pasteur à Mascouche, près de Montréal, "Des questions et une réponse. Je suis convaincu que la vérité est une personne!"

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