Reconnaître un Leader «cheap»
15 septembre 2016  //  By:   //  Leadership  //  No Comment   //   839 Views

Il y a des leaders charismatiques, d’autres qui sont attachants, d’autres enfin qui nous inspirent et nous pousse au dépassement.  Mais de toutes les époques et cultures, il y a toujours eu des leaders antipathiques qui abusent de leurs pouvoirs, des personnes placées sous leur autorité.

Autant dans l’Église que dans le monde, le leadership peut être anémique et ceux qui arrachent le pouvoir, peuvent en fin de compte ne révéler qu’une imitation d’un véritable dirigeant, une qualité de leader douteuse et dont les fruits ne glorifient absolument pas Dieu.  Des mercenaires qui arrachent le pouvoir afin de mener à terme une ambition personnelle et construire un royaume bien charnel.

Les dommages que provoquent ces usurpateurs peuvent être dramatiques.  Des disciples blessés, des personnes abusées spirituellement, des défections de masses et des divisions à profusions sont trop souvent l’héritage de ces mercenaires.

Comment les reconnaître ?  Voici le survol d’une dizaine d’indices d’un leader « cheap »!

Il désire à être servi plutôt que de servir

Les nuances sont subtiles, mais bien présentes.  Sous des apparences de service, il cherche un gain quelconque ou le principal bénéficiaire est l’égo, le confort ou la reconnaissance.  Il accepte des cadeaux, se dilue dans le compromis et cherche à combler son propre réservoir avant celui de l’autre et de l’église.

Il cherche le confort plutôt que la souffrance

Non qu’ils ne souffrent pas vraiment, mais font le choix de leur souffrance, ne cherchant pas a pallier a celui de Jésus, mais de prendre la part qui sera la moins difficile.  On peut souffrir et souffrir en vain.  Puis avoir l’impression même de devenir martyr.  Choisir un fauteuil bancal peut ressembler à de la souffrance, mais ce que Dieu demande à son leadership, ce n’est rien de moins que la croix.  La porter, et la vivre au quotidien.

Il aspire à être aimé plutôt qu’aimer

Être leader, c’est parfois faire le choix difficile de dire la vérité dans l’amour, au prix du risque.  Donner aux brebis tout ce qu’ils demandent n’est pas le leadership comme Jésus le conçoit, parfois, la vérité est difficile à appliquer ou dire, et pourtant salutaire. Faire des compromis au profit d’un éclat personnel et au détriment de la Parole de l’Évangile n’est pas du leadership, c’est de la lâcheté.

Il pointe vers lui plutôt que vers Jésus

Un autre indice d’un leader anémique est sa capacité à pointer vers lui-même et non vers Jésus.  Il s’attribue tout le mérite, se croyant indispensable.  Contrairement au serviteur inutile de l’évangile, notre leadercheap ramène tout constamment à lui.  Il cherche les honneurs et devenir l’étoile du jour. Les conséquences sont pénibles pour ceux qui ont à le subir : il devient en soi une source de démotivation et un tueur d’initiatives.

Il essaie de diriger plutôt que de conduire

Un patron et un leader sont deux choses bien différentes.  Le patron cherche à bonifier une organisation, lors que le leader chrétien amène ses congénères vers le dépassement de soi et dans une vision du monde connectée à l’Évangile. Le leadercheap indiquera le chemin à suivre afin que tous s’y engagent… sans nécessairement s’y aventurer à son tour.  Il lie de lourds fardeaux et ne remue pas le petit doigt.

 

Un patron et un leader sont deux choses bien différentes.  Le patron cherche à bonifier une organisation, lors que le leader chrétien amène ses congénères vers le dépassement de soi et dans une vision du monde connectée à l’Évangile.

 

Il contraint plutôt que de libérer

On a tous notre petite idée de la volonté de Dieu.  Le leadercheap sait ce qui est bien pour chacun au point de contraindre et forcer, voire obéir à sa propre volonté.  Plutôt que de voir l’Évangile comme une puissance libératrice, il l’utilise pour culpabiliser et manipuler les disciples à devenir dociles et obéissant.  Il discipline et oblige sous le prétexte d’une religion de pureté alors que la véritable liberté est dans l’évangile de la grâce.

Il désire le gain plutôt que le don

Diriger c’est se donner.  Une vocation ou le salaire réel est la joie d’être co-ouvrier avec Christ. Si toutes les heures de ministère étaient facturables, peu d’églises pourraient supporter leurs ouvriers.  Le leadercheap de son côté, tentera de monnayer son engagement, cherchant le plus offrant au détriment de la place même que Christ a pour lui.  Le pastorat devient un choix de carrière et les conditions de travail un prérequis pour accepter un ministère.

Il construit son royaume plutôt que celui de Dieu

Un autre indice d’un leadercheap est son aptitude à construire un édifice personnel centré sur sa propre personne.  Son image est plus omniprésente que l’Omniprésent.  C’est SON église, SON troupeau et SON pâturage.  Toute l’église est centrée via un simili culte de la personnalité.  Si la figure emblématique qu’il représente tombe, c’est tout le troupeau qui est en déroute.

Il veut s’élever plutôt que de s’abaisser

On le discerne au travers les petites choses, non par sa présence, mais bien par son absence, par son absence des petites gens, de ce qu’il considère n’avoir aucune importance. Une arrogance méprisante qui se discerne au travers une attitude de Je-Sais-Tout, et de tri instantané ce qu’il considère avoir de l’importance. Un leader véritable s’abaisse, à l’image de Jésus vers nous.

Désire la position plutôt que le service

Les fonctionnaires de Dieu, bien ancrés dans leurs bureaux exerce un pouvoir organisationnel centré sur les programmes, les structures et les organigrammes plutôt que vers les personnes. Les titres et les diplômes prennent le dessus sur le facteur humain, au point qu’aucun des douze n’aurait probablement été à la hauteur de leurs exigences.

Une mise en garde

« Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtement de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? »  – Matthieu 7 : 15, 16

Le leader n’est pas appelé à être Jésus, mais il y tend il y aspire, il vise la communauté et cherche a élever Jésus au travers Son église et ce, par l’Évangile.

Les loups sont inévitables, les leaders « cheap », bon marché et sans saveurs véritables, le Seigneur nous a mis en garde, nous devons être vigilants afin de ne pas nous laisser séduire.  Nous les reconnaissons a l’usage, avec le temps, la fermentation inévitablement nous révèle un vrai leader selon le cœur de Dieu et celui qui cherche a accomplir que ses propres désirs.

About the Author :

Pasteur Blogueur, c'est Michel Vincent, pasteur à Mascouche, près de Montréal, "Des questions et une réponse. Je suis convaincu que la vérité est une personne!"

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