L’éveil d’un réveil

L’été, la vie se renouvelle et s’ensoleille. Les oiseaux font leur nid, la vie semble reprendre. Une toute nouvelle vigueur nous gagne ici, au Canada. Après un hiver rude et froid, nous remettons le nez dehors, nous jouissons à nouveau de la nature.

Dans le monde occidental pourtant, un automne – voire un hiver -s’installe. Alors que plusieurs pays connaissent leur printemps de l’Évangile, nous sentons les lourds effets de la stagnation spirituelle. Plusieurs prient pour un nouveau réveil, un renouveau et une pluie de rayons ensoleillés venant du ciel. Nous languissons depuis des décennies. L’hiver s’est bien installé et son froid mordant se fait cruellement sentir.

Contrairement au cycle des saisons, cette léthargie est le résultat d’un choix, et c’est volontairement que nous pourrons en sortir. L’Évangile est un printemps continu, un soleil intense, une moisson ininterrompue. C’est ce que le St-Esprit désire produire en chacun de nous. Tous les réveils de l’Histoire, en commençant par Jérusalem, ont commencé chez les croyants : le feu intérieur s’est répandu en un message salvateur, la conviction s’est étendue au travers de la prédication du message… et les âmes sont venues à Christ.

Comment passer d’un hiver à un printemps spirituel?

« Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour. » – Apocalypse 2.4

Constater que je dors

Le premier pas d’un réveil est la prise de conscience du sommeil. Évidemment, l’hibernation est un état végétatif dont il est difficile de prendre conscience lorsque nous y sommes. Voici quelques indices d’un sommeil : insensibilité à la misère d’autrui, insensibilité à la Parole de Dieu, insensibilité à mon propre péché. Lorsque nous dormons, les mondes extérieur et intérieur sont engourdis. La conscience est à son point le plus bas, une mince feuille de raison sépare alors le sommeil du coma!

Sortir du rêve

Notre partie du monde voit fleurir un christianisme « estival ». Les persécutions sont au minimum, la vie du croyant est rarement en danger en raison de sa foi. Même si nous créons dans une bulle ouatée et christianisée, nous ne pouvons assurer la conversion, même de nos enfants. On peut facilement rêver que tout va bien aller même sur le sentier de l’hiver. Ne dit-on pas que l’enfer est pavé de bonnes intentions? Nous répétons ce songe des exploits du passé, et nous nous confortons dans ce que d’autres ont accompli. Même dans le sommeil, Dieu nous fait la grâce de nous alerter, il nous incombe alors de parler même ensommeillés: « Réveille-moi Seigneur! ».

« Je sais que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom, et que tu ne t’es point lassé. » – Apocalypse 2.3

Ouvrir mes yeux

Dans le jardin, lors de la chute, les yeux s’ouvrirent… mais le paradoxe, c’est que les yeux du cœur se sont fermés. La course à la justice personnelle, la quête de facilité et des droits individuels nous font perdre de vue le sens véritable de notre présence sur terre : semer l’Évangile.

Sortir du confort et abandonner sa vie entre les mains de Dieu a quelque chose de très désagréable pour l’homme naturel, mais c’est le culte raisonnable (Romains 12 :1). Personne n’ouvrira les yeux à ma place, même pas Dieu! Au mieux, il éclairera les yeux de notre cœur pour que nous saisissions toute la provision divine associée au salut. C’est le rêve éveillé! La grâce agissante de Dieu à travers moi. Plus la peine de rêver, il suffit de s’émerveiller de la grâce du Seigneur, et de voir toute la grandeur de son salut et toute la richesse qui s’attache à son appel.

« Qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints, » – Éphésiens 1.18

Me lever

Probablement l’étape la plus difficile, surtout si je dors depuis longtemps. L’hiver spirituel nous plonge dans une hypothermie généralisée qui affecte notre jugement et tous nos mouvements.

Nous restons les yeux mi-clos, bien étendu sous la couette à rêvasser sans pourtant encore bouger, le cœur rempli de résolutions et de décisions. La solution divine est pourtant simple, naturelle et logique… « Repens-toi ». Décide-toi, détache-toi, prends un élan définitif. Les nuages d’automne, la pluie, le froid, la neige et les tempêtes ne sont en fait que le fruit de mes propres prévisions. La rancune, l’amertume, les désirs inassouvis ne sont que le résultat du regard qui se fixe sur le chemin plutôt que sur la destination. (Heb 12:1-2)

Il y a tant à vivre et si peu de temps devant nous!

Avancer, marcher, courir

Le printemps, puis l’été, c’est le retour aux activités, les semis, le labourage et la renaissance de la vie. On remet le nez dehors, on goûte de nouveau aux rayons du soleil. Le réveil spirituel selon Dieu inclut un retour vers les premières d’amour. Engageons-nous de tout notre cœur – par obligation, c’est inutile – dans le sentier de la justice où Dieu a préparé les œuvres afin que nous les pratiquions.   La seule source de joie est la grâce, la reconnaissance et l’éveil des sens spirituels qui nous font réaliser que Dieu nous aime, c’est pourquoi nous l’aimons, et nous agissons.

« Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres » – Apocalypse 2.5

De l’hiver au printemps, puis l’été!

Il y a tant à vivre et si peu de temps devant nous! Le temps, l’érosion, le vent et les tempêtes font virer le printemps et l’été à l’automne, puis la routine et la vision défaillante le font passer graduellement à l’hiver. Chaque seconde compte dans l’existence unique que Dieu nous donne, et son plan pour chacun de nous est un printemps éternel! Quel privilège incroyable et pourtant bien réel que Dieu nous accorde ici et maintenant. Porter du fruit qui fleurira jusque dans l’éternité est le seul sens à notre vie

C’est l’heure… debout, levons-nous!

Souffrir pour être beau

Dehors, c’est la jungle!  Les prédateurs sont nombreux, et nous, faibles proies vulnérables, sommes à la merci du moindre assaut.  Personne ne veut souffrir.  Une chanson populaire clamait : « Tout le monde veut aller au ciel, mais personne ne veut mourir! ».  Nous sommes instinctivement réfractaires à la souffrance, elle nous fait peur, nous angoisse.  La seule anticipation que l’on va souffrir nous fait souvent perdre nos moyens…. Et pourtant, elle fait bien partie de la vie!

Nous naissons dans les pleurs.  Notre sentier est jonché de chutes, de blessures et de meurtrissures du corps et de l’âme et nous mourrons souvent en expirant ce qui ressemble plus à un râle qu’à un dernier souffle de délivrance.  Même celui qui tente d’y échapper finit par angoisser de souffrance tellement ses tentatives de contrôle sont vaines.  Quitter la piste, c’est s’aventurer dans la brousse obscure.  Les pauvres souffrent de la faim, les riches de solitude, les marginaux et les despotes souffrent tous chacun leur tour.  La souffrance est universelle et personne n’y échappe.

Un plan parfait

Pourtant, le plan d’origine du créateur n’incluait aucune souffrance.  Même que, lorsque l’homme fut créé, plutôt que de qualifier ce moment de « bon »,  il l’éleva au rang du « très bon » (Gen 1:31).  Mais cette félicité était conditionnelle : celle de maintenir l’équilibre entre Dieu et nous.  Un équilibre relationnel fondé sur la confiance et l’amour, et nous avions la liberté d’y adhérer ou non.  Nous avons préféré l’autogestion du bonheur, nous avons semé la graine de la souffrance, et le jardin est devenu une jungle.

Nous avons décidé de nous improviser guides de la justice, défricher ce qui serait désormais le bien et le mal.  La rébellion de l’homme a bouleversé le monde!  Même la nature souffre d’une souffrance indescriptible (Ro 8:22). Depuis, chacun de nous percevons que quelque chose ne va pas.  Souffrir n’est pas normal, nous le savons, nous le ressentons… et nous le vivons intensément. Même la souffrance d’un coup de marteau sur le pouce nous surprend.  L’obscurité que nous avons provoquée nous empêche de voir la réalité : nous sommes les auteurs de notre propre souffrance.

Une fuite inutile

Dans ce monde hostile, nous fuyons sans arrêt.  La tête bien ensablée, nous tentons de contrôler notre environnement afin de faire disparaître cette souffrance.  Nous contrôlons nos relations, nos finances, notre alimentation… jusqu’à nous rendre malades.  Nous nous réfugions dans une douillette retraite, climatisée, chauffée, confortable avec écran géant pour nous lobotomiser de la réalité.  Elle est toujours là.  Elle nous guette, nous traque comme un prédateur prêt à bondir.  Nous savons bien, en notre for intérieur, que même si nous construisions une tour qui nous élèverait jusqu’au ciel, elle y serait déjà.  Elle fait partie de nous, elle nous colle à la peau.  Nous en sommes la source et la conséquence, notre esprit tordu arrive même à enfanter cette souffrance là où elle n’était pas.  Dieu ne nous a pas créés pour la souffrance, et pourtant nous souffrons.  C’est la rançon d’une vie sans Dieu.

Que ce soit par une toute petite bactérie qui t’envahit, par un gros gaillard qui t’assaille, par une parole tranchant ton amour propre ou simplement par la peur de souffrir, elle est tapie, et bondie sur nous au moment le moins opportun… Mais y a-t-il un moment opportun pour souffrir?  Toute fuite est inutile.  Comme cette chèvre attachée au pieu et qui sert d’appât au tigre, nous sommes attachés à la vie, et cette vie est composée essentiellement de souffrance.  Fuir la souffrance, c’est fuir la vie!

Fuir la souffrance, c’est fuir la vie!

La souffrance, mon amie?

Comment se sortir du sentier battu sans s’enfoncer dans l’obscurité de la jungle?

La première chose est de se réconcilier avec Dieu.  Cela n’enlèvera pas la souffrance, mais la rendra tolérable, digestible, même si elle n’est pas comestible.  Puis, à la lumière de sa Parole, cesser de fixer les regards sur la forêt et voir qu’il y a un ciel radieux, là-haut.  La conversion apporte à l’homme LE guide par excellence pour apprendre à vivre sur terre avec cette souffrance. (Jn 16:13).

Avec Jésus comme guide de brousse, la souffrance devient une occasion.  L’intensité reste toujours là, nécessaire, compte tenu de ma nature profonde.  Mais la perception et l’espérance que nous transmet le Seigneur transforment la souffrance en résilience.

Comme ma tendance est de faire randonnée seul, la souffrance devient une occasion de me rapprocher de Lui.  Combien la solitude devient lourde lorsque nous souffrons.  Savoir que nous avons un consolateur à nos côtés, en nous, qui nous guide, nous encourage et éclaire notre sentier est réconfortant et tellement rassurant.

 « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » – Matthieu 28.20

La souffrance agit comme un creuset qui permet de séparer les impuretés de l’or véritable.  Chauffée à la source d’elle-même, l’âme humaine se révèle et expose sa véritable nature. L’âme régénérée exulte dans la souffrance; comme un catalyseur qui excite la réaction désirée. C’est dans la souffrance que l’on sépare le blé de l’ivraie. (Luc 8:13)

Souffrir avec toute la dignité dont Christ a ouvert le chemin ne peut que glorifier Dieu.  Dans ce monde où tout tend à éviter une telle souffrance, le courage et l’abnégation d’un chrétien souffrant trouvent une seule source : Dieu lui-même agissant à travers lui, donnant force et courage de passer à travers. (Es 53:10).

Une vie dans un monde de souffrance peut paraître interminable, à moins d’avoir l’espoir de l’éternité.  Avec Jésus, à la fois comme modèle, comme guide et comme compagnon, notre parcours ici-bas n’en devient pas plus facile, mais le sens que Dieu nous en donne et les exemples si nombreux que nous avons nous stimulent à persévérer et à courir dans cette jungle difficile et obscure et à inviter le plus grand nombre à rejoindre le véritable guide, celui qui nous attend au-delà de la brousse dans la clairière de l’éternité.

« Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. » – Apocalypse 21.4

Être ou ne pas être aimé

Cupidon et la St-Valentin sont dans l’air en février.  Chocolats en forme de cœurs, restos, bonbons roses, la pub nous le met en rouge et en doré : l’amour est là!  C’est du moins ce que l’on nous fait croire.  On nous le provoque et tente de nous le faire avaler avec un grand A.

Loin de l’image du bébé ailé que nous inocule la publicité, le phénomène amoureux se construit et se détruit à la fois.  Nous sommes engagés dans un cycle de mort qui nous fait croire à l’amour.  On ne peut s’en passer, mais l’avoir, nous fait souvent tant souffrir.  Il est la source de guerres, de meurtres, mais également d’exploits et de manifestations de courage légendaire.

L’amour a été tellement galvaudé de son sens que désormais, elle ne compte plus que sur elle-même pour exister.  L’amour centré sur soi!  Un amour bien chétif, dont les attentes, fondées sur sa propre réputation, ne cessent de décevoir.  En fait, on cherche à le subir alors que la réalité est tout autre.

La Bible nous affirme que « Dieu est amour » —1 Jean 4.8.   Allons donc à la source et voyons ce que nous dit Sa parole à ce propos?

L’expérience amoureuse

Aimer n’est pas une force intérieure qui nous saisit et nous transporte telle la vision romantique inoculée au siècle dernier.  Ce n’est pas non plus une flèche au cœur, une inclinaison hors de nous-mêmes, dont nous sommes les victimes et qui nous contraint furieusement à l’attirance et à la folie.

L’amour ne se définit pas par ses effets.  Ce que nous appelons amour est souvent associé aux impressions physiologiques que nous avons devant un phénomène.  Cœur qui bat, chaleur, papillons dans la poitrine, un peu gaga, un peu confus.  Un phénomène qui s’estompe généralement assez rapidement, et tout est alors à recommencer.  On devient accroc à l’émotion, on recherche l’expérience à répétition.  Dans cette confusion, plusieurs iront d’expérience en expérience, d’une conquête à l’autre, en alternant jusqu’à épuisement puis jusqu’au désespoir.  Aimer n’est pas une émotion, sujette aux aléas des stimulations.  Passion, désir et amour ne font pas bon ménage.  Nous ne pouvons pas être atteints par l’amour pas plus qu’être frappés par Cupidon.

Une volonté de la pensée

Selon Dieu, aimer, c’est vouloir aimer.  Loin d’être passif, aimer est une action.  Un élan du cœur qui se traduit en gestes, en paroles. L’amour est toujours un impératif dans la Parole de Dieu.  Aime Dieu, aime ton prochain, aimez-vous les uns les autres.

« Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. » — Deutéronome 6.5

Nous n’avons pas à attendre d’y être enclin ou d’y avoir le goût et l’envie.  L’amour selon Dieu est un acte décisionnel et non émotionnel.  Une pleine bouchée que je croque dans l’action.  Loin d’un sentiment qui se teinte par osmose au contact d’un autre, la responsabilité d’aimer me revient.  Je n’ai pas à attendre que l’on m’aime pour passer à l’action.

Il n’y a pas de moments favorables ni de conjonctures convenables pour aimer.  Tout commence dans ma solitude, avec la volonté d’aimer Dieu. Puis,  par extension, voire par révélation, je décide d’aimer mon prochain.

Aimer est un fantasme, un rêve éveillé.

Le rêve éveillé 

Aimer est un fantasme, un rêve éveillé.  À la source de notre nature profonde, nous espérons tous être aimés, de notre rupture de la chute, chacun désire viscéralement l’amour.  Aussi profond que le trou béant qu’a laissé la séparation d’avec Dieu, le bonheur est devenu une quête permanente et l’autre – celui ou celle qui se trouve à côté de moi, devient la source la plus accessible pour y puiser.  Cette soif devient dépendance de l’autre, de son amour, et l’on s’y accroche avec l’espoir de combler le vide.  Les conséquences sont funestes : nous devenons peu à peu de véritables vampires recherchant la vie au travers ce qui est déjà mort.

La recette d’amour de Dieu commence par nous-mêmes.  Puiser à même cette soif que nous avons d’être aimé, et inverser la flèche!  Lorsque nous aimons, nous appliquons autour de nous ce que l’on aimerait subir.  Plutôt que de ramener à moi, je vise l’autre.  Chacun aime être victime de l’amour.  Nous avons tous rêvé et soupiré à être aimé.  Aimer, c’est transformer le narcisse en parfum de bonne odeur.  Aimer comme j’aimerais être aimé, aimer comme moi-même, et faire subir aux autres ce que j’aimerais obtenir.  Paroles encourageantes, service opportun, présence chaleureuse.  Le vrai visage de l’amour va au-delà des chocolats!

« Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes. »  — Matthieu 7.12

Un acte divin

D’un angle purement humain, la chair est incapable d’aimer.  Morte et desséchée, elle ne peut donner la vie.  Les stigmates de la chute nous handicapent au point qu’il est totalement impossible pour un humain d’aimer jusqu’à y être comblé par le bonheur.  Nous sommes condamnés à errer d’une flaque corrompue à une autre pour tenter d’y puiser l’espoir.  Nous sommes tous des citernes crevassées qui cherchent à se combler au travers d’autres citernes aussi mal en point que nous.

Seule la source même de l’amour (Dieu EST amour), peut m’amener à aimer.  Pour ce faire, nous devons tous revivre et naître de nouveau.  Ce n’est pas l’obligation ni la nécessité qui m’amènera alors à aimer, mais Dieu lui-même.  La métanoïa intérieure. Lorsque je sais qu’il m’aime, et réalise que Son amour est suffisant pour étancher ma propre soif, je n’ai plus alors à aspirer celle de l’autre.  Je n’ai plus à puiser horizontalement ma soif d’amour, mais, connecté à la source d’eau vive, je deviens l’arroseur arrosé, la citerne percée qui se transforme en pomme d’arrosoir pour rafraîchir le monde.

« Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres ; car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. »
—1 Jean 4.7

Les 10 commandements de Facebook

Facebook fêtera son dixième anniversaire début février.  Digne d’une réelle communauté, elle englobe maintenant presque 500 millions d’usagers,  dont la moitié y flâneront au moins une heure aujourd’hui!   Une multitude de chrétiens y sont inscrits et, au cours des années, j’y ai remarqué plusieurs hauts faits glorifiant Dieu, comme des dérapages légendaires.  Comment se comporter sur un réseau social?

Voici donc les dix commandements afin de vivre un Facebook chrétien sans heurt ni douleur.

1- Un seul Dieu tu auras

L’homme a été créé pour adorer.  Si ce n’est pas Dieu, ce sera autre chose.  Certains se laissent prendre au jeu et s’emmêlent dans les dépendances.  La ligne qui définit la source de notre joie et de notre paix est très mince.  Si je recherche sur le réseau l’approbation, la reconnaissance et être aimé, c’est un indice que Dieu est sur la voie de service dans ma recherche du bonheur.  Certains attendent plus l’approbation des pairs et des like de Facebook que celles de Dieu.  Celui-ci se fait alors remplacer par les amis virtuels.  Que se passerait-il si je déconnectais de Facebook durant un jour, une semaine… un mois?

2-  Tu ne te feras point d’image taillée

L’idolâtrie peut souvent commencer par soi-même.  Désirer avoir raison à tout prix est une forme d’adoration désagréable qui brise les relations même virtuelles.  Facebook n’est pas une salle de débat où l’on se gonfle l’ego, mais un réseau social.  Tenter d’avoir raison à tout prix et envenimer certaines discussions est synonyme de se tailler soi-même dans la pierre pour dominer la discussion.  Lorsqu’un ami n’aime pas une remarque, une publication ou une photo, tournons-nous vers le privé et invitons le face à face.  Les batailles de coq n’ont pas leur place sur l’espace public, pas plus que les apitoiements, les recherches d’approbation où les survaloir de l’ego.

3-  Tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain

Le langage et les habitudes sont vus et entendus par tous sur Facebook.  Tout ce que l’on dit est l’équivalent de prendre un mégaphone et le crier dans un centre commercial.  De légendaires dérapages ont terni les témoignages de chrétiens sur le réseau.  Et si tout ce que j’écris, publie ou exprime était regardé le dimanche devant mes frères et sœurs… ou encore, devant mon patron, mes enfants… et c’est souvent ce qui arrive.  On oublie que Facebook est un réseau public, même si je suis seul derrière mon ordinateur.

4-  Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier

Une heure de Facebook par jour c’est trop! Faut avoir une vie en dehors de l’ordi!  Sortez, prenez une marche, lisez un bon livre.  Personnellement, si le temps que je passe sur Facebook dépasse celui que j’ai avec le Seigneur (prière et lecture), j’ai un symptôme. Et c’est vrai pour tout cyberflânage.  Et pourquoi ne pas prendre une journée de congé internet par semaine?

5- Honore ton père et ta mère

Attention à la famille!  600 amis c’est bien beau, mais combien sont de réelles connaissances?  Plusieurs personnes se font régulièrement harponner et pirater leurs comptes Facebook, restons donc sobres dans notre soif d’élargir notre patrimoine Facebook.  La prudence est de mise, et si je ne connais pas, je n’ajoute pas.   De même, vérifier vos critères de sécurité afin que ce qui doit être privé ne se retrouve pas sur la place publique.  Gardons la famille dans l’intimité.

6-  Tu ne tueras point

Avoir des copains c’est bien, mais de grâce, ayons la gentillesse et le respect de les aviser lorsque nous avons l’intention de les retirer de notre liste d’amis.  Si c’est en raison d’un conflit, il y a d’autres façons de régler le différend que de faire disparaître la personne en question. Dans pratiquement tous les cas, cette pratique envenime la situation, et lorsqu’il s’agit de frères ou de sœurs, elle ne glorifie certainement pas Dieu.  Et pourquoi ne pas passer de l’écran au café et rencontrer la personne face à face pour en discuter?

7-  Tu ne commettras point d’adultère

Aller flâner dans les photos de personnes connues ou non peut être une forme de convoitise.  D’ailleurs, le phénomène des divorces Facebook n’est plus une nouveauté.  Lorsque je convoite une personne dans un but fantasmatique, c’est déjà un adultère aux yeux de notre Seigneur.  La question que je dois alors me poser, honnêtement, c’est : pourquoi je regarde ces photos?  Franchement, qu’est-ce que j’y recherche? Y aurait-il un motif, une soif souterraine qui risque de m’amener sur le terrain glissant de l’adultère, même virtuelle?

8-  Tu ne déroberas point

Voler peut avoir bien des visages.  On peut voler du temps même sur Facebook.  Rappelez-vous que Facebook est un réseau social, pas un journal intime.  Se plaindre constamment, étaler ses états d’âme, faire subir son intimité sans l’approbation de nos lecteurs équivaut à voler de leurs temps.  La même norme que nos paroles s’applique ici : « Qu’il ne sorte de votre clavier aucune parole mauvaise, mais, s’il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l’édification et communique une grâce à ceux qui le lis. »  — Éphésiens 4:29 

Ah! J’oubliais : SVP lorsque vous jouez à des jeux via Facebook, évitez de publier la multitude de vos progressions.  Ça peut devenir très irritant pour les autres qui n’ont rien demandé de la sorte.

9-  Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain

Ah! Les sources.  Ne devenons pas les auteurs de rumeurs et de canulars sur Internet.  Assurons-nous que ce que nous disons est la vérité.  Et si cela concerne une tierce personne, soyons certains que celle-ci approuve AVANT que ce soit publié.  Facebook n’est pas une machine à laver son linge sale.  Mêmes choses lorsque nous publions des photos.  Nous devrions aviser les personnes concernées avant la publication.  C’est une question de respect.  Tournons nos pouces sept fois avant de taper.

10-  Tu ne convoiteras point

Une récente étude révélait que Facebook était une source de dépression pour certains.  Devant les succès, les voyages, les belles maisons et les nombreux amis, nous sommes remis en question et tentés de comparer notre situation avec celles de nos amis.  Apprenons plutôt le contentement et pourquoi ne pas se réjouir pour les succès des autres.  Évitons d’embellir notre situation en réaction à notre convoitise.

Facebook est une mine d’information utile pour se garder connecté avec nos amis proches ou éloignés. Tout est dans le discernement, car comme toute société, Facebook est constitué d’humains, et les mêmes règles prévalent : Respect, douceur et courtoisie.  Pourquoi ne pas utiliser le réseau comme prétexte pour encourager les autres, donner de bonnes nouvelles, de bons mots.  Des mots qui édifient et communiquent une grâce à ceux qui les liront.

Bon Facebook!

Un bon témoignage

Les apparences sont souvent trompeuses.  Du moins dit-on.  Dès l’enfance, nous apprenons à cacher qui nous sommes vraiment et laissons apparaître au travers la fenêtre qui nous voulons être perçu.  Dès la chute, ce fut la cachette avec Dieu, puis entre Adam et Ève, et depuis, la comédie tragique se poursuit.  Le théâtre de la vie comprend maintenant près de 6 milliards d’acteurs. Avoir un bon témoignage sur cette scène, est-ce ajouter un masque à ceux qui y sont déjà superposés?

Face à Dieu : L’obéissance

Désirer plaire à Dieu n’est pas une hypocrisie en face du monde.  Ce n’est que l’expression de sentiments légitimes envers un Dieu que l’on aime.  Lorsque l’on aime, on ne cherche surtout pas à déplaire.  On ajuste ses goûts, ses choix, ses aspirations avec l’être aimé.

Nombreux sont les cyniques modernes qui ne peuvent concevoir qu’une personne puisse avoir de l’amour pour Dieu.  Pourtant, elle existe. Ils croient que pour ces amoureux de Dieu, l’obligation et la dévotion sont supérieures à l’affection.  L’obéissance devient un masque à l’oppression et la religion un nuage de fumée d’opium pour les faibles.  Pourtant, nombre de folies ont été faites au nom de l’amour.  Les poètes le chantent, les artistes le sculptent, le peignent, le photographient.  J’aime ma femme, et lui plaire n’est certainement pas de l’obéissance. C’est le fruit de ma volonté, le désir de mon cœur.

« Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite » —1 Pierre 1.15

Garder un bon témoignage face à Dieu n’est en fait que l’expression de l’amour que je lui porte. Mon comportement s’ajuste naturellement avec ses désirs, car je l’aime.  Rien d’hypocrite ou de sournois.  Je ne modifie pas mon comportement pour qu’il m’aime, mais bien parce qu’il m’aime.  Toute la nuance de l’amour.  Puisqu’il m’a aimé le premier et me l’a si grandement démontré sur la croix, je me suis laissé séduire et gagné par Lui.  Maintenant, mon désir est de le connaître et le faire connaître afin de le partager.

Face aux autres : L’amour

D’autres voient dans la quête d’un bon comportement social une preuve de l’hypocrisie humaine.  Une perte de liberté individuelle, un caillou dans la botte de l’émancipation.  La tombée du supposé masque de la complaisance devient un moyen de faire tout ce que l’on veut, peu importe les conséquences.  Mes droits, mes privilèges et mes envies deviennent la priorité.

« Ne nous jugeons donc plus les uns les autres mais pensez plutôt à ne rien faire, qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute. » — Romains 14.13

Dans une vie en société, la liberté individuelle se termine là où commence celle de l’autre.

Dans une vie en société, la liberté individuelle se termine là où commence celle de l’autre.  Sans le respect de cette règle, il y a inévitablement usure des relations, conflits et rupture, et, sur une grande échelle, on y retrouve guerres et violence.  La paix entre les hommes n’est rien d’autre que l’équilibre fragile entre le pouvoir de chacun, négociants dans le couloir du compromis.   Il y a alors toute l’apparence d’un perdant en celui qui garde le masque de la tolérance.   Une reddition volontaire dont la justification silencieuse est la peur des répercussions.  C’est cette perception de paix imposée qui donne le ton amer à ce que l’on appelle « Le bon témoignage ».    Sauf si…

Sauf si l’amour est la motivation qui me pousse à ne pas offenser l’autre.  Si mon désir de bonheur déborde de moi et m’oublie un instant.  Si je choisis de restreindre volontairement ma liberté, et décide de ne pas dire, faire ou même prétendre à ce qui pourrait blesser ou écorcher l’autre.  Avoir l’intention avouée de créer un environnement qui exprimera le bonheur de mon prochain. Et, sublime action : Oublier un instant mon amour propre, et trouver ma joie à rendre l’autre heureux… c’est l’amour.

Lorsque j’aime mon prochain, je deviens sensible.  Je ne cherche pas mon intérêt personnel, mais plutôt le sien.  Si je sais que telle parole, telle action ou telle attitude sera perçue ou vécue négativement,  et même si j’anticipe qu’elle le sera, je choisis de restreindre ma liberté, par amour.  Est-ce du théâtre, de l’hypocrisie? Réduire tous les amoureux à des acteurs de vaudeville est assez simpliste. Ce n’est ni tragique ni comique, c’est la vie avec la dimension de l’amour.  Le témoignage ne devient alors plus une restriction, mais une occasion.  Celle du bonheur, et l’occasion de la paix, de l’unité dans la communauté.

Face à moi : La conscience

J’entends la foule qui s’exclame : mais alors, c’est impossible!  On ne peut faire plaisir à tout le monde!  C’est l’équivalent de porter autant de masques qu’il y a de gens sur la planète!

C’est vrai que nous ne pouvons agir en fonction des qu’en-dira-t-on.  C’est ici que l’amour sincère venant d’une conscience pure me dictera la ligne à tracer.  Ne pas laisser la crainte des hommes me dicter mes actions ou mes paroles, mais seulement celle de Dieu qui s’exprimera dans un amour pour ceux qui m’entourent.

« C’est pourquoi je m’efforce d’avoir constamment une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes. » — Actes 24.16

La vérité dans l’amour

Le bon témoignage, c’est des actions et des paroles qui ne terniront pas la gloire de Dieu, parce que je l’aime.  J’éviterai d’agir de telle sorte que le monde puisse croire que Dieu soit moins saint que saint. Et parce que j’aime Dieu, j’aimerai également ceux pour qui il est mort.    Je dirai et ferai en sorte de ne pas devenir une source de chute, de médisance ou de calomnie à l’égard de ma vocation.   « Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. » Romains 14.17

Es-tu un bon témoignage?

Les petits commencements

Bienvenue en 2014!  Cette année va peut-être vous surprendre!  Elle sera composée de 365 jours de défis inattendus, le tout consommé en bouchées de 24 heures… pas une minute de moins ni de plus.  Certains diront que l’année a passé vite, d’autres que le temps semblait élastique et visqueux.  Tout est une question de perception, personne ne peut avaler plus d’une seconde à la fois.

Nous sommes à une époque de restauration rapide, de services éclair, où nous avons tout ce que nous désirons à l’instant même.  Les télé-réalités nous exposent des vedettes instantanées, telles des étoiles filantes qui nous éblouissent le temps d’une première page.  Même l’amour ne dure plus que le temps d’un coup de foudre.  Nous ne voulons plus attendre.  Nous voulons des résultats rapides, nous voulons le top, et nous le voulons tout de suite.  Une insatisfaction permanente est ce qui caractérise notre génération.  Un chrétien demandait même à Dieu de forger sa patience… et tout de suite!  Comment s’assurer d’avancer efficacement avec Dieu?

Le top du top

Il y a un fossé entre le top de Dieu et le nôtre.  Nous désirons la notoriété, la reconnaissance, même la célébrité sans oser se l’avouer.  Pour d’autres, ce sera le rang social, le salaire élevé, la réalisation approuvée par les pairs.  Pour atteindre les sommets de la réalisation humaine, nous escaladerons la montagne jusqu’à en manquer d’oxygène.  Notre monde est caractérisé par une ambition centrée sur le faire… alors que Dieu, lui, vise l’humilité et l’être. Le sommet pour Dieu est d’arriver à la stature de Jésus-Christ.  Rien à voir avec la première page du Times.  L’homme de l’année, voté par Dieu, c’est l’inconnu invisible qui s’est donné à tous sans rien recevoir. Celui qui ne cherche qu’à faire briller Jésus-Christ.

« Et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit l’esclave de tous. »  -Marc 10.44

Un monde sépare nos aspirations charnelles à celles de Dieu.  LE monde.  Ce monde est ennemi de l’Évangile de Christ et il est la source même des aspirations de notre chair, une montagne plus haute que l’Everest que seule la foi peut déplacer.  Nous devons être vigilants et cibler encore plus haut, ne pas nous contenter des succès illusoires qui ne dureront qu’un souffle sur terre.  Nous nous rassasions avec peu, alors que nous sommes destinés à la gloire, une gloire accessible ici et aujourd’hui.  À force de viser aussi bas, nous devenons comme des nobles qui se nourriraient au dépotoir, on s’y habitue, on finit même par se délecter de l’infect.

Pour avancer efficacement, réalisons que nous sommes destinés à beaucoup plus, beaucoup mieux, bien plus haut.  Viser l’Évangile de la grâce, c’est viser le ciel par l’humilité, viser la perfection par la stature de Jésus-Christ et laisser Dieu nous élever au temps convenable.

De la surface au cœur

Dans un monde centré sur la performance, ce qui compte, ce sont les apparences.  La surface peut facilement prendre les couleurs de la piété, alors que le cœur renie ce qui en fait la force.

« Car j’aime la miséricorde et non les sacrifices, et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes ». – Osée 6.6

L’illusion du faussaire est de faire croire que son tableau est le véritable.  Après avoir examiné la Joconde en profondeur, les experts nous ont dévoilé une succession de couches, de retouches et de coups de pinceau invisibles au premier cou d’oeil.  Un réseau complexe de corrections quelques fois majeures, mais également subtiles.  À l’image de la croissance chrétienne.  Il ne s’agit pas simplement de reproduire l’image de Christ, mais sa stature.  Cette stature qui s’applique sur cette toile rebelle qu’est notre chair.  Il désire la conquérir, l’enrober, la revêtir.

Pour atteindre les sommets et avancer efficacement, creusons dans les profondeurs tortueuses de notre cœur. Un apprêt est nécessaire : la conversion, puis c’est le travail de l’artiste divin qui prend le temps pour colorer, former, effacer, corriger : La profondeur prend du temps, le temps de l’abandon et de la foi.  Il n’y a pas de raccourcis.

Donne-moi

« Prudence est mère de sûreté » dit le proverbe.  Nous mettons de côté, accumulons pour les mauvais jours, tentons de prévoir et souscrivons à toute sorte de plans protecteurs.  Assurances, régimes de retraite, garanties prolongées.  Mais franchement, que peut-on véritablement contrôler?

« Mais Dieu lui dit : Insensé ! Cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, pour qui sera-ce ? » – Luc 12.20

Par prudence, nous refusons de donner.  Nous croyons être de bons économes, nous calculons et tentons tant bien que mal de cerner les prévisions, de les exécuter et même de les forcer.  Mais, en fait, pour que le Seigneur fasse le travail, il exige que nous lui donnions tout, absolument tout, y compris nos cinq pains et deux poissons. Par notre entêtement à retenir, contrôler et manœuvrer, nous devenons notre propre frein.  La ligne est ténue entre la prudence et la confiance.  Par excès de prudence nous risquons de ne plus faire confiance, et alors c’est nous qui en payons le prix de la croissance.

La vie chrétienne n’est pas un sprint effréné, mais un marathon.

La vie chrétienne n’est pas un sprint effréné, mais un marathon.  Une course de fond qui dure toute la vie et se termine dans l’éternité.  Plusieurs font de faux départs, d’autres abandonnent en plein parcours, certains encore terminent sur les genoux.  Pour avancer efficacement, offrons-lui tout ce que nous avons, et même nos espadrilles, car c’est Lui qui marche au travers nous.

En ce début d’année, courons sur le chemin étroit : vers la stature de Christ.  Viser haut avec Dieu, c’est chercher la profondeur qui résulte du temps passé avec le potier et sa parole. Tout lui donner pour que LUI  fasse fructifier nos efforts.  Moins spectaculaire peut-être, mais chaque pas est alors assuré par le Seigneur, et Dieu ne méprise pas ces petits commencements, lorsqu’ils sont amorcés en Lui.

Ma tente, ce temple

Nous sommes tous des randonneurs de la vie.  On a souvent cette impression, avec notre corps, qu’il est comme une mince tente.  Il nous est imposé, il n’a pas été conçu pour résister aux aléas de la vie sur terre.  Grippes, virus, bactéries, chocs, traumatismes, maladies … la palette des incidents qui détériorent cet abri fragile est presque infinie.  Et même en ayant la meilleure santé possible, il vieillit et finit invariablement par dépérir jusqu’à en mourir.

En face de l’inévitable, plusieurs angoissent dans le sentier.  Dès le premier malaise, il y a Google. Recherche de symptômes et experts en médecine improvisée.  Tels des Davy Croquette de l’auscultation, on navigue entre troubles et symptômes pour arriver invariablement au rapide de l’inquiétude, puis à la cascade de l’angoisse.  La chute qui conduit à l’hypocondrie est abrupte.

Des heures, des jours, puis le calme revient.  Notre conscience réalise que nous nous sommes improvisés (encore une fois) malades imaginaires.  On peut en rire ou en pleurer, mais ce refus de la souffrance et ce désir du parfait amène toujours un goût âcre dans la bouche.  Comme lorsque l’on retrouve son chemin après avoir refusé de suivre les indications de la piste. Un soulagement tricoté de culpabilité.

Comment passer à travers les bobos et les boubous?  Les chapitres quatre et cinq de la deuxième épître aux Corinthiens contiennent un remède universel.  Un guide dans le sentier de la souffrance.

Mon corps, cette tente

En effet, du camping sous la tente, c’est inconfortable… Mais lorsque tout ce que nous avons pour nous protéger des intempéries est cette mince toile, nous n’avons d’autres choix que de s’y faire.

« Nous savons, en effet, que si notre habitation terrestre, qui n’est qu’une tente, est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’œuvre de Dieu, une habitation éternelle qui n’est pas faite par la main de l’homme. »  -2 Corinthiens 5:1

Cette tente qui est notre corps, ce vase de terre cuite, si fragile et si vulnérable, est tout ce que nous avons pour naviguer durant les quelques années qui nous sont allouées dans ce monde déchu.  David s’exclamait : « Je te loue que je suis une créature si merveilleuse ». La peur est souvent le refus de la réalité et le corps que nous avons, quant à lui, est destiné à dépérir, mourir et pourrir.  Point à la ligne.  Dieu est très à l’aise avec ce concept.  Bien qu’il transformera notre corps à notre résurrection, pour l’instant, toute sa puissance s’exprime dans cette faiblesse et c’est CE qui LE glorifie.  Notre faiblesse devient l’expression de Sa gloire.

Carpe diem!

Comme nous devons faire face à une si grande fragilité, les chrétiens savent plus que tous combien le temps est court.  D’un côté, il y a cette réalité de notre vulnérabilité, puis de l’autre, il y a celle de notre Seigneur qui a promis de revenir d’un instant à l’autre pour nous prendre.  Saisissons donc le jour, l’instant présent à fond. Chaque moment est peut-être le dernier dont nous disposons.

« En effet, nous qui sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons non pas nous dévêtir, mais au contraire nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. » -2 Corinthiens 5:4

La philosophie populaire a une expression : YOLO,  « You Only Live Once » — On ne vit qu’une fois!  Les existentialistes ont vu ce fait d’un œil plutôt défaitiste… Nous, chrétiens, devrions être les plus heureux des individus. Le secret du bonheur est de jouir avec une pleine suffisance de toute la provision divine, dans un présent continu.  A quoi sert de s’inquiéter si Dieu est avec moi dans cette misérable tente.  Il a souverainement décidé d’en faire un temple à Sa gloire.

Mon corps, ce temple

Rien de pire qu’un randonneur sans carte.  Même avec le meilleur matériel, tente, sac, et toute la panoplie, il n’est qu’un touriste, ou pire, un touriste perdu en forêt.  Sans carte, les dangers constants, les précipices, les animaux sauvages auront tôt ou tard raison de sa ténacité.

« C’est aussi pour cela que nous nous efforçons de lui être agréables, soit que nous vivions dans ce corps, soit que nous le quittions. »  -2 Corinthiens 5:9

Remettre un sens au temps qui passe.  Faisons fi de nos faiblesses, sachant que cette tente cache un temple.

Dieu nous a sauvés, non pour nous-mêmes, mais pour exposer au monde toute la puissance de l’évangile.  Un trésor dans des vases d’argile, un temple dans une tente.  Ne nous laissons donc pas aveugler par les apparences, devant le miroir, nous ne voyons que le reflet de la mort.  Ce voile qui nous cache notre véritable édifice, cette habitation du St-Esprit.

Ainsi nous regardons non pas à ce qui est visible, mais à ce qui est invisible, car les réalités visibles sont passagères et les invisibles sont éternelles.  -2 Corinthiens 4:18

Novembre: Le mois des morts

Le mois de novembre a de toujours été associé à la mort.  Il s’ouvre avec l’Halloween, débute avec la Toussaint, est farci de légendes et de résidus de cultes en faveur des morts et même le jour du Souvenir y est inclus!

De toutes les époques, la mort a été un moment central de remise en question sur le sens de la vie.  On se questionne sur ce qui se passe après, sur la justice, sur notre propre brièveté puis soudain, un sentiment nous envahit.  Une impuissance, mêlée de peur.  Une crainte viscérale.  Pas de deuil possible pour la mort elle-même.  Elle est universelle, nous y passerons tous un jour.

Devant elle, même les chrétiens garnis de tous les espoirs l’abordent avec appréhension. Elle angoisse malgré le fait que nous sommes nés programmés pour lui résister.  Et ce n’est pas seulement un simple instinct de survie, c’est la pensée de l’éternité décrite dans l’Ecclésiaste (3.15).  C’est irrationnel!  Nous savons que nous irons avec Dieu, et même dans la plus grande assurance, la mort demeure une menace.  C’est l’ennemi ultime, le dernier à plier l’échine, l’aiguillon qui nous laboure l’imaginaire, comme le disait Paul :

O mort, où est ta victoire ? O mort, où est ton aiguillon ? -1 Corinthiens 15.55.

En général, devant elle, nous avons trois options : l’ignorer, l’apprivoiser ou encore l’affronter.

L’ignorer.

Ignorer la mort équivaut à ignorer un éléphant dans une salle de bain placardée de miroirs!   La peur nous fait souvent tourner le regard.  Mais, peu importe où il se pose, je ne peux l’éviter.  Si je ferme les yeux, c’est alors toute ma vie qui en est affectée. La mort fait désormais partie de la vie!  Même Jésus dut la subir!  Ne reste plus que le fameux « mangeons et buvons, car demain nous mourrons ».

Pascal disait : « La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement, et cependant c’est la plus grande de nos misères. Car c’est cela qui nous empêche principalement de penser à nous… Le divertissement nous amuse et nous fait arriver insensiblement à la mort » (Pensées).

Notre société fuit la mort pour mieux jouir de la vie.  Un engourdissement, un étourdissement afin de ne pas voir et tenter d’éviter l’inévitable.  Même le mort est embaumé, ciré comme s’il ne faisait que dormir. On en a fait une industrie. On se réconforte alors en se disant qu’il est mieux maintenant, ou encore qu’il reviendra bien un jour… autant de théories que chacun sait ne tenir qu’a un fil.

Ignorer la mort est un acte suicidaire. C’est le suicide de la raison.  Occulter la réalité afin de tenter le confort et le bien-être. C’est un bien malheureux manque de jugement.

L’apprivoiser.

Peut-on négocier avec la mort?  La mort n’est pas un animal de compagnie!  Peu importe qui je suis et où je me trouve, elle m’attend implacablement et, à moins que Jésus ne revienne, la tendance est que tous devraient inévitablement y passer.  On ne peut la mettre en laisse…

On a humanisé la mort, lui a donné un squelette comme corps, habillé d’une cape noir, parodiant le cavalier de l’apocalypse. La faux à la main, prête à trancher tout ce qui dépasse le temps! Mais en fait, elle n’a aucune personnalité.  La mort n’est simplement que le constat d’un fait : les conséquences du péché qui dégénèrent notre corps jusqu’à ce que cessent ses fonctions vitales.  Les circonstances qui l’entourent peuvent nous effrayer.  Souffrance, agonie, tourment, personne ne veut souffrir.  Mourir n’a rien de sympathique.   Loin de s’en faire une amie, tout ce que l’on peut faire, c’est de comprendre sa source et en tirer des leçons.

Tenter de l’apprivoiser est l’équivalent anthropomorphique d’un Dieu barbu perché sur un trône dans les nuages.  Presque sympathique, mais complètement chimérique. Un rêve éveillé dont le réveil sera plus que brutal.

L’affronter

C’est probablement la meilleure chose à faire devant elle.  Non pas comme un héros qui sort l’épée tentant de l’éliminer.  Cela, Jésus l’a déjà fait!  Mais comme une occasion.

La mort est l’occasion de juger et d’apprécier de la vie à sa réelle valeur.  Fragile, éphémère, unique et précieuse.  La seule fenêtre dont dispose l’homme pour se réconcilier avec son créateur, puis le glorifier parmi ses semblables. Savoir mourir c’est savoir que la vie est précieuse et unique pour y inclure ce pourquoi j’existe.  Notre angoisse devant la mort devient une balance pour faire le tri entre l’utile et le superflu, les désirs et les besoins.  La mort est un stimulant incroyable d’accomplir l’impossible malgré le « deadline » inévitable.

La mort rend heureux!  Elle nous permet d’apprécier chaque seconde, chaque individu, chaque objet, chaque opportunité comme le potentiel dernier avant de rejoindre Dieu.  Elle nous arrête que pour mieux avancer comme le disait le philosophe Henry David Thoreau :

« Je veux vivre intensément et sucer la moelle de la vie.  Et ne pas, quand je viendrai à mourir, découvrir que je n’aurai pas vécu. »

Les pieux secrets

Doit-on tout dire à tout le monde sur tout ce que l’on sait à propos de tout?…  Certains croient qu’entre frères, la transparence la plus limpide est de mise.  Sinon il y a hypocrisie, camouflage et mensonge.  On ne doit pas confondre secret et mensonge, discrétion et dissimulation.

Des secrets?

Est-ce mal d’avoir des secrets?  Est-ce un péché que de garder des informations sur notre vie privée, des choses que l’on ne désire pas dévoiler?

Lorsque nous regardons dans la bible, plusieurs secrets sont gardés bien cadenassés.  Il y a d’abord David qui avait un conseil secret (2 Samuel 23:23).  Puis Jésus a eu ses secrets (Jean 16.12; Jean 7.10).  Notre prière devrait se faire dans un lieu secret (Mathieu 6.6).  Nos aumônes devraient rester secrètes (Mathieu 6.4).  Quand je jeûne, cela devrait se faire secrètement (Mathieu 6.18).  Certaines paroles que Jean a entendues sur l’île de Patmos sont restées secrètes (Apocalypse 10.4).  L’explication des paraboles a été tenue secrète par Jésus (Marc 4.24). Le sort de Jean a été gardé secret face à Pierre (Jean 21.22).  La bible regorge de mystères.  Même le plan ultime en Jésus-Christ fut tenu secret envers les prophètes et les anges (Colossiens 1.26).

La Bible dénonce ce qui se fait en secret (Éphésiens 5.12).  Non pas que nous devions exposer toute notre intimité au vu et au su de tous!  Elle invalide plutôt l’intention qu’une personne ait de faire le mal en cachant ses intentions et ses actions, même à Dieu, s’il était possible.

C’est vrai que dans un monde idyllique, où tous se comprennent et s’aiment d’un amour parfait,  là où nul ne se juge sans appuis sur la vérité et l’amour, et cela avec un cœur sincère d’encouragement…  Nous pourrions probablement nous exposer à nu, tel Adam devant Ève.  Mais nous sommes sur la planète terre!  Peut-être que ce rêve ait existé dans le Jardin avant la chute, mais aujourd’hui, nos propres jugements ne sont plus si propres!  Tachés par notre jalousie, notre quête de pouvoir et nos propres insécurités.  La seule personne devant qui nous pouvons réellement être nus, corps et âme, sans aucune crainte, c’est devant Dieu lui-même.

Question de perception

Le problème qui freine les secrets,  c’est l’imperfection de nos perceptions.  Jésus disait : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les supporter maintenant. » Jean 16:12. 

Ce ne sont pas toutes les oreilles qui sont au même niveau de compréhension, de maturité et de discernement pour bien comprendre ce que je dis.

Par exemple : une personne qui boit un verre de vin occasionnel pourrait se voir recevoir les foudres et le tonnerre d’un autre qui croit que la tolérance doit être à zéro en ce domaine.  « Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve ! » Romains 14:22.  Il ne s’agit pas de mentir ou de cacher, mais de respecter l’autre.  L’amour va alors aller jusqu’à se priver de son droit pour ne pas faire tomber l’autre.

Un autre qui aura par exemple, un combat avec la pornographie, risquerait bien d’être un scandale pour plusieurs en révélant publiquement, un dimanche matin, devant toute l’assemblée, les détails de ses luttes.  Il y a un discernement mutuel qui est nécessaire.  Toutes choses ne sont pas nécessairement bonnes à dire même si elles sont vraies… Est-ce utile?  Est-ce édifiant? (1 Corinthiens 10.23).

La frontière du privé

Le droit à la vie privée n’est cependant pas un sauf conduit pour dissimuler le mal.  À l’exemple d’Ananias et Saphira (Actes 5), couple bien intentionné qui ont malgré tout menti.  Les conséquences de leur petit secret fut dramatiques.  Ils désiraient bien faire, mais l’on fait dans le mensonge.  De la même manière, notre jardin secret n’est pas un lieu où nous nous permettons de cultiver les mauvaises habitudes, les gestes disgracieux ou répréhensibles.  Il ne s’agit alors pas de discrétion, mais de dissimulation.  Le but de les retenir n’est pas de protéger l’autre, mais de se protéger soi-même.

« Examinez ce qui est agréable au Seigneur ; et ne prenez point part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les.  Car il est honteux de dire ce qu’ils font en secret »  Éphésiens 5.11-12

De l’autre côté

Si je suis scandalisé en apprenant le secret ou la dissimulation d’un autre, la Bible nous donne un modèle (Mathieu 18) simple pour que la paix soit au milieu de nous.  SI ton frère a péché, va et reprend-le toi seul.

La recommandation commence par un gros SI.  Est-ce vraiment un péché?  Est-ce le fruit de mes perceptions ou interprétations erronées qui me jouent des tours?  Je me suis peut-être trompé.  Le mieux est de rencontrer seul à seul la personne concernée.  Ne pas ébruiter la chose et faire preuve de tact est un signe d’amour et de désir d’unité profond qui reflète le caractère de Christ.

Mise en garde

Un piège fréquent est la gazette du secret.   En effet, révéler le secret de l’un à d’autres, conduit vers un problème aussi grand que la dissimulation : la calomnie, voire la médisance.

En discutant avec quelqu’un, j’expose des faits concernant une troisième personne (absente).  Celle-ci risque fort d’en parler à une autre.  Et le deuxième qui en parle à une quatrième, ajoute quelques détails anodins, puis saupoudre de suppositions.  Une cinquième oreille épice le tout et fait chauffer à feu doux!  Tous les éléments d’un conflit se trouvent alors réunis.  Jusqu’à ce que le vent retourne vers le principal concerné…   « L’homme pervers excite des querelles, et le rapporteur divise les amis. » Proverbes 16:28.

Si je révèle une information concernant une tierce personne, je dois m’assurer que la personne concernée soit d’accord que je partagerai l’information.  Puis, si c’est vraiment utile, transmettre que l’information pertinente pour la bonne compréhension.  Je dois également discerner si la personne à qui je parle a la maturité nécessaire pour négocier l’information que je lui donnerai.  À ceci s’ajoute la règle universelle : « Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s’il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l’édification et communique une grâce à ceux qui l’entendent. » Éphésiens 4:29.  C’est-à-dire, de mon côté, vérifier que mes motifs sont purs.  Est-ce que les paroles qui sortiront de ma bouche sont bonnes?  Sont-elles édifiantes? (dans le but de construire les relations plutôt que de les détruire).  Est-ce que ces paroles serviront de cadeau, de grâce aux oreilles qui les entendront?

La ligne est bien mince entre informer et calomnier.  Presque toujours, la meilleure chose est de se taire… ou dire « s’il y a lieu, quelques bonnes paroles ».  Car le véritable piège, nous le dressons alors pour nous-mêmes.

L’influence des mots

Le silence comme la parole peuvent être mauvais!  Si mon silence est pour la dissimulation, il cache un orgueil et un refus de croissance.  Une complaisance dans mon égo.

De l’autre côté, la parole peut être pire que le silence.  Répandre le secret et même la faute d’un autre devient alors de la calomnie et de la médisance.  Et les médisants sont au même pied que les meurtriers dans SA parole (Romain 1.28).

Nos mots et nos silences sont très éloquents.  Il en tient à chacun de parler selon la vérité, avec amour, en vue de l’édification de tous.  La parole est d’argent, mais le silence est d’or… tout dépend de ce que l’on en fait.

Sincèrement perdu

Même avec le meilleur des GPS on peut se perdre!  Il s’agit que les cartes ne soient pas à jour, ou que l’on ne sache pas l’utiliser… même pire : le laisser à la maison!

En fait, la Bible foisonne d’exemple de gens sincères qui étaient sincèrement dans l’erreur.  En partant d’Ève qui était sincère dans son doute, puis Adam en laissant le volant.  Caïn se sentait d’une sincérité frappante lorsqu’il s’est mis en colère contre son frère.  Puis, Abraham, qui alla vers Agar le fit d’une sincérité partagée.  La femme de Lot, qui se retourna était sincère… Sans compter Saul, qui sacrifia sincèrement. Puis David, qui coucha très sincèrement avec Bath-Scheba.  Que dire de Pierre, qui dans toute sa sincérité renia Jésus, ou le jeune homme riche, qui refusa sincèrement de Le suivre… Même Judas fut sincère jusqu’à la corde!

Le problème avec la sincérité, c’est qu’elle est fondée sur les intentions.  Celles-ci ne comptent que sur nos perceptions et expériences personnelles pour tirer des conclusions qui nous feront faire un choix que nous qualifierons de sincère.  On dira alors que l’on a de bonnes intentions. Je me protège derrière des réactions légitimes, je dis un pieux mensonge, je dilue la réalité.  En fait, les  sentiers qui conduisent aux bonnes intentions viennent du désir de bien faire.  Ce désir est construit bien souvent autour des besoins illusoires de bien-être, de justice personnelle ou de recherche de valorisation.  Mais lorsque la convoitise, la tentation, le monde et le diable s’en mêlent, la route peut rapidement prendre une voie tortueuse.  Les panneaux de signalisation deviennent confus.  On avance, en étant certains et en désirant sincèrement faire bonne route, parce que notre cœur désire, mais l’arrivée risque fort de nous surprendre!

 « Celui qui a confiance dans son propre cœur est un insensé, mais celui qui marche dans la sagesse sera sauvé. » Proverbes 28:26

Comment être certain de faire bonne route?

Peut-on faire des choix de vie qui nous mèneront assurément à bon port?

Certainement!  Dieu ne nous laisse pas seuls sur la route de la vie.

 

La parole de Dieu

« Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier. », Psaumes 119:105  Première carte essentielle.  Elle permet de voir clair à propos de la volonté de Dieu pour nos vies.  La consulter, l’apprendre, la méditer est l’essence pour se diriger.  C’est la base pour connaître la topographie de la vie ici-bas ET de celle qui suit.

La prière

 « Il conduit les humbles dans la justice, Il enseigne aux humbles sa voie » Psaumes 25:9.  L’humilité de se présenter devant Dieu et lui demander de sonder notre cœur est l’équivalent d’une boussole spirituelle.  Avec un cœur honnête, lui demander de nous indiquer si nous nous sommes engagés dans une mauvaise voie et nous diriger sur le chemin de l’éternité.  Prier, c’est simplement parler avec celui qui connait mieux que nous même l’issue des sorties et des entrées que nous prenons.

L’église

« Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité…» Jean 16:13

Trop souvent le négligé du voyage. Voyager sans l’église c’est voyager sans souliers, sans véhicule… juste nous-mêmes.   Bien souvent, le Seigneur parle au travers ses enfants : l’église.  Prier mutuellement, demander conseil aux frères, s’exhorter, s’encourager les uns les autres.  Parce que le voyage est tellement plus agréable ensemble!  Comme on dit : le bonheur n’est pas une destination, mais une façon de voyager.  L’église, c’est voyager avec le moyen que Dieu a pourvu.  Et parce que je ne peux pas vraiment compter que sur moi-même, pourquoi ne pas embarquer dans le corps  que Dieu nous donne sur terre : son église?

Et au bout du chemin, nous irons tous à sa rencontre pour l’éternité.  Quel trajet fantastique!

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