J’aime mon église!
6 mars 2016  //  By:   //  Église, Réflexions  //  No Comment   //   834 Views

Lorsque j’ai rencontré Jésus, je ne l’avais pas vraiment remarquée.  Il faut dire qu’elle était dissimulée derrière les éclairages et la musique.  Mon œil n’était pas vraiment exercé à la percevoir.  L’exubérance de ceux qui m’ont mis en contact avec Lui criaient plus fort et déplaçait tellement d’émotion qu’elle, discrète et fragile est passée inaperçue.

J’ai alors commencé à la rencontrer sur une base plus régulière, la voir et échanger quelques mots, ne dit-on pas que derrière chaque grand homme, il y a une grande dame ?  Je la trouvais agréable, mais souvent, difficile à saisir.  Plus attiré par ses accents et ses vêtements qu’à elle directement, son enrobage cachait un je ne sais quoi de mystérieux.  Elle m’apportait un certain réconfort et une certaine sécurité, mais au bout du compte, je dois avouer que je ne comprenais pas encore tout le lien qui existait entre elle et Jésus. Quelques fois, je le confesse, je me demandais ce qu’il faisait avec elle!  Elle pouvait être dure, et en même temps si tendre.  Elle pouvait même être blessante, du moins pour ce qui me frappait les yeux, et en même temps, je me sentais attiré par elle.  Une relation amour-amère s’installait progressivement.

Puis la crise inévitable est arrivée, c’était prévisible qu’un jour ou l’autre nous tomberions en confrontation.  Je m’en souviens encore comme si c’était hier. C’est alors que tout a basculé.

J’ai tout simplement décidé de ne plus la revoir.  Me saisir seulement de Christ et laisser de côté sa fiancée.  J’ai cru, bien candidement, que je pourrais l’avoir pour moi tout seul.  C’était ne rien comprendre au projet que Dieu avait pour moi, pour nous, pour tous!  Mon orgueil bien pétri dans mon égoïsme a tenté une révolution.  J’ai cru un instant que j’étais l’église alors que ma réalité était à des lustres de la vérité. Une rébellion qui a duré presque quatre ans.  Jusqu’à ce que le Seigneur, dans toute sa grâce, a attendu, les bras tendus, puis est intervenu.

 

Une voix presque éteinte soufflait à mon esprit : « Mais qu’est-ce que tu fais de mon église ? »

 

C’était un soir, j’écoutais la télévision, j’ai cru faire une attaque cardiaque.  L’ambulance, l’hôpital, le diagnostic : péricardite sévère.  Immobilisé dans un lit j’ai du réviser mes activités. Puis, dans sa bonté, le Seigneur a attiré mon regard vers ce passage de sa Parole :

« Mais, si je tarde, tu sauras comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Église du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité. »  -1 Timothée 3:15

Une voix presque éteinte soufflait à mon esprit : « Mais qu’est-ce que tu fais de mon église ? »

Un raz de marée de lumières et d’émotions m’ont alors envahie, Son église m’est alors apparue non plus comme une bande de croyants tentant de plaire a leur Dieu, mais comme LE précieux de Dieu.  Sa famille, la Seule.  Son assemblée, LA seule qui vaille la peine de s’y arrêter.  L’unique colonne, l’appui d’une vérité fragile et confiée à des imparfaits comme moi afin d’exposer à l’univers en entier toute la grandeur et la sagesse de Dieu… Si elle est encore en vie, c’est un miracle en soi.

Je suis tombé en amour avec elle!

J’ai été lent à comprendre que de la juger en fonction des vêtements qu’elle portait était comme mépriser la chenille en raison du papillon. Oublier que je fais partie de cette imperfection qui expose encore plus la perfection de Dieu. Je suis l’église, et Christ est l’église.   Mépriser, ne serait-ce que légèrement le plus insignifiant membre de son corps équivaut a toucher malignement la prunelle de l’œil du lion.  Ce n’est pas un acte de courage, ou cavalier, mais pure folie que de porter un jugement irréfléchi sur la fiancée de Jésus.

J’ai décidé de l’aimer, car, en fait, aimer l’église, c’est m’aimer moi-même, c’est aimer Jésus et c’est aimer le Père.  Volontairement, je détourne mes pensées des fautes individuelles afin de les diriger vers un point de fuite beaucoup plus glorieux : La nouvelle Jérusalem.  Je sais, maintenant que j’en suis.  Je fais partie prenante de sa fiancée, de son épouse.  Je suis un membre qui participe à la blancheur de l’ensemble.  Cela ne signifie pas la tolérance, mais plutôt la résilience.  Je n’accepte pas le mal ou le péché, mais je décide, de devenir un agent de transformation envers mon frère ou ma sœur afin qu’ensemble nous devenions cette épouse, glorieuses qui se présentera devant son amoureux aux noces qui arrivent.

J’ai décidé de la chérir, d’aligner mes passions et mon obsession avec celle de Jésus.  Son église est ce qui est de plus merveilleux ici et maintenant.  Bien au-delà des erreurs de chacune de ses parties, nous croissons ensemble vers une unité qui s’appelle Christ.  Et l’amour qui nous habite est le gage que nous somme ses disciples.  J’ai décidé de tourner mes regards sur l’église éternelle qui est ici aujourd’hui.

Comme le dit si bien ce chant (Grâce infinie)

Quand nous aurons pendant mille ans,
Célébré ses louanges,

Nous pourrons comme au commencement,

Lui offrir nos hommages.

Pourquoi donc attendre dans l’éternité ce que nous pouvons faire maintenant, et le glorifier au milieu de notre génération afin de présenter aux hommes ce que nous sommes : la fiancée précieuse de Jésus.

About the Author :

Pasteur Blogueur, c'est Michel Vincent, pasteur à Mascouche, près de Montréal, "Des questions et une réponse. Je suis convaincu que la vérité est une personne!"

Related News

Comments are closed.