Ô Dieu travail!

Quelle est la valeur que l’on accorde à notre travail?

Certains le fuient comme la gastro!  Le travail est quelque chose de pénible.  Une mauvaise expérience obligée de la vie que l’on  oublie à coups de weekend et de vacances annuelles.  Les vendredis sont libérateurs.  Les lundis, c’est le retour du joug.

D’autres y retrouvent un trésor… Un « précieux » comme dirait Gollum du Seigneur des anneaux.  Le précieux du travail peut alors résider en une fuite, celle d’une réalité pénible que l’on tente d’occulter dans une concentration effrénée sur la tâche.  Il peut cacher encore une quête.  Celle du pouvoir, de la gloire et des sommets, des richesses.  Ou encore, il peut signifier un effort de perfection, de dépassement.  Certains y voient même LA façon de plaire à Dieu.  On multiplie alors les méthodes et les règles afin de jouir de ce précieux.  Mon précieux!  Le précieux…

Et c’est là le danger : trouver sa valorisation au travers le travail.

La valeur d’une personne ne dépend pas de ce qu’il fait, peu importe le travail.  Ce qui donne de la valeur à un individu, c’est le rapport avec le véritable « précieux ». Un dollar a la valeur que lui accorde la banque du Canada.  L’or que contient mon alliance a la valeur relative à l’étalon qu’est l’once d’or lui-même.  La valeur d’un être humain est relative à celle que lui donne celui qui l’a créé.  Dieu le créateur a créé l’homme à son image, et la valeur qu’il lui donne est bien résumée dans ce verset classique de la Bible :

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » Jean 3:16

Le travail d’une personne n’est que l’accomplissement de ce qu’il est.  Le reflet de son trésor, l’expression de son « précieux ».  Si je tire ma valorisation de moi-même, mon travail sera dirigé inévitablement vers moi-même.  Il s’exprimera alors en perfectionnisme, en individualisme, en matérialisme, qui tôt ou tard aboutira sur la prise de conscience de ma réalité propre, de mes capacités limitées, qui alors se transformeront en déni ou en burnout.  Sinon, en découragement,   en accablement, en lassitude jusqu’au naufrage dans l’île déserte de la paresse.

Si par contre, mon « précieux » est celui qui me donne ma véritable valeur : Dieu.  Je réalise la valeur que j’ai à ses yeux, jusqu’où il est allé par amour pour moi.  Le sacrifice de Jésus-Christ me transporte à l’aimer à mon tour et lui faire prendre la place du « précieux ».  Mon travail devient alors un canal de son expression.  Je ne cherche plus la valeur au travers ce que je fais ou ce que les autres m’attribuent.  Je cherche plutôt à devenir une plus-value autour de moi.  Le quoi de mon travail devient presque accessoire au comment et au pourquoi.  Tout ce que je fais, alors, je le fais « comme pour le Seigneur ».  Le travail devient une occasion, une opportunité.  Un moment unique de briller et saler mon monde.

La joie, même dans les difficultés, est inévitablement au rendez-vous.  La fête du Travail est de tous les jours.  Le congé? Un moment de reconnaissance envers celui qui me donne ma véritable valeur.

Le divorce québécois

Le Québec est comme une femme abusée qui s’est enfuie du foyer conjugal et a maintenant obtenu le divorce.  Dans sa souffrance, elle rejette maintenant tout ce qui pourrait lui rappeler son ex-mari tant la douleur est grande.  Elle déchire les photos ou il apparait, efface son nom de tous les papiers, demande à ses amis de ne plus parler de lui, essaie tant bien que mal d’oublier… mais la blessure est bien réelle.  On n’efface pas 400 ans de vie commune si facilement.  L’abus fait oublier même les moments agréables.  La colère embrouille, généralise, démonise.

Cette semaine, le gouvernement en place, a tenté de nous briser la mémoire en nous proposant une nouvelle charte de la laïcité.  Rejet global des signes religieux de la place publique, au risque de contrevenir aux libertés fondamentales.  Pour y arriver, il a proposé même d’en modifier les énoncés.  Ce qui restera à vérifier lorsque le texte final sera proposé.

Le Québec a été abusé.  Abusé après la honte de la conquête, par des Anglais qui ont profité de cette main-d’œuvre bon marché… Rebelle et distinct.  En compromis, et pour garder une certaine paix sociale, on lui a promis de conserver ses racines francophones et catholiques.  On s’est alors réfugié dans la religion, seule main charitable qui semblait être tendue.  Hôpitaux, services sociaux, écoles, et même le gouvernement était coloré foncé par l’église de l’époque.

Presque deux cents ans de relation par dépit.  Un clergé imbibé de pouvoir, laissé sans balises sinon les siennes.  Tout cela a façonné à l’usure, une relation amour-haine particulière entre le peuple québécois et celui qui se présentait comme son bienfaiteur. Les années ont attisées le dégoût à coups d’abus, d’obligation, de purgatoire, de confession et de manipulation.  C’est toujours ce qui se passe lorsque les hommes pilotent  la religion.

Pourtant, tout n’est pas si noir et Blanc.  La colère a fini par effacer tous ces abbés bien intentionnés qui ont construit notre hockey, toutes ces bonnes sœurs qui ont pensé nos blessures.  Tous ces frères qui nous ont appris la grammaire, l’histoire et les maths.  En fait, avec le recul historique, il y a probablement eu plus de bon que de mauvais, mais c’est difficile de reconnaître la bonté après avoir été  abusé.  La souffrance a tendance à généraliser.

Puis il y a eu l’occasion!

Duplessis est mort, un Nouveau Monde s’ouvre à nous et nous devenons maîtres chez nous.   Dans notre souffrance, et devant l’occasion de régler nos comptes, le Québec a jeté le bébé avec l’eau du bain… Dehors tout ce qui est religieux!  On a même proposé de jeter la croix du Mont-Royal et renommer tout ce qui a un saint… Une nausée intense.

Aujourd’hui, les temps ont changé… Les Anglais sont nos amis et l’Église catholique se meurt de ses erreurs.  Il ne reste qu’une poignée d’ombres de ce Québec ayant connu l’abus.   Accrochés au pouvoir et prêts à répéter les mêmes procédés qu’ils ont tellement dénoncés, les voici aujourd’hui à nous proposer plus qu’un refus global, mais une lobotomie sociale.

Une couleur distincte

Comme la Bible le dit si bien, un léopard ne peut changer ses taches!

Aux derniers sondages, 87% des Québécois se réclament de religion catholique.  La majorité parle d’elle-même!  On reconnait non seulement l’influence, mais également l’identité.  Pour ce qui est de retourner dans les bras de son ex, c’est une tout autre histoire.  Le Québec est un des endroits dans le monde le plus réfractaire au christianisme… Le p’tit Jésus a été jeté avec l’eau du bain quand on a fait le ménage.

Même si plusieurs de nos jours n’ont pas connu la « religion », son influence est certaine.  Le plus difficile est de passer à l’autre étape.  Celle où l’on vit sa nouvelle liberté, tout en assumant qui nous sommes réellement.  Laisser de côté la colère et la peur d’être abusé de nouveau, et agir enfin en société adulte.

Séparer l’église et l’état ne veut pas dire de rejeter notre culture et notre patrimoine.  Nous sommes des francophones américains, notre patrimoine et notre culture sont catholiques, l’état est séparé de l’église et chaque québécois a désormais la liberté de croire ou non… mais pas d’effacer sa couleur propre.

 

 

 

Top 10 sur l’islam

L’Islam est la religion qui connaît en ce moment la croissance la plus rapide, particulièrement dans les pays occidentaux.  De plus en plus, les chrétiens ont besoin de connaître et savoir ce qui caractérise l’Islam.  Voici donc 10 points que tout chrétien doit savoir concernant cette religion.

1. “Musulman” et “Arabes” ne sont pas la même chose.

« Musulman » est un terme religieux. Un musulman est quelqu’un qui adhère à la religion de l’Islam, contrairement au terme « Arabe » qui est un terme ethnolinguistique qui distingue une personne qui parle arabe ou est d’origine ethnique arabe (Nord de l’Afrique et péninsule Arabique).  Bien que l’Islam tire son origine dans les pays arabes, et que le Coran a été écrit dans la langue arabe, des gens de toutes nationalités peuvent devenir musulmans.  De même, de nombreux chrétiens sont Arabes, que ce soit en Syrie, en Égypte ou ailleurs dans cette région du monde.  L’islam dépasse les limites des frontières, tout comme le christianisme.  En fait, une majorité de musulmans actuels ne sont pas Arabes, tels les Turques, les Kurdes, les Iraniens, les Pakistanais, les sud asiatiques, les Malais et les Indonésiens dont la plupart sont musulmans et presque aucuns sont Arabes.

2. L’appellation « Islam » signifie: Soumission.

Un musulman est quelqu’un qui se soumet à Dieu.  La conception islamique par laquelle Dieu doit être adoré, connu, représenté et servi est basée sur l’enseignement de Mohamed.  Le Credo islamique est : « Allah est le seul Dieu et Mohamed est son prophète ».

3. Il y a deux principales dénominations musulmanes.

Les deux principales dénominations musulmanes sont les Shiite et les Sunnites, ensemble ils englobent environ 85% de tous les musulmans.  La distinction s’est opérée dès la première génération suite au décès du prophète Mahomet, à propos d’une dispute sur la succession du leader sur la communauté islamique.

4. La foi islamique peut se résumer en la croyance en un Dieu, son prophète, son livre, ses anges, ses décrets et le jugement dernier.

L’Islam enseigne que les êtres humains sont tous nés spirituellement neutres, parfaits et capables d’obéir à toutes les exigences de Dieu.  Ils demeurent ainsi même après avoir péché contre ce même Dieu.  Pour l’Islam, le besoin de l’humanité n’est pas le salut, mais l’instruction; c’est pourquoi les musulmans ont un prophète et aucun sauveur.

5. L’Islam enseigne que Jésus est un grand prophète.

L’Islam affirme que Jésus est né d’une vierge, qu’il a vécu une vie sans péché, qu’il a fait des miracles et qu’il reviendra à la fin du monde.  On l’appelle même « Une parole de Dieu ».  Cependant, l’Islam nie explicitement la divinité du Christ et qualifie de blasphématoire le fait qu’il soit « Fils de Dieu ».  Pour la majorité, Jésus n’est pas mort sur la croix; on croit plutôt qu’une substitution a été faite et que quelqu’un ayant l’apparence de Jésus fut crucifié.  Selon l’Islam, Jésus a été enlevé au ciel durant son vivant sans goûter à la mort.  L’Islam nie toute rédemption ou substitution de la part du Christ.

6. La pratique islamique peut se résumer par les cinq piliers.

Il y a la confession de foi (« Il n’y a qu’un seul Dieu et Mohammed est son prophète).  La prière, récitée en arabe cinq fois par jour en faisant face à La Mecque, un rituel composé de flexions, agenouillement, et prosternations).  L’aumône pour aider les pauvres (définie comme une taxe dans certains pays musulmans); le jeûne (durant le mois lunaire, du ramadan, pendant lequel les croyant musulmans jeûnent les heures du jour); et le pèlerinage à la Mecque, que tout musulman doit faire une fois dans sa vie.

7. La grande majorité des musulmans ne sont pas des terroristes.

En fait, la religion islamique « régulière » interdit le meurtre de non-combattant dans une guerre, il interdit également le suicide.  Il s’agit d’une petite minorité extrémiste qui permet ces activités terroristes.

8. Les musulmans peuvent être les gens les plus hospitaliers et amicaux de la planète.

En général, ils font de très bons voisins et de grands amis.  Aucun chrétien de devrait avoir peur de construire une relation d’amitié avec un musulman.

9. Les musulmans ont besoin du salut en Jésus-Christ.

Ils sont perdus et morts spirituellement, tout comme le monde entier.  NI plus, ni moins! Chaque musulman a besoin de venir trouver le Salut de son âme par la foi en Jésus-Christ. Cela prend du temps, de la patience et une ouverture envers la parole de Dieu.  Mais plus de musulmans viennent à Jésus aujourd’hui qu’à toute époque de l’histoire.

10. Dieu aime les musulmans, et nous devons les aimer- même ceux qui sont nos ennemies.

Nous devons les aimer suffisamment pour nous lier d’amitié avec eux; suffisamment pour les inviter dans nos maisons, et suffisamment pour leur partager la Bonne Nouvelle de l’Évangile de Jésus-Christ.

Cet Article est une traduction apparue originalement dans l’édition été 2013 du « Southern Seminary Magazine ».

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