Les dimensions de l’amour
16 décembre 2017  //  By:   //  Leadership, Style de vie  //  No Comment   //   573 Views

« Pour être capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur de l’amour de Christ, et de connaître cet amour qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu ».  -Eph 3:18, 19Eph 3:18, 19
French: Louis Segond (1910) - SEG

18 vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, 19 et connaître l`amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu`à toute la plénitude de Dieu.  

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Comment peut-on aimer véritablement?  Est-ce possible humainement parlant?

À force de réflexion et de lecture biblique, j’arrive à un constat désolant : l’homme ne peut aimer vraiment sans l’intervention de Dieu. Nous sommes fondamentalement égoïstes, aucun ne sait faire le bien (Romain 3:11-18). Nous tentons constamment de ramener tout à nous et toutes nos œuvres ne révèlent que notre désir inaltérable de reconnaissance et d’être adorés (Ps 14:3Ps 14:3
French: Louis Segond (1910) - SEG

3 Tous sont égarés, tous sont pervertis; Il n`en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul.  

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).  Même le meilleur gars, celui qui a la plus belle réputation d’entraide cache un être assoiffé de retour vers soi. C’est le prix à payer d’une race dont le dieu est devenu soi-même dans un monde déchu.

Devenir chrétien ne règle pas le problème de la chair.  Bien au contraire, il l’expose et le met en relief comme jamais.  Pris au piège entre ce que la Bible nous demande (1 Jean 3:161 Jean 3:16
French: Louis Segond (1910) - SEG

16 Nous avons connu l`amour, en ce qu`il a donné sa vie pour nous; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères.  

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) et ce que nous avons envie de faire, nous tentons bien des raccourcis et terminons souvent dans un formalisme religieux ou un découragement profond.  Nous rationalisons l’interprétation de ces passages pour nous réconforter dans un christianisme dilué et terne.  Au final, cet amour que nous avons les uns pour les autres pâlit devant les actions faites par les gens et les organismes qui nous entourent. (Luc 16:8Luc 16:8
French: Louis Segond (1910) - SEG

8 Le maître loua l`économe infidèle de ce qu`il avait agi prudemment. Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l`égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière.  

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)

Le torrent d’amour

J’aime marcher dans les sentiers près de chez moi.  Le contact avec la nature, la forêt et toutes les splendeurs de la création s’exposent et reflètent toute la gloire de Dieu.  J’aime particulièrement le coteau, tout près de mon église. Ce qui me fascine est la profonde gorge créée par un tout petit ruisseau, d’à peine un mètre de large, qui a réussi à se creuser un sillon profond d’une cinquantaine de mètres. Du haut de la colline, le spectacle est impressionnant et majestueux.

L’effet du petit courant d’eau a réussi à façonner tout son environnement en circulant sans arrêt, en érodant la colline pour en faire un spectacle à couper le souffle. Plus bas dans le sentier, il y a le marais. Lorsqu’il fait chaud, une puanteur s’y dégage.  Une eau stagnante, confinée en elle-même, ne peut que devenir insipide et impropre à la consommation.

L’analogie avec l’amour est simple. C’est la différence entre le ruisseau et le marais. Aimer comme Jésus n’est pas un projet ni un but à atteindre. On ne le fixe pas dans un plan de vie ou dans une fenêtre de loisir, lorsque le temps et les éléments sont favorables. Ce n’est rien de moins qu’un miracle qui suit le courant de nos vies. Tenter de mettre l’amour en bouteille pour mieux la distribuer est absolument impossible.

Inévitablement, nous redirigeons tout acte de bonté vers nous. C’est le boomerang naturel de tous les humains.  Nous sommes tous comme des aspirateurs assoiffés d’amour tentant de se connecter les uns sur les autres.  C’est un projet sans fin et impossible qui se termine bien souvent par de la déception et des frustrations. La solution biblique est à la fois simple et violente : devenir le fleuve de l’amour de Dieu.

 

Nous sommes tous comme des aspirateurs assoiffés d’amour tentant de se connecter les uns sur les autres. 

 

Dans l’église

L’amour est un fleuve, fruit de l’esprit qui habite en nous. En effet, Dieu est amour et Christ est en nous.  La source devient donc infinie et d’une puissance inimaginable. La capacité d’amour que nous avons est égale à celle de celui qui nous habite!

Jésus demande de nous aimer les uns les autres afin que le monde sache que nous sommes ses disciples. Aimer les frères et les sœurs, comme Christ nous a aimés, jusqu’à être prêt à mourir les uns pour les autres, c’est le premier acte d’évangélisation. L’exposition ardente que Jésus est véritablement vivant au travers nous, un échantillon à contrecourant envers notre société.

Comprendre avec tous les saints, c’est saisir l’amour de Christ en ouvrant grand le robinet et laissant le courant vivre au travers nous. Laisser cet amour, qui est prêt à être déversé, arroser ceux qui nous entourent. Refuser le courant, c’est fermer la valve et se condamner à la stagnation, un marais spirituel qui rapidement se contamine de lui-même.

Dans la prière

Jamais le Seigneur ne nous demande de faire sans nous équiper. Et comme l’amour est en lui-même, et que cette source est en nous-mêmes, la solution est dans la compréhension de sa personne. Le passage est clair : cet amour surpasse toute connaissance. On peut bien lire sur le sujet, mais la véritable solution pour aimer véritablement commence dans une relation avec Jésus.

Comprendre quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur de l’amour de Christ, et de connaître cet amour qui surpasse toute connaissance, dans un but incroyable d’être rempli de toute la plénitude de Dieu. Cette connaissance est en fait une osmose, une intimité qui se vit dans le temps, en relation avec Jésus, dans un désir de l’exprimer au travers Sa propre chair, l’église. Voir dans l’église l’aboutissement de l’amour de Christ et désirer l’aimer comme Christ l’aime. Puis puiser à la source dans la relation, dans une satisfaction unique  John Piper appelle cela prendre plaisir en Dieu.

Dans l’humilité

Pour aimer comme Jésus aime, nous devons tout d’abord réaliser que rien en nous ne peut y parvenir.  Seule la présence du Dieu d’amour en nous par la conversion peut amorcer l’amour véritable. Puis, comprendre l’incompréhensible : cet amour n’est pas rationnel, il est relationnel.  Il ne s’apprend pas dans les livres, mais dans la proximité et le désir. Il s’apprend dans le désir d’aimer ceux que Dieu aime : l’Église. Puis, dans le désir en Dieu seul : prendre le temps de puiser en lui, la source de cet amour. Décider d’ouvrir la valve par l’intérieur et le laisser vivre en nous. Cela n’est possible qu’en nous laissant éblouir par sa personne en prenant le temps de le contempler, de l’adorer et nous laisser immerger par les dimensions de son amour.

About the Author :

Pasteur Blogueur, c'est Michel Vincent, pasteur à Mascouche, près de Montréal, "Des questions et une réponse. Je suis convaincu que la vérité est une personne!"

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