La croix de chocolat

Pâques est à nos portes! Friandises, chocolats, cocos, chasse au trésor et festival des dentistes! Perdue dans cette profusion de sucreries, notre société a oublié le sens profond de cette fête : une résurrection précédée d’une crucifixion, une libération précédée d’une condamnation, une abondance précédée de souffrances.

La croix précède le tombeau. Elle est inévitable. Sans cette souffrance, il est impossible de connaître la nouvelle naissance. Aujourd’hui, Pâques est enfouie sous les douceurs sucrées et chocolatées, mais la croix, elle, n’est pas faite de chocolat. Elle est faite de bois, de sang et de douleurs. Pourtant elle peut éclater en une effervescence de saveur. La grâce que le Seigneur offre est un fondant pour l’âme! Mais pour y goûter, il y a au préalable la douleur. Pour déguster le chocolat, il faut briser la tablette.

Briser la chair

Notre nature profonde, la chair, est trop souvent pralinée artificiellement et sous-estimée. Nous l’excusons, la justifions et l’adoucissons en deçà de ce qu’elle est véritablement. Nous sommes nés avec elle, normal que nous n’en soupçonnions l’amertume. Cependant, la Parole de Dieu est directe et dure à son propos : aucune saveur ne peut s’en dégager sans émettre une odeur de mort. Elle et l’Esprit de Dieu n’ont rien en commun (Gal 5:17). Lorsque la chair rencontre la croix, les clous sont au rendez-vous. Si la crucifixion n’a pas le dernier mot, aucun espoir n’est possible.

Lorsque l’apôtre Paul dit « Je suis crucifié avec Christ » (Gal 2:20), il ne dit pas que Dieu veut nous dénaturer, mais plutôt nous transformer à l’image de son fils. Il ne veut pas substituer notre tempérament ou notre personnalité, mais nous convertir à la source même. Christ qui vit en nous : l’espérance et la gloire de tout chrétien. Comme pour le chocolat, plusieurs essences, saveurs, additions et recettes en font varier les nuances, mais à la base, il a fallu briser et moudre le cacao, puis le chauffer et le fusionner. Pour qu’un instrument de mort comme la croix gagne en saveur, la chair doit elle-même être brisée, moulue, chauffée et dépouillée.   Chacun désire l’intensité du St-Esprit, mais cette saveur unique n’est possible que dans la mort : celle de la chair crucifiée sur la croix.

« Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. »   — Galates 5 : 24

 

Pour déguster le chocolat, il faut d’abord briser la tablette…

Briser la mort

L’homme a une peur viscérale de la mort. Pour l’homme naturel, c’est la fin de toute chose… pour l’homme spirituel, c’est le renouveau et le moulage de la foi et l’espoir. Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le Royaume de Dieu (Jn 3:3)! Si le grain de blé ne meurt, il ne porte pas de fruit (Jn 12:24). Pour un chrétien, cette peur irrationnelle lui fait retenir les arômes destinés à être partagés, elle s’accroche à des réflexes encore vivants d’une nature morte que nous avions. Apprivoiser la vie, c’est s’abandonner à la mort, une mort à nous-mêmes (Col 3:20).

Le courage d’être chrétien c’est de réaliser que la mort n’est qu’une escale. Un tournant décisif et obligé afin de porter du fruit. Cette mort ne se produit pas dans le cercueil, mais bien sur la croix. C’est une mort décisionnelle, une crucifixion factuelle (Ro 5:14). La peur de mourir au confort, à la sécurité, et au statu quo sont d’autant d’enrobages qui retiennent hermétique tout le bouquet que Dieu désire émettre au travers nous. Pour donner de la saveur, il faut sortir de l’emballage. Une vie sans enrobage et sans faux semblant, un goût original et sans additifs : celui de l’évangile. Pour libérer toutes les effluences, le seul chemin possible est la croix. La croix, c’est la mort à une vie banale et insipide.

« Celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. » — Matthieu 10 : 38

Briser la vie

Pour le chocolat, sortir de l’emballage signifie l’inévitable : s’offrir à être croqué, se laisser briser, ingérer et digérer. Il n’existe que pour cela! C’est, en fait, le but de sa vie. Son ultime mission est d’apporter ce goût de douceur à celui qui le prendra. Pour que la croix apporte une saveur de ciel, elle doit passer par la résignation au sacrifice et à la souffrance. Même notre Seigneur n’y a pas échappé, lui qui était pourtant sans péché (2 Tim 3:12).

De nombreux évangiles de paraffine tentent d’imiter la plénitude du véritable, mais une seule saveur est la réelle. Celle d’une vie consacrée entièrement à l’avancement du Royaume de Dieu. Celle d’un abandon complet où celui qui en est habité offre son corps comme un sacrifice saint et agréable (Ro 12:1). D’une apparence contradictoire, c’est dans cet abandon et ce prêt-à-souffrir que se trouve la véritable richesse et la saveur originale. C’est lorsque l’on croque dans la croix que l’on discerne la différence. Lorsque les épines, le soleil et les clous se pointent, la véritable saveur de Christ transcende la souffrance et révèle la richesse de l’Évangile.

« Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance …  Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours ; Et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains. » — Esaïe 53.10

Pâques, c’est la résurrection du Christ, la vie renouvelée, l’espoir d’une vie de plénitude, mais le tombeau vide pointe implacablement vers la croix. L’évangile prêche la souffrance. Une souffrance libératrice et nécessaire pour connaître la véritable vie en Christ.

Une vie chrétienne sans souffrance est un chocolat sans cacao, sans saveur et sans intérêt. Non, la croix n’est pas en chocolat, mais la saveur qu’elle produit, lorsque la chair y est crucifiée, en est une de vie, d’espoir et de douceur au palais de quiconque y croque. Pour Pâques, offrons-nous nous-mêmes comme la saveur que Dieu veut donner à un monde perdu sans Lui.

Un seul Dieu, mais lequel?

La divinité existe, il y a bel et bien un dieu et il est unique!  C’est que nous avons démontré dans les précédents articles.  Mais lequel donc est le bon?  Notre planète est le théâtre d’une compétition féroce pour le monopole de la religion.  Dans cette série sur l’existence de Dieu, je vous amène dans une enquête sur la vérité.  Pourquoi je crois que le christianisme est la seule religion valable?  C’est ce que je développe au cours de cette suite d’articles.

Sortons donc loupes et calepins et enquêtons!

Pour découvrir la véritable religion, les indices sont nombreux et subtils.  Traces et empreintes foisonnent, mais doivent être prises une à une, puis analysés avec un recul suffisant pour ne pas nuire aux conclusions.  Sur quelles bases évaluer la divinité?  Comment la dénicher et la confirmer?  Dans cette recherche, nous sommes comme des explorateurs qui tentent de prouver que la terre existe.  Nous la voyons a quelques centimètres de nous, ce qui nous l’occulte et nous la révèle à la fois.

Il y a  d’abord la documentation.  Les écrits qui rassemblent l’être et le savoir du dieu en question.  Puis, à même ses propres propos, comparer ce qu’il est avec ce qu’il dit être.  Sur la base de ce que nous avons vu dans nos précédents articles, si nous ignorons les grandes philosophies, qui ne sont pas de témoignages divins en soi, il nous reste à comparer l’hindouisme, l’islam, le judaïsme et le christianisme.   Sur ce lot, trois se réclament du même Dieu monothéiste!  C’est en soi une piste à prendre en considération et comme le livre de base qu’est l’Ancien Testament reste le même pour les trois, cela simplifie les recherches.

Mono ou Poly?

Pour l’Hindouisme, le monde est un amalgame de divinités.  Près de 330 millions pour être exact.  Nous savons déjà que le divin s’exprime d’une manière unique.

Malgré sa complexité et son histoire, force est d’admettre que l’Hindouisme n’est qu’un animisme organisé et structuré. Lorsque nous lisons les textes sacrés (Les Upanishad), nous y voyons une cosmogonie et une organisation du monde, mais rien qui pourrait appuyer et prouver hors de tout doute que Brahma, Vishnou, Shiva, Krishna ou les autres ne soient réels, sinon dans la foi de ses pratiquants. Il ne nous reste que le Judaïsme, Le christianisme et l’islam.  Nous progressons par élimination.  Les suspects ne sont plus qu’au nombre de trois.

Mais qui dit vrai!

Le commun de ces trois grandes religions est qu’elles sont justement monothéistes et révélées à même une source commune : les écrits que l’on retrouve dans l’Ancien Testament de la Bible. Chacune proclame la paternité exclusive, ou plutôt se réclament toutes du même Dieu révélé à Abraham il y a près de 4000 ans.  Puis, les témoins se contredisent.

Le christianisme se proclame l’accomplissement du judaïsme.  Jésus, juif, annoncé par Dieu au travers des intermédiaires choisis (les prophètes) serait ce Dieu qui, se faisant homme, vient délivrer l’humanité de la condamnation qui pèse sur elle.  Le livre sacré des chrétiens sont les écrits retrouvés dans ce que l’on appelle le Nouveau Testament, qui sont à leurs yeux, complémentaires à ceux des Juifs.

Ces derniers nient ce fait, et les musulmans en rejettent les fondements.  L’Islam, au travers son livre sacré qu’est le Coran, 600 ans plus tard, réclame une rectification majeure de l’histoire des deux autres, en donnant à Mahomet le statut de révélation finale et absolue.  Selon eux, des erreurs volontaires auraient été insérées dans les livres sacrés des deux autres afin de mettre le peuple arabe (les musulmans) sur la voie des prévenus.  Les juifs et les chrétiens de leurs côtés rejettent évidemment cette version des faits.  L’impasse dure et semble hermétique.  Le polygraphe sera nécessaire, j’en ai bien peur!

Ainsi, le monothéisme est exclusivement Juif jusqu’à Jésus, complété par celui-ci, puis corrigé par Mahomet.   Qui a raison entre les trois?  Comme chacune diverge majoritairement dans leurs témoignages, l’interrogatoire sera serré.

Un enjeu éternel

L’enjeu est important, et fondamental : la vérité et le salut.  Nous avons vu que Dieu existe, qu’il n’y en a qu’un seul.  C’est la vérité.

Toutes trois se réclament de ce Dieu individuel.  Dont la personnalité propre est réelle et accessible.  Toutes les trois se disent être la révélation exclusive de Dieu pour les hommes.  Toutes les trois disposent ce Dieu de créateur comme celui qui jugera tous les êtres humains et s’attribuent une révélation unique.  Les trois concordent donc vers ce point : L’humanité est perdue et séparée de Dieu.  Il y aura un jugement, une fin des temps et une condamnation éternelle.  Et chacune dispose d’un moyen exclusif d’éviter cette condamnation.  C’est le Salut.

Pour y parvenir, le judaïsme propose une série d’actions ciblées en conformité avec les règles que Dieu donna à Moïse.  Par nos actions et notre obéissance, chacun tente de contrebalancer le mal qu’il fait et annuler ainsi le jugement divin.  L’Islam, par l’obéissance stricte au Coran et une soumission totale à Dieu (Allah) propose une initiative potentielle de salut.  Au jugement, les œuvres des musulmans seront mises dans une balance et ceux qui auront fait plus de bien que de mal iront au paradis.  Ni l’une ni l’autre n’a d’assurance absolue quant au sort éternel de l’humanité.  Autant pour le judaïsme que pour l’Islam, le jugement à venir est un inconnu qui dépend presque du hasard et des bonnes grâces de Dieu.  Le christianisme est, pour sa part, différent des deux autres.  Il se démarque en proposant une solution unique, permanente et définitive au problème de la justice divine.  Il introduit une notion personnelle de Dieu, et une assurance devant ce jugement.  Il engage chaque individu à une liberté personnelle face à ce fait.

Qui dit vrai entre ces trois religions?  Est-il possible d’y voir clair?

Nous verrons dans un prochain article que le christianisme affirme et confirme le monothéisme par des preuves historiques et archéologiques.

2. Tous pour un ou un pour tous?

Lorsque nous regardons le panthéon des dieux contemporains, l’impression d’un polythéisme effréné nous saisit.  Bouddha, Mahomet, Vishnou, Jésus, Moïse, sans parler des nombreuses variantes du nouvel âge, les Mormons, les groupes sélectes et j’en passe! Est-ce que toutes ces religions se valent?  Y a-t-il réellement un ou des dieux qui dominent cet Olympe?

Après avoir vu dans notre dernier article que la divinité n’est pas une excroissance sortie de l’imagination humaine, nous verrons ici qu’en fait, bien qu’il y ait une multitude de divinités, force sera d’admettre qu’elles se résument toutes à une seul.  Comme une main qui pointe clairement vers un monothéisme universel.

La thèse de l’unicité progressive, ou l’homme aurait institué un polythéisme éclaté puis, se serait dirigé vers un monothéisme projeté ne tiens pas la route.  Tout converge pour dire que les religions ont démarré avec un monothéisme imposé à l’homme et se sont dirigées vers le polythéisme. Croire en plusieurs dieux est plus conséquent avec le malaise et la nature humaine.  Moins menaçant, plus fragmentaire, plus facile à gérer et plus facile à s’identifier.  Plusieurs arguments amènent vers cette conclusion.  Voici en bref quelques indices évidents :

La convergence.

Les récits de création et de catastrophe apocalyptiques se rejoignent sur de nombreux points troublants.  Peu importe la religion ou la région du globe.  Déluge, naissance de l’univers, source du mal, création de l’humanité, fin du monde… pratiquement toutes les croyances partagent de nombreux éléments communs. Juifs, chrétiens et musulman ont effectivement une source unique, mais les religions orientales, les cultes amérindiens, l’hindouisme… et même les croyances tribales exotiques ont une explication cosmique et une mythologie très similaire non seulement entre elles, mais également avec les religions plus « officielles ».

Oui, il y a des nuances. Le récit du déluge biblique, par exemple, est différent de celui des hindous ou des Incas, mais les acteurs principaux sont tous là, les faits sont relatés et souvent dans des termes presque identiques.  C’est impossible qu’il n’y pas une source commune sur autant de récits.  N’oublions pas que les communications il y a cinq mille ans n’étaient pas ce qu’elles sont aujourd’hui.  La seule explication logique est que toutes ces histoires similaires tirent obligatoirement leur origine d’une source commune, adaptée par le temps et la tradition orale.

L’horlogerie cosmique, comme l’appelait Descartes, est encore un indice d’une source divine commune.  Il y a une véritable convergence lorsque l’on considère la nature.  Ses règles universelles, sa cohérence et son désordre ordonné ne peuvent que nous amener à nous poser de sérieuses questions, à l’instar de bien des scientifiques.  De l’infiniment grand à l’infiniment petit, de l’espace intersidéral aux particules élémentaires subatomiques, il y a une signature si cohérente qui gouverne l’univers que l’ignorer est littéralement anti-scientifique!

Les règles morales universelles pointent vers une origine commune. Le simple fait d’établir des règles, des normes, un ordre social tel que: interdire de tuer, de voler, de mentir est unique dans la nature.  L’acte de traduire en justice un fautif est exclusif a l’humain.   La notion de famille, même élargie, sans discuter de la notion de mariage et des rituels funéraires ont une étonnante homogénéité chez l’être humain.  Et ce, partout sur la planète, et à toutes les époques.  Elles expriment la complexité et l’universalité d’un tout, qui laissent paraître une origine commune imposée.

Imposée? Oui.  Car l’humain, historiquement, a la tendance d’agir au contraire des règles.  Il s’interdit de tuer, car il a la fâcheuse habitude de tuer son prochain.  Ce qui, étonnamment, est contre les règles élémentaires de survie et de protection de la race.  Cette confluence révèle avec évidence que les règles morales ne sont pas établies pour incruster une réalité ou exprimer un idéal de la nature humaine, mais pour la contraindre à une norme supérieure.  Un code fixé et universel, préprogrammé même dans les détails.

L’homogénéité des règles morales chez l’homme transcende le genre humain.  Nous ne parlons plus de surmoi ici, mais bien d’autre chose. Un apport commun qui s’exprime instinctivement dans des règles établies.  Tellement semblables au travers le monde et les âges, qu’elles ne peuvent s’expliquer que par une source commune.

Le non-dialogue des dieux est un autre indice de la convergence religieuse.  Chaque système religieux est construit autour de lui-même.  Indépendant et sans tenir compte des autres.  Comme une séquence adaptée et locale issue d’un rejet du monothéisme.  Chaque système agit comme si l’autre n’existait pas…. Malgré ses grandes similitudes morales et mythologiques.

Comme si chaque région planétaire avait adapté à sa réalité, les acquis communs à tous.  Que ce soit par le récit ou la morale.

Si tous ces dieux étaient véritablement des dieux, ils seraient conscients de la présence des autres et coopéreraient entre eux.  Le diffuserait à tout le moins.  Ne sont-ils pas dieux après tout?  L’exigence qu’eux-mêmes établissent quant aux standards devrait s’appliquer à eux-mêmes.  Étrangement, chacun intègre son système avec lui-même sans tenir compte des autres.

La seule explication logique est que ces religions sont des systèmes projetés par l’homme.  Des systèmes issus d’une réalité connue comme véritable, mais évitée afin de l’adapter pour soi-même.  Comme si l’homme en fuite de Dieu d’un côté, ne pouvait se passer de dieux de l’autre. Pour pallier au malaise, il se crée des religions qui le relient.

Un virage vers « l’autothéisme ».

Les indices mythologiques et moraux, ajoutés aux indicateurs cosmiques que sont la nature et l’homme lui-même, sont probants.  Le comportement typiquement humain, au cours de l’histoire, et l’histoire des dieux subséquents exposent un fait : L’homme est passé d’un monothéisme vers un « autothéisme ». L’homme est devenu son propre Dieu.   Le polythéisme n’est qu’une résultante de ce fait.  En fuite de ses origines, il s’est fabriqué autant de dieux qu’il y a de peuples.  Incapable de vivre sans Dieu ni avec, et mal de se savoir sans normes, il tente d’imiter et d’édulcoré ce qu’il fuit. Loin d’une projection, il s’agit d’une fuite du réel, du Véritable.  Un pâle calque moral et mythologique, adapté aux régions locales, mais tirées d’une source commune et unique.

L’homme ne tolère pas la compétition et Dieu est LA compétition par excellence.  Oui, il y a un Dieu.  Un seul.  Malgré leur brièveté, les indices décrits ici sont éloquents.

Reste à savoir : Est-ce que le vrai Dieu veut bien se lever?

C’est ce que j’approfondirai dans un prochain article.

1. Croire, sérieusement?

Croire en Dieu, partie 1:  Divin ou pas?

Sur la terre des dieux, tous sont souverains pour eux-mêmes.  De nos jours, il y a presque autant de dieux qu’il y a de personnes.  Chacun conçoit la divinité comme une extension de lui-même.  Avec les mythes populaires et le village global, l’internet et les communications ont rendu Mahomet ou Bouddha aussi présents que Pierre Bruneau au bulletin de nouvelles.  Le monde des religions est devenu un buffet ou chacun y pige ce qu’il lui semble le meilleur pour ses envies, pour ses projections propres.

Dans cette série nous verrons premièrement le problème entre la divinité et son existence. Puis, celle de la forme qu’elle pourrait prendre. Finalement le choix de l’homme et pourquoi devrais-t-on y aboutir.  Certes c’est une démarche philosophique plutôt que théologique, mais l’enjeu en vaut la chandelle dans cette époque obscure de relativisme.  Est-ce que la vérité peut avoir un absolu connecté sur le divin?  À moins que la divinité soit une énergie fondamentale ou le tout est universel, tel que le philosophe Spinoza le concevait.  Peut-être que Nietzsche et Freud avaient raison en disant que la divinité est la projection du surhomme, du surmoi?  Et que dire de Marx disant que « La religion est l’opium du peuple »?

Qu’est-ce que la religion?

Étymologiquement, la religion signifie « ce qui relie ».  Elle relie l’homme, l’attache à son monde.  Le relie entre lui et ses semblables.   Mais surtout, donne un sens.  Un fil horizontal qui joint les hommes, la nature, le cosmos.  Puis vertical, vers le transcendant, jusqu’à l’invisible.

La religion puise des pourquoi et des comment au travers une histoire propre qui donne un sens. Ce sens devient vérité, puis s’élabore en dogmes. Les dogmes invariablement dictent des règles de conduite (horizontales) et relient tous ceux qui partagent la même religion.

Les Hindous, les Juifs, les musulmans, les bouddhistes, les chrétiens voir toutes les religions, ont tous un lien vertical qui les relient horizontalement: cet élément fondamental de la religion qui est la divinité.  Le point d’ancrage fondamental du lien religieux.  De Vishnou à Yahvé, en passant par Jésus et Allah, la divinité devient pour le croyant, LA vérité incarnée.  Celle qui dévoile les véritables couleurs du cosmos, le véritable sens de l’univers, le chemin à suivre pour atteindre la plénitude ultime.  La symbiose avec la divinité devient alors l’espoir.

Universel

Les hommes, peu importe leur origine, du nord au sud et de l’occident à l’orient se rassemblent autour du religieux.  C’est ironiquement ce qui nous unit et nous divise.  L’anthropologie vous le dira : Trouvez un homme, vous trouverez une religion!  Mère de tant de massacre et de guerres, c’est pourtant ce qui plaide le plus fortement en faveur de la divinité.  Tous les êtres humains ont cette pensée de l’éternité, ce désir de transcender la vue et se relier, se rallier autour de valeurs connectées au surnaturel, au divin.

Même les athées invétérés finissent par déifier la science ou un gourou particulier en lui attribuant un sens ultime de porteur de LA vérité.  Certes, la divinité ne prend pas visage humain, mais, ils exposent la tendance naturelle de l’homme d’une façon évidente.  L’humain a besoin d’un dieu.  Il est en constante quête d’une transcendance qui le dépasse et explique le monde qui l’entoure.  Certains athées iront même jusqu’à devenir aussi dogmatiques et intégristes que les religieux qu’ils dénoncent tant.

Descartes disait : « Je pense donc je suis ».  J’ajouterais : je suis donc je crois.  Comme nous ne pouvons dissocier la pensée de l’existence, nous ne pouvons dissocier la religion de l’homme.  Nous avons tous ce besoin viscéral de nous connecter, nous relier les uns les autres autour d’un ancrage commun.

Je suis donc je crois!

Bien que certains pensent que ce désire ne soit que le refus d’accepter nos propres limites, et nous projeter, tel un fantasme, vers le super-héros-dieu qui nous délivre et nous guide.  Il est pourtant évident, lorsque l’on lit les leçons de l’histoire, que nous nous sommes résignés à ce que nous sommes:   mortels, faibles et limités.  Tous les philosophes le constatent, les médecins l’auscultent, les anthropologues le perçoivent.  Croire que la divinité ne soit qu’une projection inassumée est un dédain décevant.

Ce point de vue même engage une question qui nous ramène, pour ne pas dire nous relie au point de départ.  Si l’homme a une telle soif de transcendance, ne serait-ce pas qu’il recherche ce qu’il sait instinctivement exister?  Cette dernière prémice vaut bien la première, d’autant qu’elle rétabli la dignité humain et ne méprise pas un phénomène universel et de toutes les époques.

Est-ce que dieu existe?

Oui!  Six milliards de personnes ne peuvent se tromper!  Sans compter les milliards qui nous ont précédés. La phénoménologie nous le dicte, l’expérience vécue nous y amène sinon nous y obligent.  Même la science qui, de nos jours, occulte le divin et qui veux des chiffres, des mesures, ne peut résister à cette statistique: Le monde humain est 100% religieux.  Il se distingue de l’animal par sa relation amour-haine qu’il attribue à ses dieux.  Même les bouddhistes ont fini par déifier le bouddha!  L’athée le plus endurci finit par déifier l’humanité.  C’est un fait mondial et universel.   La religion est un fait, et ce religieux conduit inévitablement vers la divinité.  Un chemin tracé droit dans le cœur de l’homme.  Un magnétisme spirituel, universel.  L’être humain déifie toujours ce qu’il considère la vérité. Il l’élève et lui donne le repère ultime de ses valeurs.

La divinité n’est pas un mythe.

La question qui se pose en fait est : est-ce que le ou les vrais dieux veulent bien se lever?…

C’est ce que nous verrons dans un prochain article.

Certainement sauvé!

Rien de plus triste qu’un chrétien qui a des doutes sur son salut.  Ce la provoque inquiétude, angoisse, légalisme et foule de divergence de perception face a Dieu, ses intentions et sa grâce.

Pourtant, la bible dit :

« Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. » 1 Jean 5:13

Comment être certain de notre salut… y a-t-il un test pour que je sache si j’ai vraiment cru, si le St-Esprit m’habite vraiment, si je suis scellé par Dieu et certains sans aucun doute que j’ai la vie éternelle?

Il s’agit simplement de s’examiner soi-même au travers la première épitre de Jean.  Cette lettre est en fait un grand test personnel afin de savoir si nous sommes de la lumière, approuvée de Dieu, si l’Esprit du Seigneur nous habite réellement.

Voyons donc les cinq tests que nous propose Jean au travers sa lettre.

 

Test 1- La croyance

« je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du fils de Dieu. » 1 Jean 5:13

La base du salut est la foi seule.  Le salut par la grâce de Dieu.  C’est-à-dire, de reconnaître notre séparation de Dieu à cause de notre état, et rien ne pourras résoudre la situation.  Selon ce que la Bible dit, tous sont séparés de Dieu…

« Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ;  et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. » Romain 3.23,24 

En d’autres termes, Jésus est le seul accrédité par Dieu pour payer le prix de notre condamnation.  Reconnaître que SEUL Jésus peut nous sauver et nous réconcilier avec Dieu; par son sacrifice, il a payé le prix de la condamnation de nos péchés.

Jusqu’ici tout va bien… Même les démons savent ceci!

« Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils tremblent. » Jacques 2:19

Tout élan de confiance, de foi, doit obligatoirement provoquer un changement, une action qui démontre la foi.  La Bible appelle cela la repentance.  L’élan que nous faisons vers Dieu, ce désir de désormais vivre selon Lui. La décision de changer, la métanoïa. Cet élan du cœur qui provoque une transformation intérieure.  Une nouvelle naissance, et l’Esprit de Dieu nous scellent pour l’Éternité…

 

Test 2-l’obéissance

Lorsque le St-Esprit habite une personne, il se passe une transformation extrême.  Une reconnaissance de mon égarement face à la volonté divine, et un désir de rétablir la situation.

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » 2 Corinthiens 5:17

L’Esprit lui-même vient habiter dans le croyant! Quels sont les indices que l’Esprit de Dieu habite en toi?  Eh bien, comme la rébellion est la caractéristique de la chair, il est normal que l’obéissance soit ce qui définit le chrétien.

J’obéis è la Parole de Dieu        

« Si nous gardons ses commandements, nous savons par cela que nous l’avons connu. » 1 Jean 2:3

On peut, au début avoir des doutes, mais au bout, on se soumet a ce que la bible enseigne.  C’est la parole de Dieu, la puissance de Dieu, la lumière sur notre sentier. Il arrive que l’on ne comprenne pas tout de la parole de Dieu, mais parce que la bible le dit, on décide de faire confiance à Dieu.

 J’obéis à l’église

« nous, nous sommes de Dieu; celui qui connaît Dieu nous écoute; celui qui n’est pas de dieu ne nous écoute pas: c’est par là que nous connaissons l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur. » 1 Jean 4:6

Une autre évidence que l’Esprit nous habite est cette capacité de ne pas croire que nous sommes seuls à avoir la vérité. Notre vérité n’est pas puisée de notre propre fond, mais de la parole de Jésus; la vérité incarnée.  La parole elle-même définit l’Église comme l’appui et la colonne de la vérité (1 Timothée 3.15).  Nous sommes une équipe, un corps, nous exhortant, nous enseignant, nous édifiant mutuellement afin de glorifier Dieu en ce monde.  Si un frère, une sœur, ou même ultimement l’église vienne m’encourager à reprendre le chemin de l’obéissance en la parole de Dieu je dois prendre considération, vérifier la Parole, la véracité et la justesse de l’encouragement.

Changer d’église à chaque crise, contester, médire et calomnier ne sont pas des solutions dignes de l’Évangile que j’ai reçu.

 J’obéis à Dieu        

« si vous savez qu’il est juste, reconnaissez que quiconque pratique la justice est né de lui. » 1 Jean 2:29

Celui qui a L’Esprit du Seigneur dans son cœur ne se contente pas d’approuver ceux qui parlent, il met en action les recommandations autant de la bible que de l’église.  Il est soumis à la parole, à l’église et… à Dieu d’une façon active, en action et en vérité.

 

Test 3-l’attirance

Un des résultats de la présence de l’Esprit saint dans notre cœur est l’amour… c’est d’ailleurs à l’amour que les chrétiens se font reconnaître comme tel.

« Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné. » Romains 5:5

J’aime les frères       

« celui qui prétend être dans la lumière, et qui hait son frère, est encore dans les ténèbres. » 1 Jean 2:9

On peut être en désaccord, même en conflit, mais on finit toujours par pardonner, passer par-dessus, aimer comme Christ nous a aimés. Nos relations sont ce qu’il y a de plus précieux.  En fait, cet amour actif qui désir sincèrement le bien de l’autre viens de notre conscience renouvelée et nous pousse à aimer!

 J’aime l’église        

« Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n’étaient pas des nôtres; car s’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous, mais cela est arrivé afin qu’il soit manifeste que tous ne sont pas des nôtres. » 1 Jean 2:19

L’église, c’est plus que le groupe de gens, mais, comme corps de Christ, fiancé de Dieu, épouse, colonne et appui de la vérité… L’Esprit Saint nous pousse è l’intérieur, à y rester, ne pas l’abandonner, ne pas la mépriser, ni la négliger.  J’y consacre mon temps, mon argent ou mes talents.  Je sais intérieurement que c’est LÀ que Dieu veut et va m’épanouir et m’amener à sa pleine stature!  La dernière chose que me passe par le cœur, c’est de ne pas butiner d’une église à l’autre, ou encore quitter l’Église au moindre inconfort ou conflit.

 J’aime Dieu        

« Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui; et nous connaissons qu’il demeure en nous par l’esprit qu’il nous a donné. » 1 Jean 3:24

Il y a dans le cœur du véritable croyant une adoration perpétuelle.  Un cri en sourdine qui exalte le Seigneur. Un désir de le voir, le connaître de plus en plus.  Une attirance surnaturelle vers le Seigneur.  Attiré par le Père vers Jésus.  L’esprit rend témoignage et nous pousse à adorer.

Le test de l’attirance, c’est le test que l’amour de Christ est bien implanté dans mon cœur.

 

Test 4-La différence

A l’instar de Néo dans le film La Matrice, Je deviens une anomalie dans ce monde.  Je marche désormais à contre-courant du flot d’influence qui vient du Prince de ce monde.

« Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme. » 1 Pierre 2:11

Je peux vivre la différence encore par 3 indices.

Je suis sensible au péché        

« si nous disons que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n’est point en nous. »  1 Jean 1:10

Ma conscience régénérée me parle maintenant sur des sujets qui avant me laissaient indifférent.

Les choses que je dis, les blagues que je fais, la musique que j’écoute, les endroits que je fréquente, les émissions que je regarde, mes dépenses, tout mon amour pour Dieu et mon désir de le glorifier bouleverse mes choix de vie!

Quand je pèche, je le sais!  Je désire revenir à Dieu car je sais que mon sauveur n’est pas honoré et je suis triste!  Une tristesse selon Dieu! 2 Cor 7.10

 Je tranche d’avec le monde        

« N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. si quelqu’un aime le monde,  l’amour du père n’est point en lui; » 1 Jean 2:15

On voit de l’extérieur la différence intérieure, c’est inévitable.  Mes choix de vie vont tôt ou tard se butter à ceux du monde qui m’entoure.  J’aurai des choix souvent moins populaires à faire qui me mettront sur la sellette.

« Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » Romains 12:2

moins d’amis, plus de joie et de paix; souvent avec les frères, sobre et puritain.  Quelquefois insulté et incompris.

 J’annonce Christ        

« Quiconque nie le fils n’a pas non plus le père; quiconque se déclare publiquement pour le fils a aussi le père. » 1 Jean 2:23

Je confesse Jésus dans le monde, convaincu que c’est la meilleure chose pour l’autre.  Je peux manquer de courage, mais pas de volonté, de désir.

 

Test 5 : La résilience.

Le test de la mort.  Jusqu’à ce que la mort me réunisse avec mon sauveur, je ne broncherai pas.

« Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu, et quiconque aime celui qui l’a engendré aime aussi celui qui est né de lui. » 1 Jean 5:1

La mort et le parcours vivant du croyant sont le test ultime d’une vie habité par le St-Esprit.  Celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé, c’est l’ultime preuve d’une vie habitée par le Saint-Esprit

 

As-tu passé le test?

 

Espérer l’espoir

Aimez-vous rêver?  Avoir des aspirations, des désirs… eh bien vous espérer!  L’espoir, c’est voir l’invisible.  Tout comme la foi, l’espoir est un des poumons de la vie.  C’est l’ancre qui nous donne l’assise de notre foi.

Anticiper un monde meilleur, une vie sans tracas, la vie éternelle, la justice pour tous est louable, mais est-ce réaliste.  Tout dépend ou mon espérance est fondée!  Comme un bateau, lorsque l’ancre est solidement jetée dans un fond marin solide, le bateau ne pourra se laisser dériver au gré des vents et des marées.  L’espérance devient alors une force tranquille qui nous soutiens, nous assure, nous fondent.

L’objet de la foi Tout comme l’ancre est liée à la chaine; l’espérance doit obligatoirement être rattachée à un objet; celui de notre foi.  Si ma foi est en moi-même, mon espérance sera alors en mesure de mes propres capacités et possibilité de réaliser mes aspirations.  Alors je me trouve à un carrefour; ou je surévalue mes capacités et risque de tomber dans la désillusion lorsque mon espoir est déçu. Ou alors, mes aspirations sont diminuées à ma propre mesure, essayant d’ajuster ma réalité à mes attentes.

Cette attente; ce besoin que je voudrais combler, cette anticipation des désirs et des aspirations que j’ai face à l’objet de ma foi, c’est dans cette attente que se fonde l’Espérance.

À l’image de la chaise par exemple… Je suis fatigué et je désire m’assoir. Je vois, la chaise est espère qu’elle remplira la fonction que j’attends d’elle.  Ma foi, repose donc sur l’attente que cette chaise va remplir la promesse de soutenir mon corps.  Et je m’assois. Mon espoir est comblé, et ma foi alors est résolue.  Il y a une intimité et une interdépendance entre la foi et l’espoir.  Un ne va pas sans l’autre.  L’espérance confirme la foi.  Petite foi, petite espérance!

Et Dieu? Mon espérance, lorsqu’elle repose en Dieu se doit d’être fondée sur ce qu’IL a promis et non de ce que j’attends de Lui.  Dieu n’est pas une chaise, mais une personne.  Il n’est pas un Dieu tel que je le conçois, mais bien tel qu’IL EST.  Avec sa volonté propre et sa personnalité.

Toutes les déceptions face à Dieu le sont en raison d’une mauvaise conception de SES promesses.  Ou chacun prend ses propres désirs et les transcende en attentes face à Dieu.  On espère que Dieu sera en fait notre propre serviteur et comblera nos propres désirs.  Souvent basé sur SES capacités infinies.  On se dit : « Puisqu’il peut, il doit le faire tel que je le désire… »

Tout comme pour la foi, l’espérance fondée en Dieu repose sur la connaissance de celui-ci.  Nos attentes doivent être basée sur ce qu’IL a promis et nos ce que je désire.

Croire en Dieu est l’expérience de vie la plus excitante qu’une personne puisse vivre.  Elle procure la plus grande des espérances… Mais elle doit reposer en une juste connaissance de Dieu.

Mais alors qui est Dieu?  C’est ce que nous verrons dans un prochain article.

Une foi pour toute

Qu’est-ce que la foi?  Croire, a quoi bon?  Questions souvent sans réponses, car la foi est incomprise, voire inconnue.

« Et qu’est-ce que la foi ? C’est une ferme confiance dans la réalisation de ce qu’on espère, c’est une manière de le posséder déjà par avance. Croire, c’est être absolument certain de la réalité de ce qu’on ne voit pas. » Hébreux 11:1

La confiance La foi c’est tout simplement de faire confiance.  On peut avoir foi en notre auto, nous avons confiance qu’il nous mènera à bon port.  On ne voit personne ouvrir la porte du réfrigérateur toutes les dix minutes pour voir s’il fonctionne toujours… on a la foi qu’il fera ce que l’on attend de lui.  Tous les jours, nous faisons des actes qui demandent de la foi.  Ascenseur, feu de circulation, chaise, ordinateur, pneu, restaurant, épicerie… nous ne nous arrêtons pas pour savoir s’ils fonctionnent ou remplissent bien leurs tâches, nous avons la foi, c’est tout!

L’espérance La foi c’est une confiance en ce que l’on espère; il y a toujours une attente à la foi.  Une manière de savoir par avance que l’on obtiendra ce que l’on prévoit.

L’objet de notre foi varie donc énormément en fonction de ce que l’on attend.  J’ai foi que mon réfrigérateur gardera mes aliments ai frais; de même, mes attentes face à ma chaise est qu’elle me soutiendra.  À l’usage, j’en arrive à avoir tellement foi en ces objets du quotidien que je ne me pose même plus la question s’ils remplissent mon espérance.

La foi est une confiance en quelque chose, en quelqu’un, dans l’atteinte d’une attente.

Mais qu’en est-il de la foi en Dieu? Pour avoir la foi en quelque chose, on doit connaître son objet, ses capacités et ses promesses. Si je veux m’assoir, je connais qu’une chaise fera le travail (son objet); je sais que (ses capacités) pourront me soutenir et que sa promesse de me reposer est fondée…

En face de Dieu, le prérequis est la connaissance.  Une mauvaise connaissance de Dieu peut conduire à une foi défaillante et finalement en déceptions, et un abandon de la foi.  Si j’attribue à Dieu des promesses qu’il n’a pas prises, ou si je ne sais pas discerner mes attentes et ses conditions; le risque de désillusions est certain.

Par exemple : Si je pense que Dieu guérira à coups sûrs toutes les maladies qui me tourmentent; je m’appuie certes sur ses capacités divines pour lui extraire une promesse.  Cependant, nulle part Dieu ne promet de guérir toutes nos maladies, il promet pourtant d’être avec nous durant la souffrance et ce, nous le savons grâce à la Bible.  Une connaissance précise de Dieu est essentielle pour que ma foi soit solide.

La meilleure façon de connaître Dieu est au travers sa parole, La Bible.  On y expose tout le conseil de Dieu ainsi que sa personnalité, ses attributs et ses promesses.  C’est le meilleur départ pour la foi en Dieu.  Apprendre à le connaître au travers le livre qu’Il a inspiré.

Une décision Mais comme tout acte de foi, tôt ou tard, nous devons décider de croire.  La foi ne reste jamais théorique.  Je décide de m’assoir; une fois pour toutes… Je décide de croire en Dieu, lui faire confiance dans les recommandations en ce qui concerne ma vie.  Et à l’usage, à force de croire et de faire confiance, je n’y penserai même plus!  Croire en Dieu deviendra une façon d’être, sachant qu’il a le pouvoir d’accomplir tout ce qu’il a promis.

Reste maintenant les attentes… ou plutôt l’espérance.