Ma goutte en 2016

Nous sommes tous une petite goutte dans l’océan du plan de Dieu.  Chacun à notre façon, de bon gré et même malgré nos faiblesses, nous contribuons tous à réaliser le plan du Seigneur en ce monde.  Si insignifiante qu’elle ne paraisse, cette goutte est pourtant partie prenante d’un tout sans laquelle le volume ne serait pas complet.

« et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ. »  -1 Pierre 2.5

Pour moi, 2015 a été une année de changement et de transition !  Que de surprises et combien j’ai vu la main de Dieu me diriger vers de nouveaux défis.  J’ai quitté un ministère pastoral de 15 ans et une église que je fréquentais depuis 20 ans.  J’avais une profonde conviction que le Seigneur m’appelait vers une nouvelle œuvre.  En fin d’année j’ai dû ralentir le rythme de Pasteur Blogueur en raison de ce nouveau ministère, et désormais je suis engagé à l’église de Mascouche à relever d’excitants défis au sein d’une équipe dynamique et consacrée profondément à Dieu.  Si l’on m’avait présenté cette goutte de 2015, j’aurais cru être incapable de la boire, et pourtant, elle n’était pas au-dessus de mes capacités.  Le Seigneur a été encore et comme toujours fidèle.

Une goutte semble si insignifiante dans l’immensité de l’océan.  Elle semble se perdre et ne pas faire monter bien haut le niveau.  En regardant à moi, mes capacités et mes erreurs, j’ai souvent l’impression que mon apport à l’église est moins que signifiant, pour ne pas dire vaporeux, contribuant beaucoup plus à une sécheresse qu’à une pluie diluvienne.  La grâce de Dieu me révèle qu’il peut prendre cette goutte imparfaite et si menue pour sa propre gloire, à condition de la lui donner en entier, à l’image de ces pains et poissons de l’Évangile.

En 2016 je plonge donc avec l’assurance que Dieu accomplira son plan avec sa patience et malgré mes imperfections et mes sécheresses. Ma prière est que nous puissions voir un puissant réveil spirituel sur le Québec.  Que le Seigneur utilise nos petites gouttes pour arriver à ses fins et déverser sur notre province une pluie diluvienne.

Côté Blogue, pour l’année qui vient je vais me consacrer è un domaine de réflexion qui m’interpelle profondément.  Un nouveau ministère, de nouvelles responsabilités et un domaine que j’approfondis depuis une vingtaine d’années : Le leadership dans l’église.   Je rédigerai mensuellement des articles avec Gospel Coalition E21 sur ce thème et j’ai également ajouté une rubrique « Leadership » à mon site. J’y ajouterai des articles sporadiques ainsi que d’autres traitants d’actualité et d’enjeux contemporains d’un point de vue chrétien.

Côté rédaction, j’espère terminer mon livre traitant de la foi et le phénomène de la conversion en 2016, et rédiger un guide de réflexion (dévotionnel) quotidien basé sur le leadership au cœur des proverbes.  Depuis une trentaine d’années, je lis chaque jour les proverbes et ceux-ci ont été une source profonde d’inspiration dans mon leadership. À l’occasion, je déverserai une page dans mon blogue.

J’ai toujours en projet l’ajout et l’exploration de vidéoblogue, mais le temps est comme l’océan, si l’on essaie de le boire en entier nous risquons la noyade !  Faut prendre que ce qui nous est présenté.  Si le temps me le permet, je publierai quelque chose en vidéo.

Aucune contribution à l’évangile n’est insignifiante, elle révèle notre engagement et notre passion pour la cause de Christ.  Il s’agit de plonger dans l’océan corps et âme et laisser Dieu nous guider au travers le courant.  Il le fera et nous conduira à bon port.  Je vous encourage en 2016 a plonger, chacun avec votre petite goutte, car c’est ensemble que nous faisons une différence en vivant et en hâtant son avènement. (2 Pi 3:12)

Une merveilleuse année 2016 bénie et enrichissante

Mourir de joie!

« (…) je ne considère pas ma vie comme précieuse, pourvu que j’accomplisse avec joie ma course et le ministère que le Seigneur Jésus m’a confié : annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu ».  – Actes 20 :24 

On dit que le bonheur n’est pas une destination, mais une façon de voyager.  L’apôtre Paul nous en fait par ces mots la démonstration avec éclat.  Il sait sans l’ombre d’un doute que des persécutions l’attendent, que la vie ne sera pas de tout repos.  Il est même convaincu qu’il l’exposera et que la rencontre avec la mort sera violente.

L’Histoire lui donne raison : Paul connut la torture, et fut décapité… Si l’on me racontait ma propre histoire et qu’aux dernières pages, à la toute fin de ma vie, l’on me dit qu’elle se terminera dans la douleur, et au terme d’une vile exécution, est-ce que je choisirais la joie ?  Pour l’apôtre, la question ne semble pas se poser.  Tout ce qui compte, pour lui, c’est d’accomplir sa course avec joie.  Plus important que l’issue, la façon de vivre est le présent qui nous relie à l’éternité et expose notre foi véritable.

Joie et plaisirs

La difficulté à discerner la joie véritable est de la confondre et la noyer avec les plaisirs.  Ces derniers apportent une jouissance passagère et instable, qui peut être intense, mais qui connaît invariablement une fin et un déclin. L’explosion des sens, le coup de foudre jettent une poudre effervescente aux yeux spirituels, mais conduisent à un cul-de-sac.  L’essence du plaisir sur la route de la vie équivaudrait à alimenter une automobile avec de la dynamite… intense, peut-être efficace pour un temps, mais totalement destructrice.

Les plaisirs procurent une certaine joie, mais celle-ci se résorbe rapidement et s’ensuit une dépression, un vide qui aspire l’être vers la recherche de nouveaux plaisirs. Ce cycle sans fin se termine à la mort et la satisfaction superficielle qu’il procure nous amène à rechercher soit le déni et l’acceptation de petits riens, comme des touches divines, soit la recherche d’une source de joie durable et profonde.

Ce qui pilote mes plaisirs dévoilera inévitablement le type de joie qui m’enveloppe.

Un choix de vie

De la même façon que John Piper l’expose presque deux mille ans plus tard dans son ouvrage : Prendre plaisir en Dieu, Paul a choisi sa source de joie : Dieu lui-même et Dieu seul.  La mort n’est pour lui qu’une étape de transition obligée pour aller à la rencontre de Celui qui est sa joie.  Une perspective simple, et non simpliste ou Jésus est au centre de toute ma recherche de joie.  Le but et l’aboutissement de celle-ci.  David s’exprimait de même :

« Je ferai de toi le sujet de ma joie et de mon allégresse, Je chanterai ton nom, Dieu Très-Haut ! » -Psaumes 9 :3.

Les chrétiens sont les humains les plus joyeux qui existent.  Du moins, ils devraient l’être, puisqu’ils sont rachetés, sanctifiés, régénérés, adoptés. L’Évangile offre à tous les ingrédients nécessaires à la joie.  Il ne tient qu’à nous de les saisir et de les lier au cœur de notre foi afin qu’ils éblouissent un monde obscur où le désenchantement est bien souvent le lot de chacun.

Ce qui pilote mes plaisirs dévoilera inévitablement le type de joie qui m’enveloppe.

 

La joie est volatile, lorsqu’elle puise sa source en ce monde (1 Jean 2:15, 16), elle devient comme un parfum qui lentement disparaît sitôt vaporisé.  Elle se doit alors d’être constamment rafraîchie par de nouvelles jouissances éphémères.  Si par contre, sa source est Jésus, elle prend une profondeur et une saveur éternelle par l’effet de l’Esprit et des promesses de Dieu (Jean 17:13).  Nous sommes par notre nature pécheresse, des êtres oublieux, dont la tendance intrinsèque est de voir la coupe à demi vide alors qu’en réalité, elle déborde.   Nous cherchons naturellement à combler les désirs de la chair, quitte à subir la déception répétée d’une joie intermittente.

Un regard dirigé en haut

La joie véritable est proportionnelle à ma soif de Dieu et de ma perception spirituelle.  À force d’insatisfaction terrestre et de supplications , il nous révèle nos biens véritables et durables (Eph 1:18. Nous les avons déjà, mais leur présence, enfumée par les désirs humains, devient floue et intangible.  La joie authentique naît du concret qui dépasse toute connaissance, lorsque nous saisissons toute les dimensions de l’amour de Dieu a notre égard.  Une joie, encore une fois, qui tire sa source de la prière, mais également de la communion avec l’Église (Eph 3:18,19).

Saisir Christ, c’est saisir la joie.  C’était le but de la course de Paul.  Il avait été saisi par Jésus, et désormais, il considérait tout comme de la boue afin de gagner la joie profonde et éternelle (Phili 3:7-14). Il avait goûté cette joie, et désormais, il n’acceptait aucuns compromis, aucun succédané, aucune imitation.  Lorsqu’une personne goûte la joie de Christ, celle-ci laisse une telle impression que tous les plaisirs du monde prennent une saveur fade et amère.

Il pouvait ainsi dire, sans hésitation, devant la souffrance à venir, que tout ce qui compte est de poursuivre sa course accompagnée de joie, cette joie trouvée en Jésus seul.

Une mission plus grande que la vision

Il y a une joie par-dessus la joie.  Celle de savoir que nous faisons partie d’une chaîne de joie qui se répercute jusque dans le ciel.  Chaque fois qu’une âme est sauvée, la joie inonde le ciel et se fraie un chemin au milieu des anges devant Dieu (Luc 15:10).  C’est notre motivation d’endurer le monde présent, en vue d’un meilleur.  Nous pouvons, en ce moment même, devenir participants et sources de joie dans le ciel… « pourvu que j’accomplisse avec joie ma course et le ministère que le Seigneur Jésus m’a confié : annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu ». 

La source, la motivation et la raison de la joie parfaite ont un même affuent : L’Évangile de Jésus-Christ.

7 facettes d’un mariage qui dure

Je célèbre aujourd’hui mon vingt-sixième anniversaire de mariage.  Honnêtement, ça m’a paru très court.  Nous avons eu des épreuves, des moments intenses, de grandes joies et de profondes déceptions, la vie s’est chargée de quelques rides et cheveux blancs supplémentaires, mais l’amour que nous avons l’un pour l’autre n’a cessé de croître depuis ce jour où nous avons dit OUI.

Je suis personnellement un enfant du divorce.  Je l’ai connu à seize ans, et ma confiance en l’institution était plutôt mitigée.  J’ai plongé dans l’aventure maritale avec des convictions ne provenant pas de mon expérience personnelle, mais de la Parole de Dieu, et jamais je n’ai été déçu.  Lorsque mes amis chrétiens ou non me demandent comment nous avons pu durer et vivre amoureux encore et encore, la réponse et toute simple : C’est grâce à Dieu!

Voici donc quelques principes bibliques pour un mariage qui dure et augmente en intensité!  Sept facettes pour un mariage qui dure.

« Maris, que chacun aime sa femme, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par l’eau de la parole, pour faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable ».  – Éphésiens 5.25-27

Facette 1 : En Christ

Christ est au centre de notre couple.  Il est la troisième personne de notre trinité conjugale.  Nous nous sommes rencontrés dans une église et avions chacun de notre côté une relation vivante avec Jésus.  Nous avons mis en commun ce que Jésus nous avait donné.  Notre relation personnelle avec Dieu et l’église a été dès le début le foyer et le terreau de notre amour.  Si cela n’avait pas été le cas, nous n’aurions simplement jamais envisagé de relation.

Facette 2 : L’amour

Nous avons décidé volontairement de nous aimer.  Prenant la définition biblique de l’amour (1 Cor 13:1-7) comme un standard, nous avons fait de l’autre l’objet de notre pratique.  Le pardon, le service, les petites attentions, nous traitons l’autre comme si nous avions affaire a Jésus lui-même.  Le respect profond, le langage respectueux et une profonde déférence mutuelle sont à la base d’un amour sincère et profond.

Facette 3 : La continuité

Notre mariage n’est pas un « en attendant ».  La séparation, le divorce ou toute autre allusion à un fossé dans notre relation ont simplement été bannis de notre dictionnaire.  À l’exemple de Christ qui aime une fois pour toutes, nous avons décidé de nous aimer jusqu’à ce que la mort physique nous sépare.

« C’est ainsi que le mari doit aimer sa femme comme son propre corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même.  Car jamais personne n’a haï sa propre chair, mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Église,  parce que nous sommes membres de son corps ».  –Éphésiens 5.28-30

Facette 4 : Une seule chaire

Tout ce que je désire, je le fais pour l’autre, c’est la fameuse règle d’or.  Si je fais la vaisselle, j’épargne à mon épouse une tâche.  Ainsi, je tente constamment d’être créatif dans mon amour, non pour espérer recevoir un gain quelconque, mais pour la joie que me procure le plaisir de la voir heureuse.  Lorsque l’intention de chacun est dirigée vers l’autre, les besoins sont comblés dans la joie et une douce harmonie règne au sein de la famille.

Facette 5 : Comme Christ

Nous avons rapidement constaté que notre couple était également un phare de l’amour de Christ, un échantillon que nous présentons au monde, aux amis, aux frères.  Notre famille est un témoignage en soi.  Nous nous affichons comme chrétien et dès ce moment, la lampe est mise au milieu de la pièce.  Les observateurs sont a l’affut et nous sommes remplis de joie chaque fois que nous pouvons exprimer l’amour de Dieu au travers notre couple, nous savons que nous glorifions Christ.

« C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair.  Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l’Église.  Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari ».  – Éphésiens 5.31-33

Facette 6 : L’attachement

Une autre facette est celle de l’attachement réciproque dans le détachement parental.  À notre mariage, nous sommes devenus une entité distincte de nos parents respectifs et avons toujours agi comme tel. Le cordon a bel et bien été coupé et notre famille est autonome et unique. Nous croyons que désormais Dieu nous donnera notre lot d’épreuves et de défis en proportion de ce que nous pouvons prendre.

Facette 7 : La spiritualité

Christ, sa parole et son église sont au cœur de notre vie de famille.  Nous prions ensemble, nous partageons ce que nous lisons dans sa Parole.  L’église n’est pas un ajout ou une plus-value à notre famille, nous sommes l’église, composée de nombreuse famille comme la nôtre dans une interdépendance, nous mettons au service des autres les dons que Dieu nous a donnés.  Ainsi, chacun de nous servons, et avons notre place dans la famille de Dieu et nous croyons que nous connaissons ainsi, avec tous les saints, toutes les dimensions de l’amour de Christ.  (Eph 3:18)

 

Je n’ai jamais rencontré une femme qui ne fasse confiance à un homme qui est prêt à mourir pour elle!

 

Dans la confusion sociale grandissante entre genres, rôle et responsabilités au sein du couple, nous avons toujours appuyé notre relation sur la Parole de Dieu et pris chacun nos responsabilités réciproques.  La soumission n’est jamais pénible si l’amour règne et Christ est le modèle suprême autant pour l’homme que la femme.  Je n’ai jamais rencontré une femme qui ne fasse confiance à un homme qui est prêt à mourir pour elle! (Eph 5:25)

OUI, il y a un certain mystère, également dans le couple.  Les deux font une seule chair, et pourtant si distincts, l’incompréhension peut facilement détourner les yeux de l’essentiel : Jésus, la croix et l’Évangile.  Lorsqu’ils sont au cœur du couple, ils assurent la gloire de Dieu au coeur de notre génération.

La grâce suffisante

Dernièrement, lorsque j’ai vu ces 21 chrétiens se faire décapiter et exprimer leur foi en Jésus-Christ dans le martyre, je me suis dit spontanément : « Si j’étais à leur place, je ne crois pas que j’aurais le courage nécessaire. »  Et pourtant ces frères, véritables héros modernes de la foi, sont fait de la même poussière et ressentent les mêmes peurs que chacun de nous.  Ils demandent que nous priions pour eux afin qu’ils aient le courage d’aimer et de pardonner.  Tous les chrétiens sur cette terre sont nus devant Dieu.  Certains se cachent derrière leur peur et les autres se revêtissent de la grâce abondante de notre Seigneur.  Comment passer de l’un à l’autre?

Ici et maintenant

Le courage de Dieu s’exprime dans l’usage.  Tout comme il est inutile de prendre tous les repas d’une semaine en même temps, il est totalement inutile de demander aujourd’hui la grâce pour ce qui se passera demain.

« Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter. » -1 Corinthiens 10.13

Le Seigneur nous démontre avec force qu’il donne constamment la grâce de passer au travers de toutes les épreuves et de tous les malheurs.  Une épreuve à la fois, un jour qui suffit à la peine quotidienne, où les inquiétudes, bien qu’humaines, peuvent être noyées par la grâce et exposer toute la gloire d’un Dieu providentiel.  S’Il le promet, il tiendra ses promesses, c’est assuré.

La grâce de Dieu s’exprime au fur et à la mesure de nos besoins quotidiens, à quoi bon nous donner la force et le courage des martyrs si nous n’en avons pas besoin.  Dieu ne gaspille rien et surtout pas sa grâce.  Elle est toujours suffisante aujourd’hui, ici et maintenant.

Avec foi

Si j’avais le couteau appuyé sur la gorge, au moment tragique d’offrir ma vie comme un martyr moderne, la grâce de Dieu pourvoirait inévitablement.  Il me fortifierait, me donnerait le courage et chasserait toute frayeur et épouvante. La foi est cette ferme assurance que Dieu procurera le nécessaire.  Un fruit conséquence d’une présence, celle du St-Esprit en moi.

« Car je vous donnerai des paroles et une sagesse telles que vos adversaires ne pourront leur résister ou les contredire. »  – Luc 21.15

C’est une réponse dynamique aux promesses que seul Dieu peut tenir.  La foi est la source et le résultat d’une vie possédée par le St-Esprit.  Elle est aussi la puissance irrésistible des croyants devant l’impossible, qui, à la toute dernière minute, plongent dans un vide préparé et dont la main de celui qui l’a orchestré est toujours positionnée au-dessus et en dessous de son enfant.

 

La grâce de Dieu s’exprime au fur et à la mesure de nos besoins quotidiens, à quoi bon nous donner la force et le courage des martyrs si nous n’en avons pas besoin. 

 

Sans limites

Tous les humains depuis Adam vivent la peur, l’inquiétude et l’anxiété.  C’est l’humain dans sa plus simple expression.  « J’ai eu peur »-Gen 3:10.   Ce qui met à nu notre inquiétude est en fait la balance de la réalité face à nos capacités.  Comme chrétien, nous nous percevons tels que nous sommes, et croyons que nos capacités limitées, nos moyens restreints et notre force bien chétive sont les seules sources de puissance mises à notre disposition.  C’est le regard fixé sur le moi sans considérer celui qui habite avec puissance en nous.  Sa provision est infinie, tout comme sa grâce.  Croire que Christ en nous est la source même de la sagesse, de la puissance et du courage, de la même manière que ce même Esprit le fit pour Moïse, Élie, Paul et tous ces héros de la foi.

Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu ; -2 Pierre 1.3

En fait, les limites de la grâce de Dieu ne sont pas fixées par mes peurs, ni même par l’ampleur relative de l’épreuve se trouvant en face de moi.  Les limites sont infinies et sont déversées au fur et à mesure du besoin présent et ce, dans un seul but…

Pour sa gloire

Sa grâce ne nous rend héros que dans la mesure où c’est Dieu qui agit au travers nous. Notre superpouvoir est en Lui et en rien d’autre.  C’est alors que Dieu est glorifié. Le problème n’est pas que la gloire de Dieu soit inexistante.  À l’état brut, elle emplit le ciel et est manifestée au travers toute la création.   Le problème est que les créatures que Dieu a créées pour sa propre gloire tentent de s’attribuer pour elles-mêmes la gloire qui appartient à Dieu seul.  Le Seigneur désire glorifier son nom et non démontrer que l’homme peut être courageux. Le simple fait d’exister ou de respirer est un miroir grossissant de la gloire de Dieu.  Une gloire prise pour acquise et ramenée à soi.

« En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes ? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu. »  -1 Pierre 2.20

Lorsqu’un homme, faible comme tous les hommes, décide volontairement de se soumettre au Seigneur de sa vie en désirant rendre gloire a Jésus-Christ même au travers d’une mort violente, il crucifie son humanité pour laisser toute la place à Dieu afin que Dieu seul soit mis en avant.  S’il le pouvait, il disparaîtrait pour que la seule chose visible et éblouissante ne soit que la gloire de Dieu.

L’Évangile c’est la gloire de Dieu personnifiée entièrement au travers de notre modèle : Jésus-Christ.  Lorsque je lis ces témoignages de martyrs modernes glorifiant Dieu, je sais que le Seigneur dans sa fidélité pourvoira, en son temps, à ma propre provision de grâce, afin qu’au travers de la souffrance, je puisse mettre en relief la gloire de Dieu et partager avec tous ces héros une part de joie céleste indescriptible.

L’arrogance humaine

« Ne te presse pas d’ouvrir la bouche, et que ton cœur ne se hâte pas d’exprimer une parole devant Dieu ; car Dieu est au ciel, et toi sur la terre : que tes paroles soient donc peu nombreuses. »  – Ecclésiaste 5.1

Dernièrement, une chaine scientifique très sérieuse diffusait un reportage sur l’éventualité de voir des extraterrestres prendre contact avec nous, humains, ici, sur la terre.  En résumé, plusieurs savants nous  apprenaient que, si des  extraterrestres intelligents arrivaient à nous contacter, nous devrions nous préparer à l’éventualité qu’ils soient hostiles. Après tout, nous ne savons rien de ces éventuels visiteurs.

Un paradoxe

L’être humain est un paradoxe sur deux pattes!  Sans aucune preuve,  et nourris que de spéculations, nous restons prudents devant une hypothèse sans aucun fondement solide.  Pourtant, lorsqu’il s’agit de formuler qu’un Dieu, Créateur ou non, puisse exister, nous rejetons la supposition comme une chimère impossible.  Sans discussion et sans appel, comme si la non-existence de Dieu était l’hypothèse la plus profondément ancrée.  Malgré cela, même selon les dires de scientifiques aussi réputés que Steven Hawking, l’existence de Dieu EST une probabilité et une hypothèse parmi tant d’autres, qui pourtant a pu être plus profondément fondée que celles d’une existence extraterrestre intelligente

Tout comme pour une intelligence extraterrestre, s’il y avait la plus petite probabilité qu’une divinité quelconque existe, le simple bon sens exigerait la prudence!

 

Nous disons chercher la vérité, mais en fait, notre curiosité ne cherche qu’à  appuyer notre propre conception de l’univers.

 

Une curiosité

Dans sa quête de savoir, l’homme fait usage de deux poids et deux mesures  lorsqu’il est question de Dieu.  L’homme est toujours prêt à considérer toute hypothèse, voire celle du néant, comme probable, sauf en face de celle de Dieu.  Sa soif de connaissance rencontre une cloison hermétique devant l’existence de Dieu, comme s’il désirait voir Dieu disparaître de son champ de vision.  Lorsqu’il se pose la question de l’existence de Dieu, c’est pour tergiverser et lui porter des intentions quasi humaines.  Si Dieu existe, pourquoi le mal, pourquoi la souffrance, tant de pourquoi et de questions!  L’arrogance humaine n’a d’égale que son ignorance. Imagine que  ne pas croire réglera le problème.

Aucun être soit disant sensé n’oserait s’aventurer en terre inconnue sans avoir au préalable évalué ses chances de survie.  Les dangers et les risques encourus méritent d’être considérés, il en va de notre propre existence.  L’intelligence et l’instinct qui font la gloire de l’homme deviennent tout à coup caducs lorsque la question de l’existence de Dieu se pose.

Et à peine son existence est-elle prise en considération, qu’il il devient la cause de tous les maux. L’homme pose des questions, interroge Dieu, le met au défi et même à l’épreuve.  Le poing se lève, la hardiesse et le torse se bombent, face à ce Dieu considéré comme chimérique, voire imaginaire.

La curiosité humaine s’arrête aux frontières de ses propres limites.  Nous disons chercher la vérité, mais en fait, notre curiosité ne cherche qu’à  appuyer notre propre conception de l’univers.

Le grand SI

Plaçons-nous un instant dans un monde où aucune preuve de divinité ne soit à notre portée.  Il n’en demeure pas moins que la simple éventualité qu’elle existe devrait être en soi une hypothèse à considérer.  Et si Dieu existe…  Si un être supérieur subsiste, nous devrions au moins être prudents!  Qui sait et qui connaît ses intentions?  Si une divinité telle que chacun la conçoit, constituée en elle-même d’une puissance supérieure, d’une intelligence au-dessus de celle du genre humain et des capacités inconnues des simples mortels avait l’ombre d’une chance d’exister, la réserve serait de mise. C’est la base de la conservation.  Pourtant ce n’est pas ce que l’on observe. C’est le grand paradoxe de l’arrogance humaine.

Le véritable problème n’est pas d’ignorer l’existence de Dieu, mais de faire comme s’il n’existait pas.  Un déni volontaire qui va à l’encontre même du simple bon sens, voire de toute démarche scientifique.  L’homme refuse même la possibilité, le SI est rejeté de facto. Étrange pour un être se disant intelligent et à la pointe de la civilisation, de la pensée et des connaissances.

Ce paradoxe n’est en fait qu’une illusion.  Il ressemble beaucoup plus à un déni et qu’a une recherche loyale de la vérité.

La tromperie

L’irrationnel a rendez-vous avec la pensée humaine lorsque Dieu est inséré dans la perspective existentielle.  Le rejet global et direct devient presque automatique et malheureusement, il en résulte un refus systématique et sans fondement.  Comme un animal traqué se retrouvant face à un rival, l’homme préfère mettre des œillères plutôt que de voir la réalité telle qu’elle est ,  si le Dieu de la Bible existe véritablement, nous devrions le reconnaître comme tel et tout simplement l’adorer.

La négation de l’existence de Dieu conduit à l’hypothèse de son existence.  L’acharnement de l’homme dans le déni amène  et  révèle un homme en crise d’identité, refusant toute compétition à son aspiration au risque d’être annihilé lui-même dans son rejet d’un créateur potentiel.

Une réconciliation

Le point de réconciliation est l’Évangile.  Jésus se disant homme est un tournant historique sérieux pour tous chercheurs prudents de la vérité.  Il nous révèle un Dieu loin d’être hostile, prêt à aimer jusqu’à la mort.  Un Dieu devant qui tous auront un jour à rendre compte de leur existence.  Tout chercheur avisé devrait entreprendre son investigation au moment de l’histoire marqué d’une croix.

S’enfoncer la tête dans le sable de l’ignorance et faire comme si, ne changeront en rien la vérité. Dieu lui-même lançant le défi :

« Arrêtez, et sachez que je suis Dieu : Je domine sur les nations, je domine sur la terre. »
– Psaumes 4.11

Les enfants de Müller

« Élie était un homme de la même nature que nous : il pria avec instance pour qu’il ne pleuve point, et il ne tomba point de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois. »- Jacques 5.17

En pleine époque victorienne, un homme a su effacer les effets de la révolution industrielle et les avancées technologiques en s’en remettant tout simplement à Dieu. À cette époque où la pauvreté extrême touchait la quasi-totalité de la population, le cœur compatissant de Georges Müller a démontré avec force que la prière était efficace. Voyons quelques étapes de la vie de ce géant de la foi.

Débuts difficiles

Né dans le royaume de Prusse en 1805, d’une famille incroyante, le petit Georges fut destiné très tôt par son père à devenir ministre du culte dans l’Église d’État. Ainsi, étant fonctionnaire son avenir sera assuré, pensait-il. À l’adolescence, étudiant la théologie, il vivait une vie désordonnée, s’adonnant au jeu, à l’alcool et au vol.  Jusqu’à la rencontre qui transforma sa vie. Invité par un ami, il fréquenta une réunion de prières ou la ferveur et l’intensité le touchèrent profondément. Le contact avec ce niveau de piété inconnu de lui jusqu’alors le bouleversa au point qu’ il mit sa vie en règle avec le Seigneur et se destina à être missionnaire afin de le servir.

Missionnaire en Angleterre

Âgé de 24 ans, il arrive à Londres et tombe gravement malade et près de mourir. Il fut remis sur pied par la grâce de Dieu, et cette « résurrection » eut l’effet profond d’une transformation autant de sa foi que de sa consécration. En convalescence dans le sud, à Teignmouth il entreprit un ministère pastoral, absolument convaincu que Dieu pourvoirait à tous ses besoins. Trois ans plus tard, en 1832, il déménagea au nord, à Bristol.

Un cœur pour les enfants

Il commença très tôt à s’impliquer auprès des enfants, tout d’abord en fondant l’Institution des Connaissances bibliques pour la Maison et pour l’étranger, désirant fournir aux enfants une éducation adéquate et biblique. En 1835, cinq écoles étaient fonctionnelles et autogérées uniquement par des dons. À Bristol, devant la pauvreté dont les enfants étaient victimes, il commença à accueillir des orphelins chez lui, afin de leur fournir un petit déjeuner et une heure et demie d’éducation chaque matin. Au début, cinq, puis trente… jusqu’à 130 enfants en cinq ans furent hébergés par les Müller.

Un principe de foi

Nourrir, héberger et habiller tous ces enfants avait un coût. Selon sa propre conviction, il se refusa de demander de l’aide extérieure. Il avait la profonde conviction que Dieu pourvoirait. Il se basa sur un premier principe de foi qu’il tint résolument toute sa vie : « Je demande à Dieu seul, et Lui pourvoira en m’accordant ce dont j’ai besoin ».  De 1835 à 1850, il prit en charge plus de 300 enfants, au point que la résidence de Bristol ne suffisait plus à contenir tout ce monde. Une deuxième maison fut construite. 20 ans plus tard, plus de 1 500 enfants étaient accueillis, répartis dans cinq maisons. Georges Müller n’a jamais demandé de soutien et ne s’est jamais endetté. Seule la prière fervente fut à l’ origine de cette œuvre grandiose.

Presque 20 000 orphelins furent pris en charge. L’éducation prodiguée à ces enfants fut de si bonne qualité que les usines et les mines environnantes avaient du mal à recruter des travailleurs !

L’adoption céleste

À 70 ans, âge où plusieurs songent à la retraite, Georges Müller amorça une tournée mondiale de prédications qui le conduisit en Amérique, en Europe et au Moyen-Orient. Des milliers d’âmes furent sauvées et adoptées par le Père céleste au travers la prédication de cet homme de Dieu.

Dans cette période aussi, son soutien fut assuré par les dons de personnes dont le St-Esprit avait touché le cœur en réponse aux prières. Il avait cette assurance que s’il demandait avec la certitude d’être dans la volonté du Seigneur, celui-ci répondrait à ses prières… et il le faisait.

 

J’essaie de garder mon cœur dans une condition telle qu’il n’ait pas de volonté propre. Sur dix problèmes, neuf sont déjà résolus lorsque notre cœur est prêt à faire la volonté du Seigneur

 

La méthode Müller

Cet homme de foi, dont l’amour des enfants et des âmes a su exposer au monde une foi extraordinaire, avait une approche très simple de la prière selon son propre témoignage :

«  J’essaie de garder mon cœur dans une condition telle qu’il n’ait pas de volonté propre. Sur dix problèmes, neuf sont déjà résolus lorsque notre cœur est prêt à faire la volonté du Seigneur. Lorsque nous arrivons à ce point, nous sommes très près de savoir quelle est sa volonté.

Lorsque mon cœur est prêt à faire la volonté du Seigneur, je ne remets pas l’issue au sentiment seul ni à la simple impression. Je cherche la volonté de l’Esprit de Dieu au moyen de sa Parole ou en accord avec sa Parole

Ensuite, j’étudie les circonstances providentielles. Celles-ci, avec la Parole de Dieu et son Esprit, indiquent clairement la volonté du Seigneur. Je demande à Dieu par la prière de me révéler sa volonté.

Ainsi, après avoir prié Dieu, étudié la Parole et réfléchi à son contenu, je parviens à la meilleure solution possible. Si je suis toujours en paix, après deux ou trois demandes de plus, je continue dans cette direction. Pour les petites choses comme pour les grandes, j’ai toujours trouvé cette méthode très efficace ».

Georges Müller retrouva son Seigneur en 1898. Il était âgé de 93 ans. Durant la Seconde Guerre mondiale, les journaux de Bristol publièrent l’article suivant : « L’orphelinat de George Müller, à Bristol, demeure l’une des merveilles du monde. Depuis sa fondation en 1836, le chiffre des contributions que Dieu lui a accordées uniquement en réponse aux prières atteint plus de 18 millions d’Euros et le nombre des orphelins recueillis s’élève à près de 20’000. Bien que les vitres de près de quatre cents fenêtres aient été récemment brisées par les bombes, aucun enfant, aucun membre du personnel n’a été blessé ».

La fondation Müller se retrouve ici  : http://www.mullers.org/

Le pouvoir du Like

Personne n’est indifférent aux compliments. Nous les aimons, ils nous remontent le moral et nous encouragent. Une tape dans le dos est un geste anodin qui nous donne le message que notre travail est apprécié et nous incite à poursuivre dans la même direction.

Le besoin de valorisation est une quête humaine qui remonte au jardin lorsque nous avons perdu notre identité en Dieu. Nous nous sommes cachés et avons perdu depuis ce jour la reconnaissance. La simple vue de notre nudité nous a amenés à nous dissimuler et la honte nous poursuit depuis. (Genèse 3:10) Une soif constante qui s’exprime souvent en dépendance est devenue presque maladive avec la communauté Facebook. Le fameux « Like » que nous cliquons à tout vent n’est pas si anodin qu’il n’y parait. Même la multinationale utilise désormais des algorithmes afin de profiler ses usagers en fonctions des cliques et likes que tout a chacun font.

En quête d’une oasis réconfortante, nous confondons la poussière et l’eau. Nous avons soif de reconnaissance et d’acceptation et nous contentons de miettes sèches laissées sur un mur, souvent par des étrangers. C’est se contenter de peu pour étancher une soif que seul Dieu peut vraiment combler de son eau vive.

D’un autre côté, apposer le sceau de l’approbation sur tout ce que me semble correct ou agréable est un piège qui risque de transformer le fleuve émanent du St-Esprit en citerne percée et boueuse.

Il y a une réflexion à faire dans nos habitudes d’aimer.   Tout chrétien a besoin de prendre conscience de l’impact de ce qu’il aime et également ses attentes face aux approbations virtuelles sur ce qu’il publie.

To like or not to like!

Ce que je like révèle véritablement mes gouts, ou du moins laisse une trace, des gouttes claires sur ce que j’approuve, sur ce que je crois moral ou correct. La Bible nous exhorte à être vigilants et prudents sur ce que nous approuvons.(Éphésiens 5 :4) Une photo douteuse, une expression équivoque, un propos offensant ou une blague qui n’est moralement pas à la hauteur de notre vocation, lorsqu’elles sont liker deviennent des partenaires auxquels je m’associe, et par le fait même, auquel j’associe Jésus lui-même. (1 Cor. 3:16)

Rappelons-nous que tout ce que nous approuvons sur Facebook est public et sous l’éclairage commun. Tous voient, tous savent et tous jugent ce que j’aime. Ainsi, par mes likes je peux exprimer de quel type d’eau j’arrose les témoins de mon sillage sur le réseau social.

Le besoin de lumière

Dans ce village qu’est Facebook, les éléments que nous affichons sont sciemment mis aux vus et sus de tous. L’intention est clairement définie, l’offre est affichée avec un but : être aperçu, lu ou entendu. Facebook est une microsociété avec les mêmes attentes et règles que la vie quotidienne. Lorsque je lance un « Bonjour », je m’attends à un retour de l’autre. De la même manière, lorsqu’une publication est affichée, puisque tous savent que tous voient, il se créé une attente. En effet, l’homme est un être créé pour vivre en société. Nous désirons et aspirons aux interactions de nos semblables. De la même façon, le simple fait de cliquer sur le petit pouce exprime quelque chose d’éloquent. Quand je like je lance un message : j’approuve ce que j’ai vu. Je dis par un simple clic que j’aime ton commentaire, j’aime ta photo, je m’associe à toi, je reconnais que tu existes. Et chacun est au fait de cette évidence. Il y a donc une forme d’échange d’appréciation au travers ce simple fait. Une façon simple de dire à l’autre : « J’aime ». Le risque est lorsque le « J’aime » est perçu comme un « Je t’aime ».

 

Facebook n’est qu’un outil de socialisation et non une source de valorisation.

 

L’égo valorisé

Une étude récente soulignait que Facebook pouvait contribuer à la dépression. En effet, lorsque ce média devient ma principale source de valorisation et d’appréciation, une forme subtile d’idolâtrie se tapit à la porte de notre cœur. La source d’eau vive est relayé à une simple citerne virtuelle.

Quand je publie une photo ou une réflexion et que j’attends frénétiquement les like il devient évident qu’un détournement est en cours et la dépression qui s’en suit s’exprime souvent par une tristesse voir une colère. Signe que la satisfaction que l’on en retire n’est que passagère et partielle. Je compare : une autre en a eu plus que moi. Je deviens paranoïaque : Mon ami est en ligne et n’a pas liker mon commentaire. Ma soif est désormais attirée par le mirage de cette oasis imaginaire.

À la source de l’eau vive.

Les grands envoient les petits chercher de l’eau, et les petits vont aux citernes, ne trouvent point d’eau, et retournent avec leurs vases vides ; confus et honteux, ils se couvrent la tête. _ Jérémie 14.3

Comment éviter le piège du mirage lorsque nous publions sur Facebook?

  1. Puiser ma valeur est en Christ seul. La source de ma valeur propre est Celui même qui me donne la vie, le mouvement et l’être. Pourquoi rechercher ailleurs une eau que seul Dieu peut donner en abondance? (Actes 17:28).
  2. Garder mon intimité pour moi seul. Ainsi, je ne serai pas atteint intimement si un commentaire inattendu est perçu, ou encore si personne ne like mon intervention. Le but des publications est de transmettre de l’information et non de semer des éponges d’amour! (Proverbes 5:16)
  3. Viser de plaire a Dieu seul. Je comprends que tous n’ont pas le temps de lire ou aimer mes commentaires. Rien de personnel puisqu’en bout de compte, ce qui importe c’est Dieu, et comme celui-ci m’a prouvé sans l’ombre d’un doute son amour, pourquoi la rechercher ailleurs? (Proverbes 29:5)

Facebook n’est qu’un outil de socialisation et non une source de valorisation. Avec ce constat à l’esprit, je peux désormais publier d’une façon équilibrée et devenir un reflet véritable de la grâce de Dieu, même sur le réseau social. N’oubliez pas de liker ce billet…

Dix merci!

Quoi de plus désagréable que de se lever du mauvais pied? Une mauvaise nuit, une journée accaparante qui nous attend, un conflit non résolut… autant de raisons que nous mettons dans le plat dans lequel nous y mettons les oreilles. Se lever du pied gauche dis-t-on! L’expérience, appuyé par de nombreuses recherches dévoilent l’importance des première pensées de la journée.   Dès que mon œil s’ouvre et que je prends conscience de la réalité, qu’est-ce que je me dis? Quel est mon discours intérieur? Il risque bien de teinter toute la journée qui suivra. Ces premières réflexions deviennent la toile de fond pour les heures qui suivront. C’est la palette de couleur avec laquelle nous teinterons notre vie en cette journée.

Pourquoi ne pas commencer chaque journée dans la reconnaissance et les actions de grâce? Dès l’œil mi-clos, me conditionner à la grâce en action. Dis merci! Un exercice pratique est de trouver une dizaine de raisons de remercier Dieu pour la journée qui se présente devant moi.

Voici quelques pistes d’indices pour que nos journées de 2015 deviennent des réservoirs d’action de grâce.

« Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ. » —1 Thessaloniciens 5.18

Dieu

Dieu est la première source d’actions de grâce : La personne même de Dieu. Sa grandeur, sa sagesses, sa justice, son amour. Son omniprésence, son omnipuissance son omnipotence. Tous ses attributs sont autant de source de réflexion profonde ou puiser de puissants encouragements. Ne pas se contenter d’un simple « Merci Seigneur pour ton amour », mais y plonger les regards et réaliser ses dimensions.

Prendre le temps de goûter la présence du Seigneur, qu’Il est là, présentement, à mes côté. La tête sur l’oreiller, je m’éveille sous son regard. L’ange de l’Éternel ne campe-t-il pas près de ceux qui le craignent? (Ps 34:8) Rien ne lui échappe, je suis entre bonne main et personne ne pourra m’y ravir.

Pour m’y aider, la Parole même de Dieu peut diriger mes pensées, des livres inspirants tel « connaître Dieu », « Prendre plaisir en Dieu » et de nombreux guide de méditation peuvent nous accompagner dans cette quête de Dieu. Rien de tel que le réveil en compagnie de celui qui me dit :

« Ne crains rien, car je suis avec toi ; Ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu ; Je te fortifie, je viens à ton secours, Je te soutiens de ma droite triomphante. » — Esaïe 41.10

 

Commencer la journée en dirigeant mes regards sur tout ce que Dieu a fait en moi, pour moi et la richesse insondable de son appel est un antidote au mécontentement.

 

La grâce

Une autre source intarissable d’encouragement et d’action de grâce, est tout simplement ce que je suis, mon espérance en Lui. La Parole de Dieu me dit que je suis une nouvelle création, j’ai tout en Lui, que mon espérance est infinie par sa grâce.

Commencer la journée en dirigeant mes regards sur tout ce que Dieu a fait en moi, pour moi et la richesse insondable de son appel est un antidote au mécontentement. (Eph 1:18)  Comment ne pas être comblé lorsque nous considérons tout ce que Dieu nous offre dans sa grâce? Sa présence, ses dons, l’église, l’éternité qui débute ici et maintenant. Devant mes courbatures, je me souviens que nous avons une demeure au ciel, que ce corps revêtira l’incorruptibilité. En face d’une journée morose, je réalise toute la joie qui s’attache à mon appel. Le soleil est toujours présent dans un cœur chrétien. Si même une armée se campait contre moi, qu’aurais-je à craindre. « Toute choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » —Romain 8:28. Même devant ma chair qui tombe si souvent, je me souvent qu’aucune tentation n’est au-delà de mes forces (1 Cor 10:13).

Ici encore, la préparation est de mise, rendre mes pensées captives à l’obéissance envers Christ et apprendre ces promesses si chères au cœur qui recherche cet encouragement divin. Un bon départ est la série de versets à apprendre édité par les Navigateurs. Les réviser et les repasser dès le réveil, c’est mettre les lunettes de la Parole de Dieu pour voir le monde avec les couleurs du Seigneur.

Le présent

Une troisième source d’action de grâce, réside dans la contemplation du présent. Vivre aujourd’hui est un cadeau que Dieu nous offre. Le simple fait de se réveiller ce matin est une occasion que le Seigneur nous donne afin que nous le glorifiions en ce monde. Notre course n’est pas terminée, j’ai encore l’occasion de glorifier Dieu, dans mes actions, dans mes paroles.

En sachant qui Il est, et que je suis son doulos, quel maître attentionné il est et combien le monde a besoin de Lui. C’est une grâce, un honneur, une joie incommensurable de savoir que j’ai une raison d’être et de me lever de mon lit. Prendre mon café, mon petit déjeuner, côtoyer mes collègues de travail devient une mission.

« Je fais tout à cause de l’Evangile, afin d’y avoir part. »  —1 Corinthiens 9.23

Le moment le plus important de ma vie est aujourd’hui et maintenant, pourquoi le gaspiller avec des pensées indignent de la vocation qui m’est présentée. C’est une façon de penser, de voir le monde et de considérer la perspective de ma vie personnelle comme un élément d’un plan qui me dépasse et sous le contrôle de mon Seigneur…. Pourvue que j’accomplisse ma course avec joie (Actes 20:24)

Un exercice quotidien

Les diététistes disent que le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée. Ce avec quoi nous nourrissons notre âme l’est tout autant, puisque de lui viennent les sources de la vie. David s’exerçait tout le matin, Jésus avant le lever du soleil. Quelques minutes, pour s’y exercer et démarrer la journée du bon pied. Une simple préparation, une volonté de voir la vie telle que Dieu la voit. Ramener à mon esprit ces versets encourageants gravés dans mon cœur dès le réveil, me lever en prenant conscience de SA présence. Aujourd’hui, j’ai une mission… ce matin, je dis merci!

Auschwitz : La frontière obscure

Cette semaine nous commémorons le soixante dixième anniversaire de la libération du Camp d’Auschwitz et de son jumeau Birkenau. L’horreur concentrée que nous y avons découverte a été révélée au grand jour et toute la stratégie d’extermination a été dévoilée lors du procès de Nuremberg. La « solution finale » avait la prétention d’exterminer tous les juifs d’Europe, et idéalement, de la planète puis amener sur la terre un règne millénaire ou le Reich d’Adolph Hitler rétablira, sous la croix gammée, l’ordre selon sa vision propre de la paix.

J’entendais hier un témoin raconter comment, à leurs arrivées au camp, les femmes et les enfants étaient d’abord séparés des hommes. Puis, dans un camp adjacent, les enfants en bas âges et les bébés, arrachés des bras de leurs mères. Les petits étaient dénudés, jetés vivants en tas dans des bennes de camion puis transportés à quelques pas du lieu. Un feu à ciel ouvert y était entretenu en permanence. Comme des déchets jetés au dépotoir, ces bébés étaient livrés aux flammes, brulés vifs, dans les pleurs la souffrance et dans l’indifférence complète des travailleurs et des soldats. Ce juif, témoin de ce carnage comparait la géhenne apocalyptique à ce qu’il avait vu.

Ce qui me trouble dans cet épisode de l’histoire humaine, c’est autant l’horreur que la conscience. Qu’est-ce que était différent chez ces nazis, pour en arriver à commettre cet holocauste?

Le bien et le mal?

Est-ce que leur conception du bien et du mal était différente? Les bourreaux de ce crime n’étaient pourtant pas des étrangers aux valeurs judéo-chrétiennes. C’était des gens bien au fait du christianisme, de l’amour de Christ et des commandements divins. Ces Européens, Allemands pour la plupart, savaient que tuer un être humain était mal aux yeux de Dieu. Ils avaient la même référence morale que le reste de l’Europe et de l’Amérique. Luther, le père du protestantisme, était un Allemand! Certains tortionnaires allaient à l’église le dimanche et croyaient sincèrement y rendre un culte à Dieu. La justification la plus souvent apportée au procès fut : « J’obéissais aux ordres… » Ces gens avaient la même notion de bien et de mal que chacun de nous.

Un choc culturel?

Est-ce que les différences culturelles sont suffisantes pour expliquer des drames comparables? Certains croient que le choc des cultures crée tellement de tensions qu’une rupture est inévitable. Il est facile de mettre sur le dos de la différence l’explication du mal. Les juifs assassinés étaient, en fait, européens depuis de nombreuses générations, et pas si différents… La culture ni une certaine forme de racisme seule ne peut expliquer non plus l’intensité de ces crimes.

Une réalité dérangeante

Les nazis croyaient faire le bien. Sachant pourtant qu’ils seraient désapprouvés du reste du monde, ils ont persévéré en croyant profondément rendre un service à l’humanité. Leur conscience a été remodelée, les acteurs ont été convaincus et ont agi selon ce qu’ils croyaient bien. Leur intelligence a été renouvelée vers un mal qu’ils ont accepté volontairement comme bien. Ils se sont donné le permis de tuer et de laisser aller leur nature profonde. Le seul crimes des victimes fut d’être juifs. C’est la seule raison, et c’est horrible à la fois.

Après la guerre, lorsque l’on a démasqué les criminels de guerre enfuis et recherchés pour leurs contributions aux massacres, les témoignages des voisins étaient troublants : des gens ordinaires, polis, gentils.

C’est justement ce qui nous trouble et nous dérange. Le nazi sur les photos d’époque ressemble à mon voisin, à mon cousin, à mes amis… Au reflet de mon miroir. Même si nous ne voulons pas l’admettre, un humain, comme tous les humains, et finalement pas très différent de nous. Et ça nous laisse avec un frisson dans le dos… Le nazi, c’est en fait chacun de nous laissé à lui-même.

L’humain avec la permission de laisser libre cours à sa haine intrinsèque et naturelle. L’humain, autorisé à tuer puis dirigé vers un bouc émissaire. L’humain dont la violence conduite et encouragée par une idéologie puis canalisée par un effet d’entrainement révèle son véritable fond. Le nazi, c’est un humain en tout point de la même nature que chacun de nous.

Aux frontières

Auschwitz nous amène aux frontières obscures de l’être humain. L’humain, avec tout son potentiel de violence et de haine, digne de notre aïeul Caïn. Une violence qui s’est transmise de génération en génération. Un humain sans Dieu en est un avec une conscience malléable et une intelligence manipulable dont seul l’Esprit de Dieu peut véritablement renouveler. L’homme est et sera toujours un potentiel de destruction massive pour ses frères, quelle que soit la race.

La seule issue est Jésus-Christ : Un juif torturé, battu, puis crucifié. La croix de Christ est la seule croix qui puisse apporter la véritable paix, à la fois avec Dieu et entre les hommes. Auschwitz nous rappelle de quoi l’homme est capable et combien il a besoin de Jésus.

Les pattes d’oie

Me voici quinquagénaire! Le demi-siècle bien sonné. Les années commencent a tracer leurs sillons dans mon visage et la neige éternelle transparaitre au sommet. Je vieillis. J’entends des amis du même âge soupirer, déprimés, s’exprimer comme une fatalité devant l’inévitable décrépitude du véhicule. On ne fait plus tout ce que l’on désire! Certes, je commence à ressentir la tente s’user. Les morceaux s’ajustent moins bien. Les bobos sont souvent plus rigoureux.

Pourtant j’aime vieillir. J’aime m’aventurer dans les dédales de la vie, ne sachant ce que le prochain corridor me réservera. J’aime savoir que je n’ai pas les réponses à tout, et que j’ai encore tout à apprendre. J’aime aussi constater que j’ai avancé, réalisé le chemin parcouru. Il y a une fierté mêlée d’accomplissements à savoir que je me suis rendu maintenant.

J’aime me voir dans le miroir, les pattes d’oies et les cheveux blancs témoignant le passage du temps et me rappelant ce que je suis… mortel, de passage et un simple accessoire dans le calendrier éternel. J’aime me savoir vulnérable, sans les ressources, sans les réponses. Ça me rappelle que j’existe et que je vis encore sur terre.

J’aime exister ici-bas, avec ma foi fragile et mon Dieu, mon rocher sur lequel je peux m’appuyer. Le sol du présent est si marécageux que je peux comprendre mes amis, en désarrois, sentir leur vie s’enfoncer dans le sable mouvant du sablier. Un aller simple vers la terre, vers la poussière d’on nous avons été créés. Il y a de quoi déprimer! Je les comprends, et je partage souvent ce sentiment d’incertitude, lorsque la lumière s’obscurcit et que le labyrinthe m’aspire dans ses dédales. C’est à ce moment précis que je réalise toute la chance que j’ai d’être accompagné.

La vie est une aventure plus grande que l’homme.  Les zones d’ombres, les carrefours obscurs, les embuches et les sombres vallées peuvent facilement nous faire voir la vieillesse comme une fatalité néfaste conduisant vers une décomposition prématurée. Une attente inévitable vers le point de non-retour ou les vers nous boufferons six pied sous terre, et dont on a souvent l’impression… qu’ils prennent de l’avance!

J’aime ma vie avec Dieu inclus. La vie n’a qu’un sens d’entretien si Dieu n’en fait pas partie. L’on entretient son corps pour masquer les effets du temps, on entretient ses proches pour tenter de semer un peu de bonheur, on entretient la planète en croyant laisser un héritage après notre propre mort. Mais au bout, le sens que nous lui donnons n’est que de faire un beau ménage afin que quoi? Que la vie soit plus belle? C’est de se contenter que de la surface, masquer les rides en espérant que le temps arrangera les choses. Le temps sur terre est implacable, et ne fait qu’obéir à ceux qui en font partie. NOUS, imparfait, égoïstes et trop occupé à vieillir. Le temps prend la couleur de ceux qui le marquent.

J’aime savoir que j’ai cinquante ans, qu’aujourd’hui est la première journée du reste de ma vie. Que toutes ces années (peu nombreuse) auront servi, je l’espère, à m’orienter et aider les autres dans le labyrinthe. Il y a une trentaine d’années, j’y ai rencontré LE guide. Avec lui, les vallées ne sont pas nécessairement plus faciles, mais elles sont plus agréables. Le chemin n’est pas toujours clair, mais je suis en sécurité. Je n’ai pas toujours une vision limpide de l’arrivée, mais je sais qu’à chaque pas, il est là, avec moi.

J’aime vieillir, car chaque jour j’apprends à connaître de plus en plus et de mieux en mieux mon guide : Jésus.   Sans lui, vieillir serait insoutenable. Vieillir seul, c’est de ressentir l’effet du temps qui nous bouscule et nous fait trébucher.  C’est négocier seul avec ses angoisses et amorcer un décompte fatal dont la tombe, inévitable, ne laisse que le souvenir d’une belle pierre ou il est inscrit : « A un père aimant ». Mais avec Lui, la vie devient une aventure dont l’issue n’est certainement pas une ultime fin, mais un éternel commencement.

Malgré les peurs, les nuages, les peines, il y a la joie et la paix.  Savoir qu’aujourd’hui est une croquée additionnelle d’éternité.  Savoir que demain, si je me réveille, j’aurai devant moi une nouvelle journée ou je pourrai encore refléter une lumière, une lueur dans ce monde trop sombre pour ne pas désirer y vieillir.

Qu’ai-je à craindre puisque je survivrai à ma mort.

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