Une grande année!
1 janvier 2019  //  By:   //  Non classé  //  No Comment   //   363 Views

« Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons ».  – Éphésiens 3.20

Pour l’année 2019, je nous souhaite tout le succès, tout l’accomplissement et toute l’ambition inimaginable.  Visons plus haut que haut et plus que vainqueur!

À condition d’y croire et de le vouloir.

Croire et vouloir

En effet, nous avons cette habitude au Québec de traiter tout ce qui nous importe avec la petitesse de nos aspirations.  Une petite vie, un petit quart d’heure, des petits problèmes… tout est petit chez nous.  Comme si tout le Québec avait perdu l’ambition du dépassement.    Au point ou lorsque nous voyons une personne chercher à se dépasser ou pire (!) être le meilleur de sa discipline, un goût désagréable d’orgueil nous laisse la bouche ouverte, comme si nous avions affaire a un prétentieux voulant écraser tout ce que se trouve autour lui.

Pourtant, lorsque nous nous convertissons au christianisme, nous sommes censés sortir du cercle du « mini-me » québécois, aussi édulcoré que le l’édulcorant… mais en plus petit.  Plus diète.  Être chrétien nous amène à des aspirations célestes, par un Dieu tout puissant qui nous exige la grandeur de sa gloire.  Nous sommes non pas destinés, mais fondamentalement des mutants du succès de Dieu.  Des Plus que vainqueurs (Ro 8:37), des réclameurs d’infini (Eph 3:20), des prédestinés d’éternité (Eph 1:11).   Ce n’est pourtant pas ce que nous voyons ni entendons généralement dans l’église québécoise.

Comme si 400 ans de mortifications imposés par une religion d’état, de combats contre les éléments déchaînés, contre les hivers glacials, contre les conquêtes anglaises et américaines et contre vent et marée nous avaient gardé les yeux rivés sur nos propres échecs plutôt que sur notre grande résilience.

Comme si notre identité spécifique en ce domaine est restée collée quelque part sur le crucifix du parlement et n’est pas encore sortie du tombeau pour une résurrection glorieuse.

Cette force qui nous entraîne dans l’abîme, au fond du lac des ambitions résignées, nous amène à voir un succès là ou plusieurs ne verraient qu’une nage en sur-place.  Nous nous contentons de si petit!  J’en suis à me demander si cette distorsion n’est pas la source de notre échec spirituel.  Huit millions et demi de québécois et a peine plus de quarante mille chrétiens.  On ne remplirait même pas un stade de football universitaire chez nos voisins du sud!  Oui!  Le christianisme semble être un échec cuisant au Québec, comparé aux autres pays occidentaux, africains et même asiatiques.  Et nous nous complaisons dans un rôle de victime.

Et comme toutes-bonnes victimes, nous transférons sur l’autre la cause de la difficulté.  Des soupirs tels que : « La terre est aride au Québec », et « Les Québécois ne veulent plus de Jésus », vienne nous conforter en nous disant que ce n’est plus notre problème.  Nous en venons à la conclusion que le Québec est perdu une fois pour toutes, et nous ramenons les hauts faits du passé en ressortant les miettes des héros qui nous ont précédés comme des exploits d’une époque révolue.

Paradoxalement, ce que je vois dans mon quotidien, c’est une nation qui se cherche une raison d’être.  Pris en sandwiche entre plusieurs générations différentes, le québécois est beaucoup plus ouvert que l’on ne semble le croire au phénomène religieux, le point commun a toutes ces générations est cette soif de spiritualité et de profondeur.  Le monde n’est pas stupide et voit le désarroi qui l’habite.  Le problème n’est pas dans la demande, mais dans l’offre!

Nous avons de la compétition.

Le québécois moyen nous dit : « Bon!  Vous me dites que vous avez LA vérité et que vous êtes sauvés… prouvez-le! »

Compétitifs

J’ai l’impression que nous avons fait ce que nous critiquons… nous avons jeté le bébé avec l’eau du bain!

Le québécois moyen nous dit : « Bon!  Vous me dites que vous avez LA vérité et que vous êtes sauvés… prouvez-le! ».  Montrez-moi Jésus que je le suive.  Nous présentons un Jésus historique, un Jésus académique, décrivons ce qu’il est à grands coups de verset, mais oublions trop souvent d’être celui qu’ils recherchent.  Nous utilisons notre tête pour combler le cœur.   Et lorsque nous sommes poliment remerciés, nous réagissions comme des victimes offensées.  Nous appelons cela des persécutions, de l’aridité.  Nous jetons notre responsabilité avec la difficulté alors que le véritable problème est que nous donnons des bonbons à une société qui demande de la viande.  Ils veulent voir, pas seulement entendre.  Bref, que nos bottines suivent nos babines, comme dit le dicton.

Pendant ce temps, tout un éventail de religions alternatives vient gagner le cœur des Québécois.  Avec des représentants souvent plus convaincus et convaincants.    Offrant des méthodes et imposant même une rigueur plus grande que ce que Jésus ferait.  Pour gagner le Québec, nous aurons à jouer du coude et être excessivement compétitifs!

Des adorateurs

Ce dont nous avons besoin est de redécouvrir Jésus.  Lâcher la tête et viser le cœur.  Chercher à devenir des adorateurs avant d’être des élèves (lire des disciples).  En effet, un adorateur suivra toujours celui qu’il adore, mais un disciple peut très bien se contenter de la médiocrité de la connaissance.  C’est ce que Jésus disait aux disciples du judaïsme de son époque : « Jésus leur répondit : Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi. » – Marc 7.6

J’ai l’impression que le confort nous a fait croire que nous étions arrivés.  Cette sensation de contrôle mêlée à un manque d’opposition nous a laissés penser que tout allait bien.  Jésus est devenu l’accessoire central de nos églises, un prétexte pour présenter notre propre visage.   Au final, les Québécois y voient beaucoup plus clair qu’on n’y pense.  En ne voyant pas une assez grande différence avec leurs quotidiens, ils ne trouvent pas dans ce que nous offrons un morceau pouvant remplir un cœur en recherche.

Ce que je nous souhaite en 2019, c’est d’avoir l’ambition des aspirations de Dieu pour nous : Rien de moins qu’être des adorateurs de Jésus, corps, âme et esprit. Viser haut et viser glorieux.  Viser Jésus.  Bonne année d’adorateur!

About the Author :

Pasteur Blogueur, c'est Michel Vincent, pasteur à Mascouche, près de Montréal, "Des questions et une réponse. Je suis convaincu que la vérité est une personne!"

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  • 7 janvier 2019. Il y a mieux qu’un disciple!


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